12.11.07

Le Brésil, un pays qui innove

Le Brésil possède l'infrastructure de S-T et le système d'innovation les plus perfectionnés et les plus diversifiés d'Amérique latine. Le gouvernement est d'ailleurs résolu à faire du pays une économie du savoir. Le Brésil est l'unique pays de l'hémisphère austral à avoir mis en œuvre un programme de développement de la technologie spatiale qui comprend des satellites, et des véhicules et des plateformes de lancement. Des sociétés brésiliennes, comme Petrobras (forage pétrolier en eaux profondes) et Embraer (avions de transport régionaux à réaction), sont reconnues dans le monde entier pour leurs remarquables qualités technologiques et leur place de chef de file de leurs secteurs respectifs. Embrapa effectue des recherches innovantes en biotechnologie, et le Brésil lui doit sa réussite dans le secteur des industries agricoles. Le Brésil a également accru sa compétitivité dans d'autres secteurs importants, tels que la nanotechnologie, les logiciels, les produits pharmaceutiques, les biocarburants, et les technologies de l'information et des télécommunications.

Structure du secteur brésilien de la S-T

Le gouvernement fédéral, par le biais du ministère de la Science et de la Technologie (MST), joue un rôle déterminant dans la réglementation, la facilitation, la réalisation et le financement de la recherche-développement (R-D) au Brésil. Outre le MST, le président de la république reçoit les avis d'un conseil national de la S-T (CCT) composé de ministres et de représentants du monde scientifique. Le MST travaille en collaboration avec d'autres institutions fédérales, telles que le conseil national pour le développement scientifique et technologique (CNPq), l'agence spatiale brésilienne (AEB), le Finep (organisme de financement) et un certain nombre d'universités fédérales, de centres de recherche et de laboratoires.

Le gouvernement fédéral assure 40 % des dépenses totales de R-D du Brésil; les États y investissent 23 % et le secteur privé 37 % environ. Les ministères se divisent le budget fédéral de R-D : 47 % pour le MST; 21 % pour le ministère de l'Éducation; 19 % pour le ministère de l'Agriculture, 4 % pour le ministère du Développement, de l'Industrie et du Commerce international, 3 % pour le ministère de la Santé, 2 % pour le ministère de l'Environnement et 4 % pour les autres ministères.

Les États du Sud-Est du pays réalisent 73,9 % des dépenses totales de R-D des États, suivis de la région du Sud (14 %) et de la région du Nord-Est (8,6 %).

Indicateurs scientifiques et technologiques

Le Brésil dépense plus de 1 % de son PIB en R-D. Ce pourcentage est inférieur à la moyenne que les pays membres de l'OCDE consacrent à la R-D, mais il est toutefois le plus élevé d'Amérique latine; le président Lula est d'ailleurs résolu à l'augmenter pour qu'il atteigne 2 % du PIB d'ici la fin de son mandat en 2006. Le Brésil essaye également d'encourager la participation accrue du secteur privé dans la R-D, qui réalise à l'heure actuelle 37 % des investissements totaux en R-D. Il existe près de 300 instituts de recherche au Brésil, qui emploient environ 60 000 chercheurs à temps plein. Chaque année, environ 8 000 étudiants obtiennent un diplôme de troisième cycle, dont 69 % en sciences et en génie. En 2002, 11 285 articles sont parus dans des publications scientifiques internationales, soit 44 % de l'ensemble des articles publiés en Amérique latine. L'année dernière, 21 742 demandes de brevets ont été présentées à l'institut national de la propriété intellectuelle (INPI). Chaque année, le gouvernement fédéral accorde son soutien à plus de 32 000 étudiants (maîtrise et doctorat) par l'intermédiaire des programmes CNPq (MST) et Capes (ministère de l'Éducation).

Stratégie d'innovation

Ces dernières années, le Brésil a réalisé des efforts considérables pour mettre au point un système d'innovation homogène qui optimise les efforts concertés du secteur public et du secteur privé (instituts de recherche, entreprises et universités). L'une des réalisations les plus importantes à ce chapitre est la loi sur l'innovation, qui est récemment entrée en vigueur. Cette loi encourage la R-D dans le secteur privé et favorise l'établissement de partenariats entre des instituts/industries publics et privés, permettant de combler l'écart considérable entre la capacité de générer des connaissances des universités et l'aptitude à les traduire en savoir-faire et à mettre les avancées technologiques sur le marché. En marge de la loi sur l'innovation, le gouvernement a également approuvé un programme d'incitatif fiscal pour le développement de la R-D en entreprise.

Les obstacles à l'innovation au Brésil

Le Brésil applique des démarches scientifiques rigoureuses et consacre des ressources considérables à son système d'innovation; pourtant, les ressources engagées semblent donner peu de résultats. Le nombre de brevets internationaux déposés par le Brésil (WIPO - 2005) est très inférieur à celui d'autres marchés émergents qui investissent autant que le Brésil dans la R-D. En 2004, la Chine a obtenu 1 705 brevets, l'Inde 689 et le Brésil 278 seulement (0,23 % des brevets mondiaux). Au nombre des facteurs qui pourraient expliquer ces résultats, mentionnons que la recherche effectuée au Brésil est peut-être moins brevetable que celle entreprise par exemple en Inde (recherche intensive sur les produits pharmaceutiques et les logiciels) ou en Corée (électronique); ces deux pays se concentrent plutôt, en effet, sur des secteurs où beaucoup de brevets sont délivrés. En matière de production de littérature scientifique (publications internationales), le Brésil réalise 1,6 % de la production mondiale, une part bien plus importante que celle qu'elle enregistre en matière de brevets.

La « faible productivité » du système d'innovation du Brésil peut peut-être également s'expliquer par la composition des dépenses de R-D, en particulier par l'engagement relativement limité du secteur privé. Par exemple, en 2004, sur 147 000 chercheurs recensés sur le marché du travail, seuls 26 460 (18 %) étaient employés dans des entreprises.

Le gouvernement brésilien, au moyen de la loi sur l'innovation, s'attaque à ces problèmes en encourageant la participation accrue du secteur privé aux activités de R-D. Il a notamment institué des programmes d'incitation fiscale destinés à améliorer les mécanismes de financement, à soutenir les petites et moyennes entreprises, à moderniser les institutions, etc. À moyen terme, ces programmes devraient avoir un impact sur la capacité d'innovation du Brésil.

source: http://www.infoexport.gc.ca/science/brazil_home-fr.htm

L'économie américaine reprend la tête du classement mondial

Grâce à la capacité d'innovation des entreprises américaines et à l'efficacité de son marché, l'économie des États-Unis a retrouvé son premier rang mondial au plan de la compétitivité, devant la Suisse, le Danemark, la suède et l'Allemagne , après s'être classée sixième en 2006.

Selon le rapport publié par le Forum Economique Mondial ( WEF), un groupe international de réflexion et de recherche, l'économie des Etats-Unis a repris la tête du classement mondial sur la compétitivité dans le monde .

« L'efficacité des marchés des États-Unis, la sophistication de leurs milieux d'affaires, l'impressionnante capacité d'innovation technique qui existe au sein de leur excellent système d'universités et de centres de recherche, toutes ces qualités contribuent à faire des États-Unis une économie hautement compétitive », a déclaré l'économiste Xavier Sala-i-Martin, coauteur du rapport.

Toutefois une inquiétude vis à vis de certains déséquilibres macroéconomiques aux États-Unis, ressort dans ce même rapport, notamment le déficit des transactions courantes et la faiblesse de certains secteurs d'activité, qui « risquent de porter atteinte au potentiel de compétitivité globale du pays ».

Cette édition 2007 a classé 131 pays selon la qualité de leurs institutions, leur infrastructure, leur stabilité macroéconomique, leur système de santé, leur enseignement primaire, secondaire et supérieur, leurs établissements de formation, l'efficacité de leur marché industriel et de leur main-d'œuvre, la compétence de leur marché financier, leur développement technique, la taille de leur marché et le degré de sophistication et d'innovation de leurs milieux d'affaires.

Les États-Unis ont marqué d'excellents points en matière d'innovation, d'efficacité de la main-d'œuvre, d'enseignement supérieur et de formation. Ce classement se fondait sur des données accessibles au public et sur une enquête réalisée auprès de plus de 11.000 dirigeants d'entreprises de par le monde. Selon cette enquête, les charges et la réglementation fiscales représentaient les domaines les plus problématiques de l'économie.

M. Michael Porter, lui aussi économiste et coauteur du rapport, pense que ce classement aide les pouvoirs publics à cerner les secteurs qui méritent une attention plus soutenue et leur fournit la motivation nécessaire à des réformes.

L'ensemble des économistes attribut la capacité de rebondissement dont l'économie des États-Unis a fait preuve à sa grande capacité concurrentielle et en particulier à l'ouverture et à la souplesse de ses places financières.

Le mois dernier, le ministre des Finances des Etats-Unis, M. Henry Paulson, s'est déclaré convaincu que, grâce à ces qualités, l'économie serait capable de surmonter la nouvelle crise qui se développait dans le secteur du logement et du marché hypothécaire.

De son côté, le président du Comité des conseillers économiques du président Bush, M. Edward Lazear, a qualifié ce résultat de « tout à fait remarquable » compte tenu de la crise du logement qui avait déjà commencé à peser sur l'économie durant ce trimestre.

source: http://www.intelink.info/fre/actualites/economie/0711111949_l_economie_americaine_reprend_la_tete_du_classement_mondial

2.11.07

Algo Novo Sob o Sol - Relatório Especial de Inovação

Nesta resenha, apresentamos as principais idéias do Relatório Especial do The Economist, publicado em 11 de outubro deste ano, sob a ótica do Brasil.

- Baixe e leia a resenha aqui (formato PDF)

- Leia o texto original do The Economist (em inglês)

source / fonte: http://www.institutoinovacao.com.br

A necessidade de dinamizar a inovação na indústria paulista.

O Departamento de Competitividade e Tecnologia – DECOMTEC da FIESP, realizou no mês de maio de 2007, uma Sondagem junto a empresas do Estado de São Paulo, de variados portes e setores industriais, para delimitar as principais necessidades no que diz respeito às atividades de inovação. ver texto completo

souce: http://www.institutoinovacao.com.br

1.11.07

Missão empresarial do CNI irá à feira de tecnologias limpas em Paris

A Rede Brasileira de Centros Internacionais de Negócios (Rede CIN), da Confederação Nacional da Indústria (CNI), promove uma missão empresarial a Paris, entre 24 de novembro e 1º de dezembro. Os empresários visitarão a Pollutec Horizons 2007, maior feira do mundo de produtos e serviços para proteção do ambiente.

Neste ano o foco do evento será a inovação tecnológica, com destaque para seminários sobre fontes de energia renováveis, mudanças do clima, controle da poluição, transporte urbano, desenvolvimento sustentável, saúde e comércio justo.

A Pollutec Horizons é uma oportunidade para investidores e empresários nacionais e internacionais que desejam ampliar contatos com empresas do setor, fazer negócios e expandir sua rede de relacionamentos comerciais. A expectativa da feira é receber 40 mil visitantes e 1,5 mil expositores de 32 países. A previsão é de que 30 empresas brasileiras sejam representadas no evento.

As empresas participantes do evento terão suas informações divulgadas no catálogo oficial da Pollutec e participarão de palestras e seminários dirigidos a empresas estrangeiras sobre o tema Meio Ambiente no Brasil. Os empresários vão participar de visitas técnicas ao Pólo de Competitividade Industrial, ao Centro de Reciclagem, ao Mouvement des Enterprises de France (Medef) e à Divisão de Tecnologia, Indústria e Economia das Nações Unidas. Serão realizadas ainda visitas guiadas às áreas temáticas da feira.

Há cinco anos a Federação das Indústrias do Estado do Rio de Janeiro (FIRJAN) leva empresas à Pollutec. A CNI passou a coordenar a missão empresarial em 2005. De acordo com o gerente de projetos da FIRJAN, Marcus Marinho, a participação do Brasil no evento foi maior em 2006, quando foi comemorado o Ano do Brasil na França. "A FIRJAN continua na organização da missão empresarial, mas a participação do Sistema Indústria tem sido maior. Neste ano, por exemplo, contamos com o apoio de mais oito federações da indústria", afirma.

O diretor da Ambien, empresa que presta serviços de coleta de lixo e na área de construção civil, Cidney Machado, diz que vai à Pollutec desde 1999 e que há grandes possibilidades de negócios, não apenas com empresas de outros países, mas também com brasileiras. "Fechei negócios com muitas empresas do Brasil em conversas informais e em confraternizações", conta. "Também estou recebendo visitas de empresários espanhóis e italianos, com possibilidade de fechamento de joint-ventures com quatro empresas, nas áreas de tratamento de água e controle de frota de coleta de resíduos sólidos."

Machado percebe um aumento do interesse de empresas estrangeiras em negociar com brasileiros com o passar dos anos. "Em 1999, poucas empresas européias queriam negociar com brasileiros. De uns quatro anos para cá, minha agenda tem ficado repleta de reuniões de negócios, inclusive, tenho que cancelar algumas", destaca. "A parceria com a FIRJAN facilitou muito minha participação na Pollutec", elogia o executivo.

O Instituto Euvaldo Lodi (IEL), o Serviço Nacional de Aprendizagem Industrial (SENAI) e o Serviço Social da Indústria (SESI) apóiam a iniciativa. A missão empresarial integra ações da Plataforma Brasil-Europa, cujo objetivo é integrar ações e informações estratégicas do Sistema Indústria para aumentar o potencial de parcerias empresariais e institucionais no exterior.

Mais informações pelo telefone (21) 2563-4455

Fonte: CNI

Segundo Cimatec é inaugurado na Bahia

Foi inaugurada nesta segunda-feira (29/10), em Salvador, a segunda unidade na Bahia do projeto Centro Integrado de Manufatura e Tecnologia (Cimatec 2), do Serviço Nacional de Aprendizagem Industrial (Senai).

O presidente Luiz Inácio Lula da Silva e o ministro da Ciência e Tecnologia, Sergio Rezende, participaram da cerimônia de inauguração do centro, que foi construído com recursos do Ministério da Ciência e Tecnologia, totalizando R$ 16,2 milhões.

O centro atua na formação de recursos humanos qualificados, desde cursos básicos de aprendizagem industrial até mestrado. O Cimatec também está capacitado para prestar serviços técnicos e tecnológicos especializados e promover pesquisa aplicada nas suas diversas áreas de atuação.

A segunda fase do projeto amplia áreas de competências e a capacidade de atendimento à indústria, passando também a atuar nas áreas de microeletrônica e eletrônica embarcada, mecânica de precisão e engenharia automotiva.

Os serviços são agrupados em cinco subconjuntos principais: pesquisa aplicada; assistência técnica e tecnológica; informação tecnológica; formação profissional (longa duração, desde o nível básico até o superior tecnológico e a pós-graduação).

Mais informações: www.cienciaetecnologia.al.gov.br

Fonte: Agência Fapesp

25.10.07

Tour d'horizon des bonnes pratiques pour innover

Plusieurs industriels ont détaillé leurs méthodes lors du 6e forum « Economie, recherche, innovation ».

Comment améliorer les processus d'innovation ? La question est aussi stratégique que compliquée à résoudre. Si la plupart des entreprises se veulent innovantes, elles sont moins nombreuses à pouvoir le prouver. A l'occasion du 6 e forum « Economie, recherche, innovation », organisé la semaine dernière par « Les Echos », la plupart des participants (grandes entreprises, PME, organismes publics et privés de recherche, universités, grandes écoles et cabinets de conseil) ont pourtant montré que valoriser la recherche peut passer par des idées simples.

La plupart ont ainsi mis l'accent sur le développement d'un climat favorable à la créativité. Comme ces « laboratoires d'idées », associant dès la conception d'un produit ou d'un service des spécialistes d'horizons différents : sciences humaines, économie, ergonomie, marketing... C'est par exemple le créneau des Orange Labs, qui rassemblent les laboratoires de recherche et développement d'une quinzaine de pays. « Notre objectif est de faire tomber les barrières culturelles entre les différents acteurs de l'innovation, indique Georges Penalver, directeur du marketing stratégique chez Orange. Cela permet d'accélérer le développement des produits pour qu'ils correspondent plus vite aux besoins du marché. »

Stimuler les salariés

Pour provoquer l'émergence de nouvelles idées, chacun y va de sa méthode de management. « L'un des leviers les plus simples, c'est de jouer sur l'environnement de travail », indique Thierry Coste, directeur marketing France chez Steelcase, leader mondial du mobilier de bureau. La société teste évidemment sur elle-même ses nouveaux concepts. Dans ses locaux de Strasbourg, Steelcase a ainsi récemment installé des « machines à partager ». Ces modules, constitués d'un bureau et d'un écran disposé contre le mur, permettent à trois personnes de s'installer confortablement et de visualiser ensemble un même document informatique.

Pour leur part, certaines sociétés comme 3 M et Legrand n'hésitent pas à stimuler l'esprit d'initiative de leurs équipes en leur permettant de consacrer 15 % de leur temps de travail sur des projets qui leur tiennent à coeur. « De nombreuses avancées découlent de cette culture du temps libre », assure Christian Persoon, directeur de la recherche et du développement chez 3 M France.

Autre nécessité, anticiper les besoins du consommateur, en tentant d'identifier leurs besoins encore non exprimés. Chez Orange, des centres équipés de caméras vidéo sont dédiés à l'observation d'utilisateurs mis en situation. Une façon de les éduquer à de nouveaux services et d'analyser leurs réactions en temps réel. Chez Legrand, on envisage la création prochaine d'une cellule d'anticipation.

« L'étude des usages est aussi indispensable dans un grand groupe, assure Jean-Louis Pierquin, directeur de la recherche chez ArcelorMittal . Nous avons tellement d'intermédiaires qu'il nous est très difficile de connaître l'utilisateur final. Pour améliorer nos produits, il nous faut sortir de la seule logique interne et appréhendé les besoins du consommateur, mais aussi les métiers de la chaîne de production. » De ce fait, les ingénieurs deviennent peu à peu des intégrateurs de technologies. Ce que confirme Dominique Montjean, responsable du pôle innovation en Europe chez Celerant Consulting : « La majeure partie des nouvelles idées vient de ressources externes à l'entreprise. »

Apprendre à s'associer

A l'image des pôles de compétitivité, souvent cités en exemple, la recherche en réseau, ou « open innovation », devient par conséquent un véritable enjeu stratégique. Elle permet à la fois de partager les coûts, mais aussi de réagir au plus vite aux évolutions des processus et des produits. Dans le cadre d'une « coopétition », STMicroelectronics s'est ainsi associé à Philips et à Motorola dans la réalisation de la plate-forme technologique Crolles 2, consacré aux nanotechnologies.

Des obstacles demeurent néanmoins dans le déploiement de ces partenariats, au premier rang desquels se trouve la question du partage de la propriété intellectuelle. « La gestion des projets collaboratifs s'avère complexe et nécessite une professionnalisation des méthodes de travail, insiste Sacha Lafaurie, consultant en valorisation de la recherche pour Acies . Il faut organiser la copropriété, séparer ce que l'on amène en tant que partenaire et négocier ce qui va sortir de cette collaboration. »

Autre difficulté, les impératifs de rentabilité à court terme, qui constituent souvent un frein à l'innovation. « Nous sommes tenus de faire des hypothèses de revenus pour convaincre les investisseurs, alors même que le marché n'existe pas encore, indique George Penalver. L'une des solutions, pour faire évoluer les mentalités, consiste à faire dialoguer directement chercheurs et donneurs d'ordre, ce qui n'est pas toujours apprécié par les intermédiaires. »

source: http://www.lesechos.fr/info/innovation/4638192.htm  CÉDRIC DUVAL

20.10.07

L'UE, terre de contrastes pour l'innovation

Les capacités d'innovation réelles des pays de l'Union européenne sont relativement contrastées. Un constat nuancé par l'émergence d'une tendance à la convergence au sein de l'UE.

Les grands champions de l'innovation en Europe seraient la Suède, la Finlande, le Danemark et l'Allemagne. Ces quatre pays présenteraient un indice de synthèse de l'innovation (ISI)* nettement supérieur à la moyenne des performances des pays de l'UE. Après s'être intéressé aux investissements de R&D des entreprises au sein de l'Union, La Commission européenne fait le point sur l'état de l'innovation dans les pays membres. Auteure d'un nouveau rapport intitulé Statistiques communautaires de l'innovation, l'instance européenne dresse le portrait d'une Europe de l'innovation aux multiples visages.
Une Europe à l'innovation contrastée
C'est ainsi que le Royaume-Uni, l'Islande la France et les Pays-Bas feraient parti d'un groupe défini comme celui des "pays suiveurs". Des pays dont les performances sont globalement au dessus de la moyenne communautaire mais dont la tendance à innover est à la baisse. Vient ensuite le groupe des "pays en voie de rattrapage", principalement composé d'Etats d'Europe centrale et orientale tels que la Slovénie, la République Tchèque ou encore la Pologne, dont l'ISI est inférieur à la moyenne mais évolue positivement. L'Espagne, l'Estonie, l'Italie et Malte notamment sont pour leur part des "pays à la traîne", selon la définition de la Commission. Le taux de croissance de leur indice de synthèse de l'innovation étant négatif.
Convergence européenne
Au bas de l'échelle de l'innovation communautaire se trouvent Chypre et la Roumanie, dont la dynamique actuelle laisse cependant à penser qu'ils combleront rapidement leur retard. D'après les conclusions des auteurs de ce document, les évolutions des pays européens en matière d'innovation marqueraient une tendance à la convergence. Un phénomène qui se traduirait par le fait que les pays au dessus de la moyenne communautaire tendraient à voir leur indice d'innovation faiblir, tandis que les pays en deçà de cette moyenne "repère" réaliseraient une forme de rattrapage. D'un point de vue global, la Commission européenne annonce que l'écart avec les Etats-Unis en terme d'innovation aurait tendance à diminuer. Ce qui ne serait toujours pas le cas avec le Japon, qui semble maintenir son avance sur l'UE.
* soit le chiffre calculé à partir d'indicateurs de ressources de l'innovation et de résultats définis par la Commission européenne.

Un service gratuit de recherche de brevets sur le nouveau site de l'Inpi

L'Institut national de la propriété industrielle propose en ligne un outil pour consulter 3,5 millions de demandes de brevets depuis 1978.

Le nouveau site Internet de l'Institut National de la Propriété Industrielle (Inpi), récemment inauguré, rend plus facile l'accès à l'information dont on a besoin pour effectuer ces démarches de dépôt de brevets.

Une refonte qui a nécessité deux ans de travail pour cet organisme de 800 collaborateurs qui dépend du ministère des Finances et de l'Emploi et qui s'autofinance par les redevances sur les dépôts de brevets ou les marques, ainsi que par la vente d'autres services connexes.

La version précédente de www.inpi.fr était articulée autour de la protection d'une "innovation" (déposer une innovation, exploiter une innovation, suivre la vie d'une innovation). "Plusieurs entrées sont désormais possibles : par type d'innovation (marques, brevets, dessins et modèles) et par profils", explique Emilie Lesage. Ce chef d'un service d'examen des demandes de brevets en chimie minérale et biotechnologie au sein de l'Inpi a fait partie d'un des groupes de travail chargés de piloter le nouveau site.

En quelques clics, le créateur d'entreprise, le chercheur, l'artiste ou le designer, le spécialiste de la propriété industrielle, l'enseignant, ainsi que l'étudiant, sans oublier l'inventeur indépendant savent tout sur la propriété industrielle, sur les précautions à prendre avant de réaliser un dépôt, sur la demande de dépôt elle-même, etc.

Un flux d'information RSS et une FAQ (Foire Aux Questions) avec plus de 200 sujets sur la PI (propriété industrielle) sont également proposés. "Cela fait partie de notre mission de sensibiliser tous les publics aux enjeux de la PI", résume Emilie Lesage.

Un effort particulier sur l'exploitation des bases de données

Principale nouveauté : FR Esp@cenet, une nouvelle base de données développée avec l'Office européen des brevets (OEB), met gratuitement à la disposition des internautes environ 3,5 millions de demandes de brevets françaises, européennes et internationales (sous le PCT ou Patent Cooperation Treaty) remontant à 1978 mais aussi les brevets français délivrés depuis 1995.

Ce nouvell outil FR Esp@cenet permet de faire des interrogations en langage naturel, mais de l'aveu même d'un responsable, les bases de données de l'INPI sont plus performantes si l'on effectue des "recherches expertes" à l'aide des codes de la CIB (Classification Internationale des Brevets). "Les organismes français et européens devraient prendre des initiatives pour développer des sites de recherche d'antériorité de brevets utilisant le langage naturel", explique-t-on à l'INPI. "Par exemple, les Américains, avec des initiatives comme Google Patent Search ou SparkIP, sont plus en avance que nous dans ce domaine."

Un autre service du nom de Plutarque.com continue d'être exploité en parallèle. Il permet d'effectuer des recherches plus sophistiquées parmi les brevets français depuis 1966, européens depuis 1978, ainsi que parmi les demandes PCT depuis 1978. Contrairement à FREsp@cenet, Plutarque demeure payant.

50% des dépôts de brevets par voie électronique

Le dépôt de brevets par voie électronique demeure réservé aux professionnels de la PI (consultants, spécialistes…), qui doivent souscrire un abonnement et s'équiper d'un boîtier électronique permettant de certifier leur signature numérique. "Aujourd'hui, 50% des dépôts de brevets se font par voie électronique", calcule Emilie Lesage. "Nous visons 70 à 80% d'ici à quelques années."

Pour l'enregistrement des marques, les formulaires sont disponibles en lignes (comme, désormais, tous les formulaires de l'INPI), mais il faut ensuite les envoyer par la Poste.

"De toute façon, que ce soit pour un brevet ou une marque, si l'on est un particulier, un inventeur occasionnel ou un créateur d'entreprise, il vaut mieux faire appel à un professionnel de la PI", recommande Emilie Lesage.

Brevets européens : des changements dans la procédure de dépôt
C'est un changement important pour les entreprises engagées dans les TIC et logiquement très intéressées par les dépôts de brevets. Le 9 octobre, le Sénat français a adopté le projet de loi de ratification du Protocole de Londres qui supprime l'obligation pour les brevets européens d'être notamment traduits en français. Cet accord a déjà été signé par 13 Etats et ratifié par 7 d'entre eux, dont la Grande-Bretagne et l'Allemagne. Son entrée en vigueur était conditionnée par la ratification de la France, le français étant avec l'anglais et l'allemand, l'une des trois langues officielles de l'OEB. Principal objectif de cette simplification : la réduction du coût des brevets en Europe (30 000 euros en moyenne contre 7 600 euros aux Etats-Unis).

source: http://www.vnunet.fr

16.10.07

L'innovation concerne toute l'entreprise

Les entreprises nord-européennes ont deux principales préoccupations : assurer leur croissance et garder une position de leader. Pour elles, –et ce, tous secteurs confondus – l'innovation est la solution qui garantit ces deux paramètres. D'ailleurs, l'enquête TNS Gallup démontre que l'enjeu se situe davantage dans l'exécution que dans la génération d'idées. L'innovation n'est plus alors seulement l'affaire des grands départements R&D, mais de toute l'entreprise.
75% des personnes interrogées qualifient de très forte la capacité de leur entreprise à innover. Pourtant elles reconnaissent rencontrer certaines difficultés dans la mise en œuvre. Les points qui demeurent critiques sont : le risque lié au projet est trop élevé, la valeur dégagée par le projet est trop faible par rapport aux investissements, le délai d'exécution est trop long, le projet est trop éloigné du cœur de métier de l'entreprise et enfin, les problèmes environnementaux ou éthiques sousjacents. Les barrières au développement d'un projet Innovation peuvent être un manque d'information, de ressources (humaines et financières), de clarification des rôles et responsabilités de chacun, de compétences techniques, etc. Parmi ces freins, certains éléments sont cependant surmontables : la résistance au changement, les évolutions constantes du marché, le départ de certains leaders du projet, les différences culturelles, la reconnaissance interne, etc. Ces derniers ralentissent mais ne remettent pas en cause le projet.

Mais pour mener à bien un projet d'innovation, l'entreprise a de toute façon besoin d'une stratégie clairement identifiée, d'une organisation structurée et d'une bonne gestion des ressources. Des recettes qui marchent pour contourner les barrières. Les personnes interrogées, estimant que le problème majeur ne vient pas de la génération d'idées mais bien de la bonne exécution d'un projet d'innovation, disent avoir une vision claire des actions à mener. Pour ce faire, il convient tout d'abord de définir une stratégie d'innovation et de la partager en interne via un cahier des charges précis, un chiffrage des attentes, et un leadership fort pour obtenir l'adhésion de toute l'organisation. Ensuite, il s'agit de mettre en place un système efficace reposant sur la génération d'idées en adéquation avec la stratégie; sur une parfaite coordination entre les fonctions (R&D, Ventes et Marketing) et la hiérarchie, et sur la nomination d'acteurs de l'innovation à tous les niveaux de l'organisation pour partager rapidement l'information. Enfin, allouer les ressources humaines et financières au bons postes constitue la troisième étape. Il est également impératif de concentrer le temps, les meilleures compétences et le financement aux projets Innovation de l'entreprise.

Pour conclure, la recherche de nouvelles compétences, la formation, l'encouragement à innover et la reconnaissance des acteurs de l'innovation doivent s'inscrire dans la politique de ressources humaines de l'entreprise.