23.12.07

Eco-innovation : Ouvrir le marché

L'éco-industrie européenne détient un tiers du marché mondial et affiche un taux de croissance annuelle de 5 %. Pourtant, comme le souligne le professeur Elena Dominguez, experte en technologies environnementales à la Commission européenne, les technologies « vertes » mises au point par les PME des Etats membres ont du mal à percer sur le marché européen. D'où les nombreux programmes mis en œuvre par la Commission européenne pour favoriser la diffusion des éco-technologies, notamment par la stimulation de la demande.

pour voir la video :
http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article1729

source: developpementdurablelejournal.com

19.12.07

Le fantasme du déclin de l'Amérique

La montée en puissance de la Chine et de l'Inde, conjuguée aux difficultés militaires et économiques des Etats-Unis, donne lieu à de nombreux commentaires sur la redistribution de la puissance et le déclin de l'Amérique. Pourtant, il y a tout lieu de penser qu'aucun pays ne sera en mesure de contester la prééminence américaine avant plusieurs décennies. Les Etats-Unis cumulent encore aujourd'hui les classements au premier rang : part dans la production mondiale, revenu national, production de biens agricoles, de logiciels, exportation de services, stocks d'investissement étranger, etc. Leur dépense de défense ne représente que 3,8 % du PIB américain et 20 % du budget fédéral, une ponction supportable et qui garantit pour longtemps la maîtrise américaine des espaces communs : mer, air, espace, cyber- espace.

Mais le principal atout de l'Amérique pour l'avenir est son extraordinaire dynamisme. Contrairement aux autres grands pays industrialisés, les Etats-Unis vont rester longtemps en croissance démographique - avec comme conséquence un poids des retraites plus facile à supporter dans les décennies qui viennent. La proportion de la population ayant une éducation de niveau secondaire est sans équivalent au sein de l'OCDE, et l'Amérique investit 2,6 % de son PIB dans l'éducation supérieure. La majorité des meilleures universités du monde, des prix Nobel scientifiques, et des articles publiés dans ce domaine sont américains. Le MIT ou le CalTech n'ont pas d'équivalent dans le monde. La R&D américaine représente plus du tiers de la dépense mondiale et plus de la moitié des brevets déposés. L'aptitude du pays à valoriser l'innovation et à l'intégrer dans le système de production est inégalée. La langue anglaise contribue à la pérennisation de l'attractivité du modèle américain, et les Etats-Unis accueillent la moitié des émigrants de formation supérieure dans le monde. La Chine devient l'atelier du monde et l'Inde son bureau, mais les Etats-Unis restent son université et son laboratoire d'idées.

La monnaie américaine représente plus des deux tiers des réserves de change du monde. Elle est utilisée pour la moitié des transactions commerciales internationales et la moitié des obligations internationales. La confiance des investisseurs dans la capacité de l'économie américaine à générer une croissance non inflationniste demeure intacte. Grâce à son système financier qui lui donne un avantage comparatif important sur le reste du monde, le pays émet de la dette à bon marché... et achète des titres à rendement supérieur. L'économie américaine se caractérise par une part très élevée des industries de haute technologie dans la production industrielle, et elle demeure la plus compétitive du monde. Sa réactivité aux crises reste frappante, comme l'a montré l'affaire Enron. Elle illustre la capacité de la société américaine à se réinventer en permanence. Enfin, le pays jouit d'une stabilité des mécanismes politiques qui a peu d'équivalents dans le monde : il dispose depuis deux siècles de la même Constitution et du même système de contrepoids institutionnels.

Aucun autre acteur international ne présente des atouts comparables. Ni la Chine ni l'Inde ne pourront égaler la production américaine avant longtemps - et encore, à condition que leur croissance se poursuive sans accroc. Or leur montée en puissance va être affectée par leurs fragilités : déséquilibres démographiques, insuffisances des systèmes d'éducation et de santé dans les zones rurales, et capacités d'innovation encore faibles. Ils ont en outre leurs fragilités propres. Pour la Chine, le vieillissement de sa population, un niveau de corruption particulièrement élevé, la fragilité du système bancaire, et une forte dégradation environnementale. Sans compter les risques de déstabilisation, au vu de la montée de la contestation sociale et religieuse et les risques de conflit, notamment à propos de Taiwan. Pour l'Inde, un volume d'investissements étrangers encore faible, une bureaucratie paralysante, le caractère endémique de la pauvreté dans de nombreuses régions, et un fort stress hydrique dans certaines zones.

Les prophètes du déclin inévitable des Etats-Unis se trompent depuis trente ans. Tout porte à croire qu'ils sont encore aujourd'hui dans l'erreur ou le fantasme.

BRUNO TERTRAIS est maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique. Il vient de publier « Où va l'Amérique ? », Fondation pour l'innovation politique, novembre 2007.
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4662191.htm

La Chine dénombre 500 entreprises de haute innovation dans ses avantages concurrentiels

Le pays dénombrera 500 entreprises des plus innovantes d'ici la fin de l'année, aiguisant ainsi un peu plus son avantage concurrentiel sur le marché international, a déclaré le vice-ministre des sciences et des technnologies Li Xueyong.

La Chine a entrepris une série de démarches pour transformer son développement basé sur les ressources et la main d'œuvre à un développement basé sur la technologie et l'innovation.

Environ 184 compagnies ont été ajoutées à la liste des entreprises innovantes de première instance, les TIFs, du pays ce vendredi pour booster le "Programme d'assistance sur l'innovation et les technologies" du pays. Le ministère des sciences et de la technologie, la commission de supervision et d'administration des biens ou la SASAC, sous l'égide du Conseil d'Etat, et la fédération nationale des syndicats avaient lancé conjointement un programme fin 2005.

Les nouvelles TIFs sont issues des secteurs de développement clés comme les ressources naturelles, l'agriculture, les technologies d'information ou IT, les biotechnologies et la protection de l'environnement.

"Des politiques et des réglementations plus préférentielles pour les TIFs, dont les politiques fiscales préférentielles, seront adoptées pour permettre la construction d'un environnement innovant afin de faire avancer le programme," a dit Li.

Les laboratoires clés et les centres de Recherche et Développement (R&D) seront fixés dans les TIFs, avec la dotation de plus de formation sur le management et la protection des Droits de la Propriété intellectuelle, a dit Li.

Le pays a introduits 103 nouveaux TIFs l'année dernière, dont la moitié d'entre-elles disposent d'un budget en R&D de plus de 6% de leurs revenus totaux l'année dernière.

Les 287 TIFs du pays représentent plus de 30% de ses actifs industriels, a précisé le vice-directeur de la SASAC Shao Ning. "Ces entreprises qui sont toutes grandes et déjà leaders dans leur secteurs et deviendront les leaders de la technologie du pays avec leur technologie centrale indépendante," a dit Shao.

L'innovation est vitale pour la survie et le développement d'une entreprise dans le monde actuelle, a ajouté Liu Jisheng de l'université de Tsinghua.

"L'expansion des entreprises chinoises dépend principalement des fusions et acquisitions, plutôt que de la construction de leur compétitivité centrale, représentée par l'innovation technologique et les droits de la propriété intellectuelle," a dit Liu.

Par exemple, les dépenses moyennes en R&D de 411 des 500 plus grandes entreprises l'année dernière était seulement de 1,45% de leurs revenus, tandis que la norme internationale est d'au moins 5%.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

http://french.peopledaily.com.cn/Sci-Edu/6322878.html

13.12.07

La Chine et les Etats-Unis tiennent une conférence sur l'innovation à Beijing

Une conférence portant sur la création d'entreprises tournées vers l'innovation et la mise en place d'un environnement social favorable à l'innovation a été organisée lundi à Beijing.

Le maire de New York (Etats-Unis) Michael Bloomberg a appelé à davantage de protection des droits de propriété intellectuelle et à la "liberté de poursuivre et exprimer de nouvelles idées" dans ses principes afin d'"établir une stratégie nationale fructueuse sur l'innovation".

"L'innovation prend sa source dans des sociétés qui permettent à leur peuple de poursuivre et d'exprimer librement de nouvelles idées", a dit Bloomberg devant 250 représentants de la Chine et des Etats-Unis lors de la conférence, qui a été co-organisée par le ministère chinois des Sciences et des Technologies, la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme, le ministère du Commerce, et les départements américains du commerce et d'Etat.

Le vice-ministre chinois des Sciences et des Technologies Li Xueyong a dit que le renforcement de la capacité d'innovation afin de créer un pays orienté sur l'innovation était un "choix stratégique" de la Chine après avoir considéré les conditions nationales et l'avenir du pays.

"C'est un devoir important pour la Chine de créer un environnement propice à l'innovation et une économie de marché compétitive", a-t-il déclaré, indiquant que la Chine et les Etats- Unis pouvaient se compléter dans le domaine.

La Chine coopèrera activement avec les Etats-Unis et d'autres pays, suivant les principes de "l'égalité et du bénéfice mutuel, le partage des progrès, la protection des droits de propriété intellectuelle et le respect des pratiques internationales", a ajouté Li lors de la conférence

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/Sci-Edu/6318850.html

Rhodia lance un pôle d'innovation en Gironde

« Les projets sociétaux, majeurs, les plus ambitieux, les projets de rupture, vont être localisés en région bordelaise », a annoncé en fin de matinée Paul-Joël Derian, directeur de la recherche et du développement du groupe Rhodia, venu à Pessac (Gironde) inaugurer le pôle Innovation Pierre-Gilles de Gennes. Ce centre regroupe des projets transversaux, innovants, de rupture dans le domaine de la physico chimie. Ce pôle est implanté dans les bâtiments du Laboratoire du Futur, spécialisé dans le développement d'outils permettant d'augmenter la productivité de la recherche, que Rhodia a créé en 2004, à Pessac.

Premier enjeu, et non des moindres, du pôle Innovation : la récupération assistée du pétrole. Il s'agit d'augmenter la ressource en pétrole grâce à des rendements d'extraction dépassant de loin les 35 % actuels. Faut-il rappeler qu'un gain de 1% équivaut à deux ans de capacité de production mondiale supplémentaire ? Or, pour le moment on ne sait pas extraire plus de 35 %.

Depuis quelques mois, une dizaine de chercheurs de Rhodia installés à Pessac, « mime » ce qui se passe au fond d'un puits de pétrole, et travaille sur des polymères synthétiques, naturels et des tensioactifs, capables de booster la performance des fluides « pousseurs » injectés dans les puits de pétrole, qui permettent comme leur nom l'indique, de faciliter en plus grande quantité l'extraction du pétrole.

Encore faut-il trouver les bons polymères, la bonne combinaison entre tensioactifs et polymères synthétiques ou naturels qui présentent des caractères de stabilité mécanique, face à un environnement de forte salinité et soumis à de fortes pressions. Des tests miniaturisés que permet la micro fluidique sont donc réalisés sur le site de Pessac. Le projet est mené en partenariat avec l'Institut Français du Pétrole et des compagnies pétrolières dont Rhodia préfère garder l'anonymat. Total et Schlumberger seraient de la partie.

Quant au partenariat financier, là aussi la discrétion est de mise. Ce n'est pas le seul projet innovant de rupture qui devrait venir à Pessac. La piste des bioressources, des capteurs de CO2 est évoquée. En attendant, le pôle innovation devrait se muscler avec l'arrivée de chercheurs supplémentaires. Au global, le Laboratoire du Futur, qui a déposé 15 brevets en trois ans, et le pôle innovation devraient doubler leurs effectifs, en passant d'une équipe pluridisciplinaire de 30 à 60 chercheurs.

En mai prochain, Rhodia devrait avoir l'occasion de mettre en pratique le rapprochement entre science et industrie, auquel Pierre Gilles de Gennes était très attaché, à l'occasion du prix Rhodia Pierre Gilles de Gennes que le groupe vient de lancer. Un prix décerné tous les deux ans qui récompense une œuvre scientifique ou technologique majeure ayant eu un impact fort sur le rapprochement entre recherche académique et monde industriel. Dans le jury figurent notamment trois prix Nobel de physique et de chimie. Le président du jury n'est autre que Paul Chaikin, de l'académie des sciences des Etats-Unis.

sources: http://www.usinenouvelle.com/article/rhodia-lance-un-pole-d-innovation-en-gironde.125543

3.12.07

IBM mise sur la recherche en partenariat

Le leader de l'informatique a déployé une stratégie de partenariats avec les grandes universités et des groupes industriels pour accélérer le rythme de son innovation.


Récemment, IBM a ouvert les portes de son laboratoire californien de R&D pour présenter des technologies en cours de développement, dont le constructeur estime qu'elles seront commercialisées d'ici à cinq ans en moyenne. Au-delà de l'originalité même de ces technologies, c'est la façon dont IBM procède désormais pour les mettre au point qui paraît la plus inédite. « Aujourd'hui, plus de la moitié de nos équipes de chercheurs présentes dans la Silicon Valley sont directement engagées sur le terrain et collaborent avec des entreprises ou des universités », explique Dan Wardman, vice-président de l'IBM Silicon Valley Lab, à San Jose. Un phénomène qui n'est pas limité à la seule côte Ouest des Etats-Unis. Le constructeur assure en effet que, l'année dernière, cette forme de collaboration scientifique a représenté 10.000 partenariats dans le monde, 55 % de plus qu'en 2005.

Elle s'inscrit d'ailleurs dans une stratégie plus globale de stimulation de l'innovation technologique concrétisée par l'initiative Innovation Jam (« Trop- plein d'innovations »), dans laquelle Big Blue a investi 100 millions de dollars (68 millions d'euros). Le principe : proposer aux partenaires, clients et même salariés de suggérer de nouvelles idées pour améliorer les technologies existantes. Plus de 50.000 ont été ainsi proposées, dont la pertinence a été analysée par des logiciels (d'IBM bien sûr). Une dizaine ont été sélectionnées et depuis financées. Sam Palmisano, le PDG d'IBM, a lui-même annoncé les résultats de l'Innovation Jam, via son avatar, sur l'espace virtuel inspiré du centre de recherche d'Almaden, conçu sur Second Life.

Sécurité des transactions

D'un point de vue purement scientifique, IBM a développé avec les plus grandes universités américaines des partenariats en matière de recherche fondamentale. Ainsi, par exemple, le laboratoire d'Almaden travaille avec une équipe de l'université de Stanford dans le domaine de la physique quantique et espère que les travaux de cette équipe pourront être progressivement intégrés dans des terminaux portables ultra-légers et communicants. Une autre équipe de scientifiques travaille avec le Massachusetts Institute of Technology sur des applications de bio-informatique depuis l'an 2000. Avec la Carnegie Mellon University, Big Blue fait travailler ses informaticiens sur des logiciels « open source » utilisables pour des modélisations de problèmes mathématiques complexes.

L' «open source » est d'ailleurs l'un des domaines privilégiés de collaboration technologique avec le milieu académique. C'est ainsi que le laboratoire Watson d'IBM s'est associé à l'université Harvard pour développer une technologie baptisée « Identity Mixer ». Ce projet s'inscrit dans le cadre d'un développement « open source » plus général, « Project Higgins », destiné à améliorer la sécurité des transactions sur Internet. « Identity Mixer » est une technologie logicielle qui permet de protéger automatiquement toutes les données sensibles (informations financières et personnelles) échangées entre un internaute et un site marchand - ou un organisme financier - sur le Web.

Princeton, l'université du Maryland ou la Georgetown University sont également des partenaires scientifiques de longue date. « Aujourd'hui, notre approche de l'innovation repose sur un modèle extérieur-intérieur et non plus intérieur-extérieur », résume Dan Wardman. En reconnaissant qu'il y a une vingtaine d'années, on demandait d'abord aux scientifiques du numéro un mondial de l'informatique d'innover dans leurs laboratoires sans trop se préoccuper, à l'avance, des attentes du monde extérieur.

Le milieu académique n'est pas le seul sur lequel le constructeur s'appuie pour stimuler sa capacité d'innovation technologique. Celui-ci a en effet développé de nombreux partenariats avec des entreprises de tous secteurs, pour mettre au point des technologies correspondant à des besoins précis. Dès 2002, Big Blue a constitué une division, « engineering & technology Services » (ETS), qui s'est constamment développée depuis, au point de compter aujourd'hui plus de 1.300 experts, pouvant eux-mêmes compter sur l'expertise de 50.000 ingénieurs et scientifiques maison. Dans les programmes technologiques ainsi conçus avec des équipes mixtes, IBM n'hésite pas à partager sa propriété intellectuelle - le groupe new-yorkais est celui qui, chaque année, dépose le plus grand nombre de brevets dans le monde - dans le but d'accélérer le rythme de l'innovation de ses clients.

Equipes mixtes

En 2005, IBM a par exemple créé une division commune avec l'équipementier automobile Valeo, « embedded software business », qui développe des logiciels destinés à améliorer la sécurité à bord des véhicules. Lors de la présentation effectuée récemment dans la Silicon Valley, les scientifiques d'IBM ont également montré de nouvelles technologies dans le domaine du monitoring médical piloté via le Web ou dans les nanotechnologies, pour purifier l'eau non potable, développées en partenariat. « Ces technologies ne sortent pas seulement de l'imagination de nos savants, mais sont immédiatement utilisables », souligne George Pohle, l'un des responsables, dans la Silicon Valley, de la division ETS. Comme l'explique Mark Dean, le patron de l'Almaden Research Center, le centre de recherche d'IBM dans la Silicon Valley, qui compte plusieurs centaines de scientifiques de toutes spécialités, « plus les chercheurs sortent de leurs laboratoires pour rencontrer des entreprises, participer à des colloques ou écrire dans des revues scientifiques, et plus nous nous rapprochons du but recherché ».

MICHEL KTITAREFF

source: http://www.lesechos.fr/info/metiers/4655744.htm

27.11.07

Pour innover, la présence des médias est nécessaire

David Nordfors, le père du "Journalisme d'Innovation", est en Euskadi et livre à eitb24.com sa vision de l'innovation et le rôle du journalisme.
David Nordfors, le père du "Journalisme d'Innovation", est en Euskadi et livre à eitb24.com sa vision de l'innovation et le rôle du journalisme.

Quand il y a vingt ans David Nordfors a quitté la Suède pour rejoindre Standford (Californie), il décida de visiter la page web de la prestigieuse université.

A la bibliothèque de son village, il y a avait seulement trois ordinateurs avec un accès à Internet. Un pour les adultes et deux pour les enfants. Pour ce qui était du premier, il n'avait pas l'autorisation de l'utiliser et pour les deux autres il était encore trop jeune. Pour lui, Internet était le futur alors que maintenant il s'agit bel et bien du présent.

Nordfors est professeur au Standford Centre for Innovation in learning. En 2003 le terme « Journalisme d'innovation » a vu le jour et aujourd'hui il dirige un programme sur cette thématique à l'université qui apporte la majeure partie du capital humain de la Silicon Valley.

De quoi s'agit-il ?

David Nordfors explique que "le journalisme d'innovation" est la combinaison du journalisme économique, technologique, politique et culturel, qui offre la possibilité de se rapprocher de l'innovation depuis un point de vue différent. C'est un concept nouveau et une valeur communautaire nouvelle.

Nordfors a également déclaré à eitb24.com que "pour que l'innovation fasse partie de la société, il est indispensable que les médias parlent d'elle". Il affirme de plus, qu'innover est introduire quelque chose de nouveau dans n'importe quel domaine, cette introduction a besoin de communication et la communication requiert une sorte de langage. Une nouveauté nécessite un langage nouveau pour être diffusée. Et justement c'est le travail journalistique: les médias répandent ce nouveau langage et permettent susciter la connaissance et la discussion. Il ne s'agit pas seulement d'intéresser le public en général à l'innovation mais de créer un lien pour la création d'un réseau, une communauté d'innovateurs.

source: http://www.eitb24.com/article/fr/B24_76274/science-technologies/ENTRETIEN-Pour-innover-presence-des-medias-est-necessaire/

Procter & Gamble inaugure son nouveau centre d'innovation

Procter & Gamble a inauguré n son nouveau «Lancy Innovation Center», en présence de la Présidente de la Confédération Micheline Calmy Rey. Cet immeuble, second bâtiment de P&G en ville de Lancy, d'une capacité de 850 places de travail, est dédié à l'innovation et à la créativité.

Une salle consacrée à la recherche consommateurs permettra de travailler notamment sur les marques phares comme Pampers®, Ariel®, Dash®, Always®, Mr. Propre®, Pantene®, Head & Shoulders®, Mach3®, Pringles®, Iams®, Oral-B®, Duracell®, Wella, Gillette® ou encore Braun.

En direct et par visioconférence, les 138 000 employés de P&G répartis dans 80 pays ont pu suivre plus d'une heure et demie de discussions. Avec quelque 3,5 milliards de clients dans le monde, le groupe a fait de la différence un mode de management essentiel. Présent depuis 51 ans à Genève, l'entreprise y occupe quelque 2 350 collaborateurs. Elle se positionne comme le troisième employeur du canton.

source: http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/l_actu/geneve/detail_geneve/(contenu)/163993



17.11.07

Forum européen sur l'éco-innovation

Le forum européen sur l'éco-innovation se tiendra à Paris, en France, les 26 et 27 novembre.

Le forum rassemblera des perspectives commerciales et politiques à travers une série d'évènements uniques qui exploreront les orientations stratégiques en termes d'éco-innovation et de technologies environnementales à l'appui du plan d'action en faveur des écotechnologies (PAET) de l'UE.

Cette année, l'évènement sera consacré au rôle de l'Environment Performance Verification (EPV, la vérification de l'éco-performance) dans l'adoption du marché des écotechnologies. Les systèmes EPV fournissent une vérification préalable de la performance revendiquée des écotechnologies. L'objectif consiste à renforcer la confiance des investisseurs et des acheteurs potentiels dans les écotechnologies innovantes et par conséquent à faciliter leur commercialisation.

Les recommandations du forum constitueront des propositions pertinentes et opportunes pour la préparation du projet EPV de l'UE. Elles aideront également les parties prenantes à préparer le futur projet et à en tirer parti au maximum.

source: http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS&ACTION=D&SESSION=&RCN=28685

http://ec.europa.eu/environment/ecoinnovation2007/2nd_forum/index_en.htm

13.11.07

Yvelines : lancement du Fonds Eco-Départemental Environnement et Innovation

Le Conseil général des Yvelines lance le 1er appel à projets pour les candidats au Fonds éco-départemental environnement et innovation (FEDEI) et avec lui l'installation officielle de ce nouveau dispositif, a annoncé un communiqué le 8 novembre. Adopté le 25 mai dernier par le Conseil général, le FEDEI vise à soutenir des innovations s'inscrivant dans une démarche de développement durable. Il s'inscrit comme un dispositif complémentaire aux aides habituelles du Conseil général dans les domaines de l'environnement, de l'économie, de l'aménagement et du social.

L'appel à projets est ouvert sur toute l'année 2008. Il sera renouvelé en 2009 et 2010. Le FEDEI s'adresse aux collectivités locales yvelinoises et à leurs groupements en priorité, aux établissements publics ayant compétence sur le territoire yvelinois (collectivités, organismes publics, collèges, lycées, …), et aussi aux entreprises. Selon le communiqué, les projets devront favoriser les innovations en matière de développement durable, en particulier pour la protection de l'environnement et avoir la capacité à être généralisés. Ils devront en outre présenter une approche pertinente, appuyée sur une démarche de projet permettant l'évaluation.
Les demandes sont examinées par un comité spécifique composé de neuf membres parmi des élus départementaux et des personnalités qualifiées. Le comité FEDEI se réunira 3 fois en 2008 : en janvier, en mai, et en octobre pour examiner les projets candidat au FEDEI. Il remettra ensuite son avis au Conseil général qui délibérera pour l'attribution des subventions. Le fonds sera alimenté par le Département à hauteur de 10 M€ pour une période initiale de trois ans. Cette somme devrait permettre de soutenir chaque année environ 30 à 40 opérations, précise le Conseil général des Yvelines.

source: http://www.actu-environnement.com/ae/news/conseil_general_yvelines_lancement_fonds_eco_departemental_environnement_innovation_3844.php4