1.7.08

IBM confirme son engagement dans les nanotechnologies

Le groupe investira 90 millions de dollars dans un nouveau bâtiment de son centre de recherche zurichois.

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Le nouveau bâtiment, dont la construction débutera en mars 2009, sera situé sur le campus du centre de recherche d'IBM à Zurich-Rüschlikon.
DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE À ZURICH.

IBM va investir 90 millions de dollars à Zurich dans la construction d'un laboratoire de recherche sur les nanotechnologies, dans le cadre d'un nouveau partenariat avec l'Institut fédéral des technologies de Zurich (ETH, Eidgenössische Technische Hochschule). Un investissement qui illustre bien sa stratégie en matière d'innovation. Il confirme ainsi son intention de faire croître la part de sa R&D réalisée en partenariat, mais aussi sa volonté d'asseoir l'innovation sur la recherche fondamentale. IBM compte, en effet, sur les nanotechnologies pour l'aider à concevoir l'informatique du futur : nouvelles technologies de gravure des puces, résolution des problèmes de stockage et de transfert de données dans le contexte d'une poursuite de la miniaturisation.

IBM et l'ETH ont déjà une longue tradition de collaboration dans différents domaines, mais l'accord qui vient d'être signé dans les nanotechnologies va plus loin. Tout d'abord, il s'agit de la création d'une infrastructure commune, conçue pour répondre aux besoins des chercheurs d'IBM et de l'ETH, qui ont établi ensemble le cahier des charges. Le nouveau bâtiment dont la première pierre devrait être posée en mars 2009, sera situé sur le campus du centre de recherche d'IBM à Zurich-Rüschlikon. Il est totalement financé par le groupe - à hauteur de 90 millions d'euros -, l'ETH s'engageant pour sa part, sur dix ans, à louer des locaux. La surface attribuée aux laboratoires (quelque 900 m2 sur un total de 2.400 m2) est en effet divisée en trois : une zone dédiée à IBM seul, une zone dédiée à l'ETH seul et une zone partagée où seront mis en oeuvre les projets communs.
 

17.6.08

Grand compte cherche start-up pour innovation et plus si affinité...

Speed-meeting, concours de présentation, parrainage : les grands comptes font le maximum pour rester en contact avec l'innovation.
 
Le 3 juin 2008, SFR organisait la troisième édition de son événement dédié à la rencontre avec les start-up, baptisé SpeedStartingUp. Lors de cette manifestation, une sélection de jeunes pousses du domaine de la mobilité avaient pour délicate mission de présenter en sept minutes leurs projets devant un jury de collaborateurs SFR. Celui-ci était composé de décideurs, de responsables marketing, de chefs de produits, etc. Le public présent dans la salle pouvait lui aussi donner son avis grâce à un vote organisé par SMS.
A l'issue de la compétition, créateurs d'entreprise et collaborateurs de SFR se retrouvaient autour d'un « apero networking », selon l'opérateur pour « approfondir les démonstrations et envisager les synergies ».
Trois jours plus tard, le 6 juin dernier au salon de l'Innovation, c'était au tour de Saint-Gobain d'organiser sur son stand un concours pour les start-up européennes. Là encore, lors de séances de speed-dating de jeunes entreprises innovantes dans les secteurs de l'habitat, de l'énergie et de l'environnement devaient présenter leur entreprise auprès des directeurs du groupe. A l'issue de la compétition, les trois lauréats (Sensitive Object, GAP Solution, Plantover) ont obtenu chacun la somme de 15 000 euros pour financer leur développement.

Un mariage de raison entre start-up et grands comptes

A l'image de Microsoft, précurseur dans le domaine avec son programme IDEES, il semble donc que de plus en plus de grands comptes s'intéressent aux starts-up. Alors pourquoi un tel regain d'intérêt de la part de groupes puissants et internationaux pour des structures aussi fragiles que les start-up ?
Evidemment, les jeunes pousses sont à la mode en ce moment, et en organisant ce type de concours avec quelques milliers d'euros à la clé, les grands comptes peuvent se targuer de favoriser l'innovation et s'offrent à bon compte une réputation.
 
L'objectif de cette équipe n'est pas d'investir directement dans des sociétés mais de définir des partenariats technologiques (co-développement, accord de licence...) et/ou commercial (intégration dans un système, accord de production ou de distribution) avec les jeunes pousses.
Au sein de SFR, la démarche est un peu plus directe puisque c'est SFR Développement, la structure dédiée aux investissements de SFR qui part à la rencontre des start-up. Mais l'intérêt est double puisque les nouveaux projets d'entreprise peuvent intéresser non seulement SFR Développement mais aussi SFR dans l'optique de nouer des partenariats commerciaux.
 

Le PDG de Procter & Gamble livre ses secrets

Dans un ouvrage, coécrit avec Ram Charan, gourou du management, Alan G. Lafley explique comment il a fait de l'innovation le moteur quotidien de son entreprise.

Il y a des donneurs de leçons qui ne savent pas de quoi ils parlent. Et il y a des donneurs de conseils dont le bilan personnel force à tel point le respect que l'on ne peut que les écouter attentivement. Alan G. Lafley, le PDG de Procter & Gamble, appartient à la seconde catégorie. Arrivé en 2000 à la tête d'un géant du shampoing et de la lessive en crise, ce manager aura réussi à remettre le groupe sur le droit chemin. Et si, sous sa présidence, le chiffre d'affaires a doublé pour approcher les 80 milliards de dollars, et les profits ont triplé à plus de 15 milliards, c'est avant tout parce que cet ancien militaire passé par la Harvard Business School a su replacer l'innovation au coeur de l'entreprise. « Le produit innovant d'aujourd'hui sera le produit banal de demain », met en garde ce PDG, qui n'a qu'une religion : l'innovation.

Prêt à partager les recettes qui ont fait son succès, Alan G. Lafley vient d'ailleurs de publier un livre dans lequel il livre ses secrets, tout en analysant et en comparant ses méthodes à celles ayant fait leurs preuves chez d'autres géants. Dans « The Game-Changer » - ou : comment changer les règles du jeu pour que l'innovation tire les profits -, coécrit avec Ram Charan, un gourou du management, Alan G. Lafley explique comment il a brisé un processus créatif trop longtemps enfermé dans les laboratoires ou le département R&D pour faire de l'innovation un moteur quotidien de l'ensemble de l'entreprise. « L'innovation, ça ne vient pas comme une ampoule qui s'allume dans le cerveau de quelqu'un », explique en préambule ce PDG, qui a révolutionné la création chez Procter. « Quand vous êtes à la tête d'une entreprise de 80 milliards de dollars et que vous vous êtes fixé comme objectif de croître deux fois plus vite que votre industrie, soit entre 4 et 6 % par an, vous devez générer près de 4 milliards de dollars de plus de chiffre d'affaires par an. Et pour cela, il n'y a qu'une solution. Il faut rendre beaucoup plus fiable le processus d'innovation », explique-t-il, lui qui, lors de son arrivée à la tête de P&G, aura commencé par briser un premier tabou en forçant une entreprise très tournée sur elle-même à s'ouvrir. La principale révolution est là : « En 2000, entre 10 et 15 % de nos nouveaux produits étaient pour une part le résultat d'une coopération avec un partenaire extérieur. L'an dernier, 50 % des lancements incorporaient une dose de partenariat », explique Alan G. Lafley, qui avec son programme « connect & develop » (relier et développer) aura donné aux chercheurs maison l'habitude de s'appuyer sur des sources extérieures (universitaires, particuliers, industriels...) pour innover. « Ne vous repliez pas sur vous-même », tel est en quelque sorte le premier conseil de « The Game-Changer ».

Ne pas disperser ses forces

La deuxième grande leçon du professeur Lafley est qu'il ne faut ni se contenter des succès acquis ni vouloir forcément chaque jour réinventer la roue. Pas question par exemple de ne plus innover sur le front de la lessive en considérant que ce produit est banal. Pas la peine non plus de multiplier les lancements de nouveaux produits. Tout peut et doit être amélioré en permanence, et il vaut mieux s'appuyer sur un succès susceptible d'être amplifié que de repartir de zéro. Résultat, ce groupe connu pour sa lessive Ariel, ses couches Pampers ou ses rasoirs Gillette met de plus en plus l'accent sur ses actifs les plus forts et compte désormais 23 marques dont le chiffre d'affaires annuel dépasse le milliard de dollars, contre 10 en 2000. « Nous voulons être une plus grande société avec moins de marques », explique le patron d'un groupe réalisant désormais plus de 80 % de ses ventes avec seulement 41 marques (une marque pouvant toutefois connaître de très nombreuses déclinaisons). L'innovation, c'est aussi apprendre à ne pas trop disperser ses forces. En vingt ans, la marque de lessive Tide a ainsi vu sa part de marché américaine passer de 20 à 40 %, faisant ainsi croître de plus d'un milliard de dollars le chiffre d'affaires du groupe.

Se décrétant tout autant CEO (PDG) que CIO (« chief innovation officer » ou président directeur de l'innovation), Alan G. Lafley cherche aussi à briser des mythes comme celui qui, trop souvent, conduit à confondre innovation et invention. A ses yeux, une entreprise ne doit pas compter sur un génie comme Léonard de Vinci, fourmillant d'idées originales et révolutionnaires. L'entreprise ne doit pas être victime du syndrome « eurêka », mais elle doit disposer de processus internes efficaces pour déceler en équipe des opportunités, apprendre à prendre des risques mesurés et savoir aussi parfois, au cours d'un processus d'innovation, mettre un terme à une recherche s'avérant finalement stérile.

« Le client est roi »

Le principal, aux yeux des auteurs de « The Game-Changer », est enfin et surtout de garder en permanence à l'esprit que « le client est roi ». La clef est donc d'impliquer autant que possible le client à toutes les étapes du processus d'innovation. Pas question donc d'attendre que des idées sorties des laboratoires se transforment en produits pour commencer les tests auprès des consommateurs. C'est au contraire en amont, dans la compréhension même des attentes du marché, que doit naître le processus d'innovation. Toutes les entreprises n'ont peut-être pas les moyens financiers d'un Procter, qui dépense chaque année des centaines de millions en études marketing, mais elles ont toutes quelques dollars pour acheter « The Game-Changer » et se poser ainsi les bonnes questions concernant leurs propres processus d'innovation.
 

4.6.08

Arthur D. Little : Maintenir une forte culture de l'innovation pendant le déclin

Un nouveau rapport conseille aux entreprises de ne pas abandonner leurs efforts en matière d'innovation pendant une période économique difficile

Dans le contexte d'un ralentissement économique suffisant pour geler les investissements en R&D de certaines organisations, un nouveau rapport publié aujourd'hui par Arthur D. Little indique aux entreprises que, malgré une période difficile, la capacité d'innovation ne devrait pas être sacrifiée en premier lieu pour des raisons de diminution des coûts. Le rapport recommande un regain d'intérêt pour la promotion d'une "Culture de l'innovation" en tant que solution permettant aux entreprises de s'assurer qu'elle obtiennent plus rapidement une valeur en retour de leur effort d'innovation, et qu'elles gèrent leur investissement judicieusement dans le contexte d'un ralentissement économique. Poursuivre ses efforts en matière d'innovation, malgré des conditions de marché à court-terme, n'est certainement pas toujours évident. Toutefois, cette démarche a incontestablement été un facteur de réussite à l'origine de la société d'e-commerce Amazone, de Google et de Research in Motion – les développeurs du Blackberry.

L'innovation semble être une excellente idée d'investissement lorsque les affaires sont en plein essor. Cependant, lorsque les temps deviennent plus durs, ce qui semble être le cas aujourd'hui, l'investissement est soudainement beaucoup plus difficile à réaliser, et même les entreprises les mieux intentionnées voient leurs efforts en matière d'innovation maigrement récompensés. Le dernier rapport d'Arthur D. Little révèle que, tout en reconnaissant le rôle critique que joue l'innovation dans la réussite de leurs activités, tout indique que lorsque les temps économiques se durcissent, la réaction des directeurs peut involontairement conduire à la création d'une culture étouffant l'innovation. En particulier, le rapport souligne que la réticence accrue des directeurs vis-à-vis des risques, leur tendance à se concentrer sur le court-terme et à insister sur un retour sur investissement hermétique ont des effets potentiellement dévastateurs sur la culture d'innovation d'une entreprise. Le rapport procure ensuite des conseils pratiques aux leaders d'entreprises en leur indiquant comment s'assurer qu'ils favorisent une culture de l'innovation -aussi bien par des paroles, que par des actes - malgré les signes annonciateurs d'un ralentissement économique menaçant.

"Les craintes relatives à la récession ont sonné le glas de projets de R&D potentiellement brillants au cours des années, et, tandis que les CEO réfléchissent à la manière dont ils agiront pour garantir la durabilité de leurs modèles d'entreprise dans un contexte de ralentissement potentiel, nous devons nous assurer que l'investissement en innovation fait partie de cette solution" a déclaré Rick Eagar, directeur du département Technology & Innovation Management Practice d'Arthur D. Little au Royaume-Uni. "En laissant de côté les craintes relatives à la récession, les études ont prouvé qu'une innovation réussie s'appuie sur une culture organisationnelle constituée d'un ensemble de règles tacites, qui préparent le personnel et la direction à innover en raison de ressources limitées, et non à cause de ces dernières."

Selon l'étude d'Arthur D. Little, pendant un ralentissement, l'innovation peut fournir tout autant de valeur que pendant des périodes de croissance. Toutefois, les leaders réaliseront uniquement le potentiel total de leurs efforts en matière d'innovation s'ils encouragent une culture d'entreprise qui soutient les objectifs d'innovation de l'organisation. Dans le rapport, Arthur D. Little propose aux leaders cinq stratégies leur permettant de s'assurer qu'ils encouragent une bonne culture pour l'innovation :

1. Identifiez les "règles tacites" de votre entreprise et comprenez la manière dont elles sont associées au comportement en matière d'innovation

2. Supprimez de manière dynamique les obstacles courants, tels que la réticence à l'égard du risque et la tendance en faveur du court-terme

3. Assurez-vous que vos comportements s'alignent sur vos déclarations publiques – et vice versa

4. Reconnaissez que vos coûts d'options et les coûts d'expérimentation ont à présent baissé et exploitez cet élément

5. Explorez les opportunités de réussite en termes de partenariat.

Le rapport relatif à la Culture d'innovation est disponible en téléchargement à l'adresse suivante : http://www.adl.com/innovationculture

À propos d'Arthur D. Little

Arthur D. Little (ADL), société fondée en 1886, est un cabinet-conseil en gestion de premier plan à l'échelle mondiale, qui met en liaison la stratégie, l'innovation et la technologie pour maîtriser les défis complexes que les entreprises doivent relever tout en assurant des résultats durables à ses clients. Arthur D. Little se distingue par un modèle relationnel axé sur la collaboration avec sa clientèle, un effectif exceptionnel et un engagement à l'échelle de toute la firme envers la qualité et l'intégrité. ADL a la fierté de fournir des services à de nombreuses sociétés classées au palmarès mondial Fortune 100, en plus de servir de nombreuses autres firmes et organisations de pointe du secteur public.

Arthur D. Little possède plus de 30 bureaux répartis dans le monde entier, avec un effectif de plus de 1000 collaborateurs. Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations sur notre firme, rendez-vous sur le site www.adl.com.
 

Les 10 commandements de l'innovation

Le manager qui souhaite s'engager dans l'aventure passionnante de l'Innovation se doit de respecter quelques règles d'or. Voici notre vision des 10 commandements pour bien innover…

1. Tu affirmeras ta volonté d'innover dans un processus clair

La définition d'une stratégie d'innovation clairement affichée et structurée dans un processus permet l'alignement des équipes autour d'objectifs communs. Ce processus se découpe en plusieurs étapes permettant à l'idée de s'affiner et de se transformer petit à petit en un produit commercialisable. Chaque étape se termine systématiquement par une prise de décision pour savoir si oui ou non, on continue !

2. Tu écouteras ton marché et tes clients tout particulièrement

Aussi géniale soit-elle, ton idée peut se transformer en échec si elle ne trouve pas rapidement son marché. Les clés du succès d'innovation sont désormais connues : observer les clients dans leur environnement, expliciter les besoins tacites, dialoguer et expérimenter au maximum en amont du processus de conception (développer une culture du prototype et du maquettage).

3. Tu travailleras en réseau, autour du concept d'« innovation ouverte »

L'aventure de l'innovation est souvent collective. L'innovation ouverte, c'est développer des réseaux de partage, c'est s'allier à des partenaires extérieurs, comme des universités et des laboratoires de recherche, et c'est aussi s'associer à des fournisseurs pour accélérer la naissance de d'innovation de rupture. Les nouveaux outils de communication et de partage de l'information favorisent de telles coopérations et mises en réseaux. Les bénéfices escomptés de ces pratiques sont multiples : moindre coût de l'innovation à résultat équivalent, amélioration de la pertinence de l'innovation, délai de mise sur le marché raccourci, et non des moindres, baisse du risque.

4. Tu utiliseras les techniques de créativité comme booster

On ne peut pas innover sans idées nouvelles ! Mais on n'a guère d'idées si on ne cherche pas... ou si l'on ne s'en donne pas les moyens ! Les techniques de créativité permettent de générer un maximum d'idées dans un temps restreint et sans censure. Réunir dans un même lieu des personnes d'horizons différents, laisser la part belle à l'imagination, donner un cadre de réflexion, utiliser des méthodes stimulant la créativité de chacun : voilà quelques clés utiles à l'animateur de réunions de créativité pour faire émerger des idées.

5. Tu favoriseras la mixité des équipes projet

Les facteurs qui favorisent l'innovation sont régis par une mixité multiple : le décloisonnement des services, la réduction des niveaux hiérarchiques, la création d'équipe multi compétences, la décentralisation du pouvoir... L'innovation est un état d'esprit qui n'est pas réservée aux seules équipes R&D ou Marketing. Brasser des idées et des cultures métiers dans des équipes projets mixtes sont des leviers pour rendre le travail plus riche, plus stimulant et souvent plus pertinent.

6. Tu accompagneras tes projets et tes réalisations par une communication tant interne qu'externe

L'innovation par son caractère de nouveauté très marqué génère aussi des résistances au changement au sein des entreprises et perturbe les habitudes des consommateurs. Sans une communication régulière auprès des équipes impliquées dans l'émergence et la réalisation de l'innovation, des résistances internes peuvent enfreindre le bon déroulement du projet d'innovation. · Ne pas préparer le terrain pour faciliter l'acceptation du consommateur vis-à-vis du nouveau produit peut être une catastrophe commerciale et marketing.

7. Tu pratiqueras l'intelligence économique

Sortir régulièrement de son bureau et aller à la rencontre de ses partenaires et parfois de ses concurrents est un activité essentielle pour se tenir informer de l'évolution de son marché et des technologies. Les voyages professionnels, la participation à des salons, ou encore la lecture de la presse spécialisée sont autant d'occasion de glaner de l'information stratégique. Prendre du temps pour des activités de recherche, de prospective et d'exploration, au travers d'un « vagabondage intellectuel » qui agit aussi comme un stimulus dans la définition des voies d'innovation.

8. Tu te formeras régulièrement

Il existe aujourd'hui d'excellentes formations pour maîtriser l'innovation dans les organisations (comme le MS en Management Technologique et Innovation de l'ESC Grenoble ;-). En effet, il n'est jamais trop tard pour apprendre à innover et développer ses compétences de « manager de l'innovation ».

9. Tu cultiveras des qualités humaines favorisant l'innovation

Certains comportements et attitudes managériales sont propices à l'émergence et au développement de l'innovation : développer sa spontanéité, privilégier une ouverture d'esprit, faire preuve d'initiative, accepter la différence, oser sortir du cadre…

10. Tu feras confiance à l'avenir en acceptant l'incertitude et le risque

Il existe deux grandes catégories d'innovation : celles qui sont le fruit d'améliorations progressives (incrémentales) et celles qui révolutionnent un marché. Ces dernières appelées « de rupture » sont les plus fructueuses mais à condition de prendre des risques et d'accepter de faire des erreurs. Le succès de l'innovation ne se mesurera qu'à la fin du processus… une fois que l'idée est concrétisée. Au fur et à mesure que l'idée se transforme, les décisions doivent donc se prendre dans un environnant incertain pour lequel la part de risque peut être grande.
 

27.5.08

Où en est l'innovation en Europe ?

Seules dix sociétés européennes figurent dans le récent classement des entreprises les plus innovantes du globe réalisé par BusinessWeek . Toutefois, le Vieux Continent jouit d'excellents atouts dans plusieurs secteurs.
 
Les locomotives

Commençons par les bonnes nouvelles. Nokia, en dixième position, témoigne de l'avance dont l'Europe bénéficie en matière de technologies mobiles, l'une des industries les plus stratégiques de notre époque. Le fabricant finlandais représente à lui seul 40 % du marché mondial des téléphones sans fil et est à la pointe de la transition vers l'Internet mobile. La société canadienne Research in Motion, qui produit le Blackberry, est en 13e position, alors que les entreprises américaines comme Motorola, qui connaît de nombreuses difficultés, sont les grandes absentes de ce classement.

L'industrie automobile est l'un des autres atouts majeurs de l'Europe. Les fabricants de véhicules haut de gamme tels BMW, Daimler et Audi (membre du groupe Volkswagen) figurent tous au classement - signe indubitable de la domination qu'exerce l'Allemagne sur ce segment. Il convient cependant d'ajouter que le Japonais Toyota, troisième de la liste, devance tous les autres fabricants automobiles du monde.

Ce secteur ne bénéficie pas seulement de la présence des géants de l'industrie, mais aussi d'un réseau de fournisseurs innovants, comme l'Allemand Continental, et de marques plus confidentielles, comme Ferrari. Selon Michael Davies, maître de conférences à la Sloan School of Management du MIT et consultant auprès de nombreuses sociétés européennes, "tout ce secteur unit ses efforts pour innover".

Des entreprises qui résistent

En réalité, les données montrent que l'innovation est en grande partie assurée par de petites et moyennes entreprises, qui ne sont généralement pas prises en compte par les enquêtes. Une étude réalisée par des chercheurs de l'école de commerce Insead, qui envisage l'innovation pays par pays plutôt qu'entreprise par entreprise, révèle que les pays européens se portent bien. Certes, les États-Unis sont loin devant, mais l'Allemagne se classe deuxième, et cinq des dix premières places sont occupées par des pays du Vieux Continent. Soumitra Dutta, auteur de ce travail, attribue en partie cette progression à la déréglementation imposée par l'Union européenne, qui constitue selon elle un facteur déclenchant.

Ainsi, les concepteurs de machines-outils d'outre-Rhin, des PME pour la plupart, ont prospéré en fournissant aux fabricants du monde entier, dont la Chine, l'Inde et la Russie, les machines dont ils ont besoin. C'est une des raisons de la bonne tenue de l'économie allemande dans un contexte mondial pour le moins agité. Siemens, l'une des rares multinationales du secteur, figure en 38e position. Selon Nani Beccalli-Falco, directeur général de GE International, "l'Allemagne est le berceau de la technologie, et nous souhaitions tirer profit de cette caractéristique".

Le protectionnisme, frein à l'innovation

Cependant, l'Europe doit encore faire des efforts pour devenir aussi innovante que sa rivale d'outre-Atlantique. Le capital-risque est encore bien plus rare qu'aux États-Unis. Seule la Grande-Bretagne peut réellement se vanter de posséder des universités dotées de centres de recherche de classe internationale. Les gouvernements ont encore des réflexes protectionnistes quand les industries nationales sont en cause, ce qui, à long terme, isole les entreprises de la pression concurrentielle et étouffe dans l'oeuf toute pulsion novatrice. C'est ce qu'explique Ann Mettler, directrice exécutive et fondatrice du think tank bruxellois Lisbon Council : "C'est dans les secteurs où la concurrence est la plus forte que l'innovation est la plus présente."

Dans notre dossier spécial sur l'innovation en Europe, nous mettons en avant six entreprises petites et grandes qui sont à l'origine de grandes idées, de modèles d'entreprises originaux ou de technologies révolutionnaires destinées à changer le monde. Depuis la Suisse Asset4, pionnière en matière de collecte, d'analyse et de diffusion de données extrafinancières concernant les entreprises, jusqu'à la start-up hollandaise European Climate Exchange, dont le réseau électronique gère 85 % des échanges de droits d'émission de CO2 européens, toutes sont à la pointe de secteurs émergents.

Même les géants que sont Nokia et Danone doivent réaliser des innovations d'envergure pour rester compétitifs dans des industries où la concurrence est impitoyable. Nous vous invitons à consulter notre dossier spécial, qui comprend des diaporamas consacrés aux centres d'innovation européens les plus actifs.

source: http://www.lepoint.fr/business-week-economie/ou-en-est-l-innovation-en-europe/1022/0/248111

Innovation Nation : le Livre blanc britannique sur l'innovation

Le Department for Innovation, Universities and Skills (le Ministère de l'innovation, des universités et des compétences britannique, le DIUS) a publié en mars 2008 sa stratégie pour l'innovation dans le Livre blanc intitulé "Innovation Nation".

"Innovation Nation" est un document d'orientation qui présente la stratégie que le gouvernement britannique souhaite adopter pour faire du Royaume-Uni une nation propice à, et active dans, le domaine de l'innovation. Les actions présentées touchent à l'éducation et à la formation, à la recherche académique, à l'exploitation des connaissances et au recours à la réglementation, aux marchés et aux services publics pour façonner un marché propice aux solutions innovantes. Le document insiste toutefois tout particulièrement, d'une part, sur l'innovation dans les services et dans les industries de la création et, d'autre part, sur le rôle que peuvent jouer la demande et les ministères gouvernementaux à travers leur politique de marchés publics.

Il annonce quelques mesures précises : création d'un indice de mesure d'innovation, d'une spécification nationale proof-of-concept (preuve de concept) et de deux nouveaux laboratoires consacrés à l'innovation. Le Livre blanc annonce également la publication d'un certain nombre de stratégies et de feuilles de route, notamment pour le DIUS et pour le Technology Strategy Board (le TSB).

Auteurs : PROST Anne
Ambassade de France au Royaume-Uni - 14 pages - 30/04/2008

Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf :
http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm08_031.htm
 

14.5.08

Novo edital de subvenção prevê R$ 450 milhões para inovação

Edital levará em consideração grau de inovação da proposta em relação a outras soluções existentes, impacto no mercado e capacidade técnica da equipe envolvida no desenvolvimento do produto ou serviço...Leia mais

Empresas brasileiras de todos os portes podem se candidatar ao novo edital de Subvenção Econômica 2008, que será lançado nesta terça-feira, dia 13 de maio, pela Financiadora de Estudos e Projetos (FINEP), do Ministério da Ciência e Tecnologia. Ao todo, serão disponibilizados R$ 450 milhões para o desenvolvimento de projetos em seis áreas estratégicas: Tecnologias da Informação e Comunicação, Biotecnologia, Saúde, Programas Estratégicos, Energia e Desenvolvimento Social. A vantagem dos recursos da subvenção é que eles são não-reembolsáveis, ou seja, as empresas beneficiadas não precisam devolver o dinheiro recebido.

"Este já é o terceiro edital de subvenção lançado pela FINEP. Até o momento, já foram disponibilizados R$ 588 milhões, que beneficiaram 321 projetos", afirma o Diretor de Inovação da FINEP, Eduardo Costa.

A seleção das empresas candidatas ao edital 2008, anunciado no dia 12 de maio durante o lançamento da nova política industrial, no BNDES, no Rio, acontecerá em duas etapas. Na primeira, as propostas serão apresentadas, até o dia 30 de junho, em formulário eletrônico simplificado, que estará disponível no site da FINEP até as 18 horas do dia 13 de maio. Nele serão descritos o tipo de produto, serviço ou processo inovador a ser desenvolvido com os recursos da subvenção, os impactos econômicos e sociais do projeto e a qualificação da equipe executora.

O resultado da fase 1 está previsto para o dia 4 de agosto. Na segunda fase, apenas as empresas selecionadas deverão encaminhar o projeto detalhado à FINEP, que também acontecerá por meio eletrônico até o dia 1º de setembro. O resultado desta última etapa sairá no dia 6 de outubro. A partir daí, começa então um curto período para a apresentação de recursos pelas empresas que tiveram suas propostas recusadas. O resultado final, com a divulgação da lista das empresas contempladas no site da FINEP, está previsto para o dia 17 de outubro.

O valor mínimo de cada projeto será de R$ 1 milhão com prazo de execução de 36 meses. Haverá, ainda, uma contrapartida que ficará entre 5% e 20% do valor total do projeto no caso de empresas menores, e entre 100% e 200% para empresas de médio e grande porte.

Além do enquadramento do projeto nos temas específicos das seis áreas definidas no edital, a comissão julgadora levará em consideração o grau de inovação da proposta em relação a outras soluções existentes, o impacto no mercado, a importância para a sociedade e a capacidade técnica da equipe envolvida no desenvolvimento do produto, serviço ou processo.

Ainda segundo o edital, 40% dos recursos vão apoiar empresas pequenas e 30% do total serão destinados às regiões Norte, Nordeste e Centro-Oeste. Apenas no caso de não haver demanda qualificada nessas regiões, os recursos serão remanejados para apoio aos demais projetos aprovados.

O que será apoiado

Na área de TI e Comunicação, por exemplo, serão apoiados projetos de software e de conteúdo inovador para novas mídias, como aparelhos celulares, novos dispositivos de acesso à internet e TV Digital. Nesse caso, estão previstos, ainda, desenvolvimentos de sistemas ou antenas de transmissão de sinais digitais compatíveis com o sistema brasileiro. No setor de telecomunicações, serão priorizadas novas plataformas e componentes inovadores para redes de comunicações ópticas e sem fio.

Em Biotecnologia, serão priorizados produtos com alto potencial terapêutico, obtidos a partir de princípios ativos existentes em espécies da biodiversidade brasileira, e bioinseticidas para controle de pragas provocadas por insetos transmissores de doenças, como a dengue, malária e febre amarela.

O setor de Saúde abrange dispositivos para diagnósticos, prognósticos e ferramentas terapêuticas para doenças negligenciadas e câncer; desenvolvimentos de moléculas com alto potencial, como insulina humana, calcitonina e hormônios; componentes e equipamentos para telemedicina e telessaúde, ultrasom e hemodiálise; e aparelhos auditivos.

Os Programas Estratégicos englobam desenvolvimento, integração e implantação de sistemas de posicionamento para navegação, controle e guiamento, tipo simuladores, além de materiais emissores de elétrons e de alta densidade energética, assim como processos industriais para fabricação de peças e sistemas estruturais em fibras de carbono, semicompósitos e cerâmicas.

Na área de Energia serão apoiados projetos para aproveitamento da palha da cana na cadeia do etanol, extração de óleos de palmáceas e pinhão manso para produção de biodiesel em pequena escala e fabricação de válvulas submarinas utilizadas na exploração de petróleo e gás em águas profundas.

E por último, o edital irá contemplar soluções inovadoras para acesso de baixo custo à internet em banda larga e habitação de interesse social, além de equipamentos e dispositivos destinados a facilitar o dia-a-dia de portadores de deficiências. Todas as áreas terão disponíveis R$ 80 milhões para apoio a projetos inovadores, com exceção apenas do setor de Desenvolvimento Social, que contará com R$ 50 milhões.

Fonte: FINEP

7.5.08

Les solutions d’avenir de l’innovation ouverte

Utiliser le gisement de « cerveaux » qu'offre l'Internet pour résoudre des problèmes scientifiques et techniques. L'idée fait son chemin dans le monde industriel.

Pour beaucoup d'entreprises, l'Internet est devenue un média stratégique. Au-delà de l'affichage d'une ligne de développement et de produits commercialisés ou dans les « pipelines », pour lequel le net est surtout un amplificateur de la communication classique d'entreprise, se trament en coulisses toute une série de développements destinés à stimuler l'innovation des entreprises grâce aux ressources externes offertes par les réseaux et les « communautés » internet.

Sources ouvertes
Innover, aujourd'hui, demande non seulement d'avoir des idées et des capacités internes de développement mais aussi d'exploiter les compétences externes à l'entreprise, dans une logique donnant-donnant, afin de répondre au mieux aux attentes des consommateurs. L'industrie pharmaceutique externalisent ainsi bon nombre de recherches par des contrats avec des sociétés de biotechnologies. Par ailleurs, des prestataires de services se sont positionnés sur le marché de l'« innovation ouverte » (open innovation), un terme proposé en 2003 par Henry Chesbrough, du Center for Open Innovation de Berkeley, aujourd'hui repris sous l'expression « crowdsourcing » (littéralement « approvisionnement chez monsieur tout le monde »), terme avancé par le journaliste Jeff Howe en 2006 pour distinguer ce processus de l'externalisation (outsourcing).

Certains prestataires aident les entreprises commerciales à évaluer leurs produits en développement auprès de consommateurs. Plus original, d'autres recueillent les avis, propositions et solutions d'internautes sur de nouveaux produits ou sur des problèmes que des entreprises ou institutions n'ont pas réussi à résoudre faute de compétences internes. Celles-ci sont gagnantes car elles peuvent trouver des solutions sans employer de personnel ou des sous-traitants à cette tâche. Les internautes qui trouvent les solutions sont rémunérés en retour. Les prestataires se payent en prélevant un pourcentage sur ces récompenses, qui peuvent atteindre des centaines de milliers d'euros. Dans une logique libérale bien rodée, le système fonctionne parce que chacun y trouve son intérêt financier.

« Quêteurs » et « solutionneurs »
InnoCentive (Waltham, Massachusetts) est sans doute le leader mondial de l'innovation ouverte dans le domaine scientifique et technique. Fondée en 2001 par Alpheus Bingham et Jill Panetta comme « spin-off » de la firme pharmaceutique Eli Lilly, la société a créé sur son site un « marché ouvert de l'innovation » dans lequel des « quêteurs » (seekers) – généralement des industriels ou institutions ayant pignon sur rue – proposent à la communauté des « solutionneurs » (solvers, sur inscription gratuite) de résoudre des défis dans les principales disciplines scientifiques et techniques et dans le domaine de l'entrepreneuriat.

Le principe de fonctionnement s'inspire des projets de science citoyenne (citizen science) tels que SETI@home, qui utilisent des ordinateurs connectés à Internet pour résoudre des problèmes, par exemple la recherche d'intelligence extraterrestre dans le cas de SETI. Mais les demandes médiées par InnoCentive sont très spécialisées et font appel aux compétences de scientifiques ou d'inventeurs chevronnés du monde entier, actifs ou retraités. Ainsi, en sciences de la vie, trouve-t-on des requêtes relatives, entre autres, à la découverte d'un marqueur de progression de la sclérose latérale amyotrophique (contre une récompense d'un million de dollars promise par la fondation Prize 4 Life !), à un dispositif à énergie solaire capable de réduire le risque du paludisme (40 000 dollars) ou à des approches susceptibles d'empêcher la contamination de produits cosmétiques (20 000 dollars).

« En combinant la technologie, les incitations économiques et l'ingéniosité humaine, nous allons aborder et résoudre les problèmes auxquels sont aujourd'hui confrontées les organisations commerciales, gouvernementales et humanitaires mieux, plus rapidement et à moindre coût que cela n'a jamais été possible », résume le credo d'InnoCentive. La prise de risque n'est cependant pas négligeable pour les « solutionneurs » puisqu'il leur faut consacrer du temps à résoudre un problème ardu sans garantie aucune de toucher le pactole en bout de course.

L'innovation humanitaire
La société, qui n'est pas en mal d'imagination, a conclu par ailleurs fin 2006 un accord avec la Rockefeller Foundation afin d'étendre ses procédures aux problèmes spécifiques des populations pauvres. Un organisme de recherche ou une ONG ayant un défi à relever dans ce domaine contacte la fondation. Si son projet est sélectionné, un « accord de quêteur » est passé qui permet à l'organisme de faire appel aux services d'InnoCentive. Les frais correspondant à la récompense versée au « solutionneur » sont partagés à moitié par la fondation et l'organisme quêteur, mais celui-ci est remboursé par cette dernière une fois que la solution est opérationnelle. La démarche est complémentaire d'initiatives telles que GlobalGiving qui visent à faire converger, via l'Internet, des donateurs vers des projets de lutte contre la pauvreté.

Les réseaux ouverts destinés à stimuler l'innovation scientifique et technique semblent avoir de beaux jours devant eux. Outre InnoCentive, plusieurs sociétés américaines se sont spécialisées sur ce marché avec des modes de fonctionnement légèrement différents, à l'instar de NineSigma (Cleveland), créée en 2000 par Procter & Gamble, ou YourEncore (Indianapolis).

L'Europe commence à suivre le mouvement. Pour preuve, une conférence sur l'innovation ouverte sera organisée à Tours du 15 au 18 juin prochains par la Société internationale pour la gestion professionnelle de l'innovation (ISPIM).

Pour en savoir plus
http://www.innocentive.com/
http://www.rockfound.org/initiatives/innovation/innovation.shtml
http://zero.newassignment.net/filed/innocentive_crowdsourcing_diversity
http://www.ninesigma.com/
http://www.yourencore.com/
http://www.globalgiving.com
http://en.wikipedia.org/wiki/Crowdsourcing
http://fr.wikipedia.org/wiki/Innovation_ouverte
http://openinnovation.haas.berkeley.edu/openinnovation.html
http://www.ispim.org/conference/
http://www.openinnovation.eu/index.php

par Jean-Jacques Perrier
source: http://www.vivagora.org

6.5.08

IET : quel pays va accueillir le MIT européen ?

En devenir, l'Institut européen d'innovation et de technologie (IET) attire les convoitises. La Pologne, l'Espagne, l'Autriche et la Slovaquie feraient pression pour accueillir le « MIT européen » sur leur territoire, a indiqué le Financial Times, dans son édition du 30 avril 2008. Chaque pays candidat aurait jusqu'à la fin mai pour convaincre l'exécutif européen. Le siège de l'IET sera composé d'une vingtaine de collaborateurs, d'après le quotidien économique.

En mars dernier, à la suite des ministres européens en charge de la recherche, les eurodéputés ont donné leur feu vert à la création de l'Institut européen d'innovation et de technologie (ou European Institute of Innovation and Technology). Dévoilé en 2005, ce projet européen de pôle d'excellence dédié à l'éducation, la recherche et l'innovation, est inspiré du Massachusetts Institute of Technology (MIT), prestigieux centre de recherche universitaire étatsunien. Avec l'IET, l'Union européenne entend séduire « les plus talentueux » des étudiants, chercheurs et professionnels...

Qui vivra, verra. Dirigé par un comité directeur de dix-huit membres nommés cette année, l'IET sera encadré par des « communautés de la connaissance et de l'innovation » (CCI) réparties sur l'ensemble du territoire européen. Cependant, il faudra attendre la fin de l'année 2009, et non le printemps 2008, pour que les premières CCI soient identifiées.

Enfin, l'entité devrait être financée par la Commission européenne et les Etats membres de l'UE à hauteur de 308,7 millions d'euros jusqu'en 2013. Plus de 2 milliards d'euros supplémentaires devraient émaner du secteur privé. Selon les termes de José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, « en renforçant la capacité de l'Europe à combler le fossé de l'innovation avec ses principaux concurrents, l'IET participera à la mise en oeuvre d'une Europe des résultats ».