23.11.08

Livre : La Recherche et l’innovation en France

C'est le troisième opus estampillée FutuRIS (Recherche Innovation Société). La mission de cette plate-forme de réflexion rassemblant acteurs économiques et experts de la recherche au sein de l'ANRT (Association nationale de la recherche technique) est d'analyser les évolutions majeures du SFRI (système français de recherche et d'innovation). Petite revue de détail.

Le principal intérêt de ce livre-somme écrit à plusieurs mains est de présenter une cartographie très précise des enjeux liés aujourd'hui à la recherche et au développement. Il y est fait un bilan chiffré des engagements publics (1) et privés en matière de recherche, mais aussi une présentation des différents dispositifs mis en place pour essayer de « booster » la recherche et l'innovation : les pôles de compétitivité, le crédit-recherche (à destination des entreprises), la politique des brevets (au niveau national comme au niveau européen)... Sans oublier oublier d'analyser le rôle et les attentes des différents acteurs du SFRI (système français de recherche et d'innovation) : l'Etat, les entreprises privées, les chercheurs, les universités... Tout au long du livre, le constat du retard français en matière de valorisation et d'innovation est à plusieurs reprises répété tout comme est soulignée la lenteur des réformes : « Y arrivera-t-on et surtout y arrivera-t-on assez vite, alors que pendant des dizaines d'années on a laissé s'accumuler les handicaps? », s'interroge dans la préface Jean-François Dehecq, président du comité d'orientation de FutuRIS.

A cette question, l'économiste Jacques Lesourne, y répond en partie dans le premier chapitre en faisant le bilan de six années de réforme (2002-2008). Il dresse la liste des différentes zones de conflit qui selon lui, minent le paysage de la recherche française : clivage entre le ministère qui prend une décision et la direction du budget qui ne débloque pas de crédits, entre le domaine public et les entreprises (« un clivage que la France a hérité d'une histoire longue »), entre les universités et les grandes écoles, mais aussi entre l'enseignement et la recherche au sein même de l'université, manque de lisibilité de la carrière de chercheurs (« cette carrière commence dans l'incertitude et par une course de haies, se poursuit ensuite dans un statut de fonctionnaire sans beaucoup de discriminations jusqu'à la retraite »)... Autant de points de blocage, de conflits et de clivages qui d'après Jacques Lesourne, ont rendu difficile la mise en oeuvre des réformes. Pour y remédier il milite, comme les autres contributeurs de cet ouvrage,  pour que les universités fortes et autonomes deviennent les pièces maîtresses du SFRI : « La transformation voulue demandera du temps. Certains établissements réussiront et d'autres échoueront, notamment en fonction de la qualité de leur gestion économique. (...) Il faudra aussi que le ministère s'attache plus aux réalités qu'au saupoudrage et à l'égalitarisme, et prenne du recul vis-à-vis de contrats quadriennaux qui demandent beaucoup de travail et n'ont souvent pas beaucoup de valeur que le papier sur lequel ils sont écrits », écrit-il. Une perspective qui risque de faire grincer quelques dents.  

(1)  En 2008, la dépense nationale de RD devrait atteindre 42,7 milliards d'euros, soit 2,16% du PIB


Source : http://www.educpros.fr/detail-article/h/34a8a62252/a/futuris-2008-quelles-recettes-pour-booster-la-recherche-en-france.html

Google bien représenté dans l'équipe du président Obama

Barack Obama a choisi les trois conseillers qui seront chargés des « technologies, de l'innovation et de la réforme du gouvernement ».

Il s'agit de Sonal Shah, la présidente de la fondation de mécénat Google.org, auparavant vice-présidente de Goldman Sachs ; ainsi que Blair Levin, directeur à la banque d'investissement Stifel Nicolaus ; et Julius Genachowski qui a créé la pépinière d'entreprises LaunchBox Digital et présidé l'équipe chargée pendant la campagne d'Obama de monter son "Tech and Innovation Plan".

Ce dernier est d'ailleurs pressenti pour le poste de "chief technology officer" que le président élu souhaite nommé pour gérer cette politique au sein de son gouvernement.

 Le 44e président américain s'était déjà assuré les services d'Eric Schmidt, président de Google, qui l'a soutenu pendant la campagne présidentielle.

Source: http://www.zdnet.fr/actualites/telecoms/0,39040748,39384985,00.htm

13.11.08

VIDEO : Innover permet pourtant de sortir de la crise par le haut pour les entreprises comme pour l’ensemble de l’économie.

Le changement de climat économique qu'annonce la fonte spectaculaire des valeurs boursières gèle la confiance des entrepreneurs. La morosité ambiante n'incite pas à construire des stratégies de long terme. L'heure serait davantage au repli qu'à la conquête de nouveaux marchés.
Innover permet pourtant de sortir de la crise par le haut pour les entreprises comme pour l'ensemble de l'économie. C'est ce dont témoignent des investisseurs et des chefs d'entreprises innovantes lors de la réunion du 12 novembre 2008 qui porte sur la croissante verte et les opportunités de l'économie numérique


 

10.11.08

Stratégie de l'OCDE pour l'Innovation

L'innovation est un moteur puissant de croissance économique durable. Or, de nombreux pays commencent à peine à exploiter leur potentiel pour promouvoir la prospérité et le bien-être économiques.
 
En 2007, les ministres des pays de l'OCDE sont convenus, dans un contexte de ralentissement de la productivité, de la nécessité d'améliorer les conditions cadres de l'innovation. La détérioration du climat économique ne fait que renforcer cet impératif. Le défi que doit relever, sur le plan analytique, la stratégie de l'OCDE pour l'innovation, consiste à favoriser la compréhension du fonctionnement de l'innovation dans un marché mondial de la science et de la technologie. Son objectif est d'aider les responsables des politiques à améliorer les conditions cadres de l'innovation et à enclencher une dynamique positive de croissance.
 
Ce projet procède par analyses et comparaisons reposant sur des données concrètes. Il portera sur l'élaboration d'un cadre de dialogue et d'examen et de nouveaux indicateurs des liens entre l'innovation et les performances économiques, la conception d'initiatives en faveur d'environnements économiques propices à l'innovation, et la rédaction de pratiques optimales et de recommandations d'action.

Ce site est directement accessible à l'adresse suivante : www.oecd.org/innovation/strategie

Exclusif : le plan de Bruxelles pour doper le logiciel européen

L'industrie européenne du logiciel est de très bonne facture mais elle a du mal à atteindre une taille mondiale face aux éditeurs américains. Le Syntec Informatique a conduit des travaux avec huit autres organismes représentatifs pour déterminer des domaines d'actions.

Champions de la qualité pour ce qui concerne leur code informatique, les éditeurs européens de logiciel sont souvent des nains par rapport aux grands américains du secteur. Bien sûr, on peut citer les noms de SAP, Dassault Systèmes, Sage et Business Objects comme de beaux exemples de réussite internationale. Mais la liste est fort courte par rapport à l'éventail américain et elle a même tendance à se réduire sous l'effet de la concentration : SAP a ainsi racheté Business Objects.

Il y a un an, Viviane Reding, commissaire européen responsable de la société de l'information et des médias, avait fait le constat de cette situation. Elle avait enjoint aux organismes représentatifs du secteur de lui dresser trois points clefs et de suggérer des recommandations « réalistes » pour développer le secteur. Jean-Pierre Brulard, responsable du pôle éditeur du Syntec Informatique (et patron de Business Objects Europe), s'est attelé à la tâche. Il a conduit les travaux avec huit autres syndicats professionnels dont Bitkom en Allemagne, Aetic en Espagne, Assinform en Italie, Agoria en Belgique, Intellect au Royaume-Uni, ICT-Office aux Pays-Bas, IVSZ en Hongrie et Teknologiaeollisuus en Finlande.

« Pour que le logiciel européen réalise son plein potentiel, explique Jean-Pierre Brulard, nous devons porter nos efforts sur trois sujets : le problème des talents et du savoir-faire, l'augmentation du taux d'équipement en progiciel des entreprises européennes, le financement de l'innovation et du développement des jeunes éditeurs ». Les travaux des neufs partenaires ont abouti dans chaque catégorie à trois recommandations, ce qui en fait neuf en tout. Globalement, ce n'est pas une révolution, mais une suggestion de réallocation de ressources ou de programmes existants au niveau de la Commission Européenne.

Sur le point des ressources humaines, les déficits sont criants. L'Europe ne compte pas assez de programmeurs, ni d'ingénieurs, et on peut faire le même constat au niveau des forces de ventes, du marketing et même des gestionnaires. « Nous avons recommandé de créer un réseau d'expertise, l'European Software Expertise Network (ESEN) pour améliorer notre pôle de talents et la qualité du logiciel made in Europe », confie Jean-Pierre Brulard. Cela passe aussi par une campagne de communication vers les 14-20 ans pour rendre le métier attractif, particulièrement chez les filles. Les acteurs des services informatiques recommandent aussi d'utiliser le programme Erasmus pour attirer, voire fixer en Europe, les étudiants des nouveaux Etats membres.

Le deuxième point relevé par les travaux est un peu paradoxal. Les industries, les universités et les start-ups européennes sont capables de produire une recherche d'excellente qualité. Le mois dernier, Steve Ballmer, le patron de Microsoft est venu à Paris pour présenter le renforcement de son effort de recherche en Europe. Hélas, l'excellence de la recherche ne se traduit pas par un flux d'innovation. « Cela découle de notre premier constat, note Jean-Pierre Brulard. Nous manquons de talents marketing et de talents managériaux. De plus, le taux d'utilisation de progiciel par les entreprises est faible et le marché européen est fragmenté, ne serait-ce que par les différentes réglementation des Etats ». D'où l'idée de mettre en place EUROSOFT (European Software Innovation Program) pour stimuler les innovations et l'industrialisation du logiciel.

Finalement, le manque d'innovation va de pair avec le manque de financement. « Si les start-up ont besoin de capital de démarrage, elles ont encore plus besoin de financement lors des premières étapes du développement de leur chiffre d'affaires », affirme Jean-Pierre Brulard. Avec la contraction du crédit, la situation est devenue dramatique. Et de recommander la création d'un European Software Fund pour investir dans des jeunes pousses. Il serait rattaché à l'European Investement Fund, qui existe déjà et qui finance des PME innovantes. « L'idée n'est pas de financer plus mais de financer mieux ce qui transforme une technologie en innovation », note Jean-Pierre Brulard. Ce n'est plus des idées qu'il faut financer mais leur commercialisation.

source : http://www.latribune.fr/entreprises/communication/informatique--electronique/20081107trib000308066/exclusif--le-plan-de-bruxelles-pour-doper-le-logiciel-europeen.html

7.11.08

Instituto Inovação: Fundo Criatec de Capital Semente investe em novas empresas

Tecnologias para análises clínicas, e para monitoramento de integridade estrutural (inclusive em águas profundas) receberão esse aporte de capital.

O Fundo Criatec de capital semente oficializou, no mês de agosto, o investimento em outras duas empresas: Celer e Subsin (no primeiro semestre deste ano, o investimento na Rizoflora já havia sido anunciado).

Celer – sistemas de automação para análises clínicas: A Celer é uma empresa que desenvolve e produz sistemas de instrumentação e automação laboratorial com tecnologia diferenciada. Fundada em 2001 por Denilson Laudares Rodrigues - que também é pesquisador no GEAR (Grupo de Estudos em Automação e Robótica, da PUC/MG) – a tecnologia da Celer permite realizar, com alta precisão, procedimentos para diagnósticos laboratoriais e análises clínicas. Os equipamentos produzidos pela empresa são acessíveis até mesmo aos pequenos e médios laboratórios, que passam a contar, então, com tecnologia para realizar exames de alta complexidade, antes restritos às grandes empresas. A tecnologia da Celer, portanto, atende a uma grande demanda reprimida, dos pequenos e médios laboratórios, e ainda pode substituir os equipamentos importados – mais caros - usados pelas grandes empresas.

Desde 2005, a Celer já vinha conseguindo captar recursos junto a órgãos de fomento exclusivamente para investimento em P&D. Agora, o aporte financeiro do Criatec vai alavancar a estruturação da empresa como um todo. "O Fundo Criatec está viabilizando um momento crucial na Celer, que é o de colocar os nossos produtos no mercado. Até então, nós fizemos muita pesquisa, inclusive para terceiros. O Criatec está nos possibilitando comercializar a nossa linha de produtos" comenta Denílson, empreendedor da Celer. 

Subsin – produção de petróleo em águas ultra profundas: A Subsin foi fundada por Melquisedec dos Santos e Cassiano Neves e recentemente recebeu investimento do Fundo Criatec. A Subsin disponibiliza para o mercado serviços de análises de integridade estrutural, combinando análises de engenharia com inspeção robotizada e monitoração de equipamentos. A tecnologia de robôs para inspeção é desenvolvida na própria empresa e inclui: robô para inspeção visual de dutos, medição de espessura pela parte externa de casco e costado de navios e plataformas, medição de espessura de tanques de estocagem. "O investimento do Criatec proporciona uma ampliação nos horizontes de atuação da empresa, permitindo que a mesma transforme seus protótipos desenvolvidos em produtos e serviços que atendem à demanda existente no mercado por tecnologias inovadoras" fala Melquisedec, fundador da Subsin.

A Subsin trabalha no setor de óleo e gás, química e petroquímica, papel e celulose, siderurgia, dentre outros. "Dado o aquecimento desse setor com novas descobertas de campos petrolíferos, é fundamental que empresas brasileiras como a Subsin se capacitem para competirem nesse mercado. O investimento do Criatec na empresa proporciona à mesma competir no desenvolvimento de novas tecnologias aplicadas à produção de petróleo em águas ultra profundas. Também possibilita a introdução de tecnologias inovadoras na área de análise da integridade de estruturas." A Subsin possibilita aos seus clientes o acompanhamento da condição de trabalho de suas estruturas, implicando em uma elevação da disponibilidade das mesmas e garantindo a sua integridade.

Fundo Criatec – investimento em estágio inicial, aceleração, 50 investimentos em 4 anos: Segundo Robert Binder, gestor deste que é o maior fundo de capital semente do Brasil, o diferencial do Criatec está no fato de estar focado realmente no primeiro estágio do desenvolvimento empresarial; e de aceitar a realidade brasileira como ela é, e não como deveria ser. "O Inovador / cientista / inventor brasileiro nunca teve antes uma chance real de desenvolver um empreendimento comercial baseado no seu conhecimento" diz Binder. "Nossa ciência e conhecimento estão represados. Precisamos construir junto com os inovadores, muito mais do que avaliá-los. Precisamos trabalhar com as virtudes do brasileiro ao invés de apontar as suas falhas. Precisamos ajudar os nossos inovadores a entenderem o processo comercial para que possamos nos beneficiar dos seus conhecimentos."

O Criatec é obrigado pela regulação do Fundo a fazer 50 investimentos em 4 anos. Portanto, é um fundo focado em resultados, com metas claras. "E por que nós vamos fazer 50 investimentos em 4 anos? Porque nós temos tecnologia, conhecimento do ambiente de produção tecnológica brasileiro, e porque existem projetos, mercado  e demanda para fazer 50 investimentos." O Criatec é um Fundo de dimensão nacional que procura regiões onde existem sistemas locais de inovação. "Pelo regulamento do Fundo nós precisamos atuar em no mínimo 6 praças, e nós vamos estar em 9. Nós estamos em Belém, onde dificilmente teria um fundo de investimento. E existem muitas oportunidades lá." 
 

4.11.08

Un réseau européen pour l'innovation

L'année 2008 est un tournant pour Europe Innova. Ce réseau, qui vient de boucler sa deuxième conférence internationale les 22, 23 et 24 octobre, à Lyon, organisée en collaboration avec la présidence française de l'Union européenne, entre dans une nouvelle phase. Après avoir passé deux ans à identifier les facteurs d'innovation en Europe, les partenaires cherchent maintenant comment diffuser les bons outils pour l'accélérer.
Europe Innova est en fait une initiative née au sein du sixième Programme cadre de recherche et de développement européen (2002-2006), dont la priorité était de « structurer l'espace de recherche européen ». « Les objectifs fondamentaux d'Europe Innova s'inscrivent parfaitement dans cet axe, puisqu'il s'agit de repérer et de modéliser au sein de l'Europe les facteurs d'accélération de l'innovation », rappelle Agis Evrigenis, l'un des organisateurs de la conférence, responsable de la communication du réseau. Au total, le réseau regroupe plus de 300 organisations ou entreprises venues de 23 pays membres, auxquels s'ajoutent des partenaires venus de Norvège, de Suisse, de Turquie et de Chine.

Pour identifier et analyser les moteurs et les freins de l'innovation en Europe, les groupes de travail ont adopté une approche sectorielle. Les mécanismes de l'innovation dans l'industrie automobile, les biotechnologies, le BTP, l'agroalimentaire, l'espace, le textile, la santé, l'optique, etc., ont été passés au crible pendant plus de deux ans. Europe Innova veut en fait établir une politique de l'innovation européenne. Comment ? En construisant une plateforme paneuropéenne pour que les différentes parties prenantes – industriels, chercheurs, organismes de financement, politiques – puissent développer, discuter et échanger des bonnes pratiques, des idées, des outils… Et aussi améliorer le financement de l'innovation. Pour cette thématique transversale, les partenaires se sont concentrés sur l'identification des principaux facteurs qui interviennent dans l'obtention de fonds, et l'amélioration de l'accès aux capitaux pour les entreprises innovantes, secteur par secteur.

La France est évidemment en bonne place dans ce réseau à travers ses établissements d'enseignement supérieur et de recherche – université technologique de Compiègne, université Henri Poincaré à Nancy, université Paris-XI, université des Sciences et Technologies de Lille – ainsi que plusieurs technopoles, clusters et pôles de compétitivité auxquels sont associés de nombreux laboratoires du CNRS : Nantes Atlanpole, Mov'EO, Agropolis, Pôle optique et photonique Sud, Opticsvalley…
Pendant la conférence lyonnaise, l'accent était justement mis, en parallèle des communications, sur les pôles de la région. Les 600 participants venus du monde entier ont ainsi pu juger sur pièces des modèles d'innovation mis en œuvre en Rhône-Alpes, à travers les pôles de compétitivité Axelera (chimie et environnement), Lyon Biopole (biotechnologies), dont le CNRS est partenaire, Imaginove (multimédia) et Techtera (textiles techniques).

Et maintenant ? « Pendant l'année 2007, les divers projets mis en place au sein d'Europe Innova sont arrivés à maturité, explique Agis Evrigenis. À présent, il s'agit de finaliser et de diffuser ces résultats pour maximiser leur impact en termes de politique d'innovation et de pratiques. Le but est de mettre en place une stratégie pour que les réseaux, les services et les coopérations subsistent sans le financement européen. »
De nouveaux projets vont être subventionnés, concentrés sur les PME, et sur la capacité de l'Europe à contribuer à la compétitivité. Il s'agit maintenant pour le Vieux Continent de répondre efficacement aux besoins d'innovation d'aujourd'hui et de demain, appelés par le changement global, les besoins énergétiques grandissants ou encore le vieillissement de la population.
 

31.10.08

Finance innovation : Préparer la sortie de crise

La crise peut-elle renforcer la place financière parisienne ? C'est ce que pense Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace. Pour lui, la solidité du modèle bancaire français, la qualité du système de régulation et les capacités de gestion des risques de la place parisienne placeront cette dernière au cœur du système financier « post-crise ». Dans l'immédiat, pour permettre aux PME de la finance parisienne d'affronter la crise, Paris Europlace soutient les initiatives du pôle Finance Innovation, qui développe le capital amorçage et souhaite mettre en place un fonds d'investissement dédié aux sociétés financières.
La crise financière n'est pas finie. Mais pour Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez et président de Paris Europlace, organe de promotion de la place financière parisienne, il faut d'ores et déjà « préparer la sortie de crise. La place parisienne dispose d'atouts qui ont été révélés par la crise, et qu'il faut valoriser : un modèle de banque universelle équilibré, un système de régulation de qualité, de fortes capacités en recherche et en formation, notamment dans l'analyse et la gestion des risques.  » Alors que se dessine une refonte du système financier mondial vers plus de réglementation et de transparence, « les atouts de la place parisienne pourraient être plus forts après la crise qu'avant. Un léger rééquilibrage entre Londres et Paris est possible », selon Gérard Mestrallet. Tirant les leçons de la crise et confiante dans ses forces, Paris Europlace veut se doter d'une nouvelle stratégie de développement. Un plan d'actions sera remis fin novembre à Christine Lagarde, qui préside le « haut comité de place » d'Europlace. Il proposera plusieurs mesures pour renforcer l'attractivité de Paris, en misant notamment sur la recherche dans le domaine de l'identification/gestion des risques, ou le développement de produits financiers de nouvelle génération, transparents et adaptés aux besoins des clients.

Place parisienne : 150 000 emplois directs

Dans l'immédiat, la place parisienne n'oublie pas que la maison brûle. « Il faut mener une action urgente en faveur des PME de l'industrie financière  », estime Gérard Mestrallet. Outre les accords passés entre l'Etat et les banques pour éviter le tarissement des crédits aux PME, Paris Europlace compte sur le pôle de compétitivité «  Finance Innovation  » pour aider les entreprises du secteur. Comme le rappelle Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace et directeur général du pôle : « il y a en Ile-de-France 150 000 emplois directement liés à la finance, et un gisement de création d'entreprises dans la gestion d'actifs, les logiciels, l'analyse de risque, etc. La crise risque de ralentir le rythme de ces créations d'entreprise. Aussi, le pôle s'est fixé comme priorité de développer le capital amorçage : une dizaine de PME que nous prenons en charge ont déjà reçu 4 millions d'euros, et nous souhaitons mettre en place un fonds d'investissement dédié à la création de sociétés financières, doté de 50 millions d'euros.  »

Vers la finance durable

Au-delà du soutien immédiat aux entreprises, le pôle compte aussi jouer un rôle central dans le nouveau plan de développement de la place parisienne. Une quinzaine de chaires de recherche ont déjà été créées pôle pour approfondir les travaux sur la gestion des risques financiers, la régulation des marchés, et la mise au point des produits financiers de demain. Plus transparent, plus réglementé, plus prudent, le système financier « post-crise » à l'émergence duquel la place parisienne et le pôle Finance Innovation souhaitent contribuer, sera aussi plus « durable ». Le pôle organisera le 24 novembre un forum sur le thème : « renforcer la contribution de la finance au développement durable ».
Au cours de cet événement, « nous porterons au niveau européen des propositions pour renforcer la participation de la finance à l'investissement responsable, l'insertion sociale, le micro-crédit, ou encore les défis de l'environnement  », précise Arnaud de Bresson. A sa façon, la place parisienne reprend à son compte la « moralisation de la finance » évoquée par la Président de la République.
La crise peut-elle renforcer la place financière parisienne ? C'est ce que pense Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace. Pour lui, la solidité du modèle bancaire français, la qualité du système de régulation et les capacités de gestion des risques de la place parisienne placeront cette dernière au cœur du système financier « post-crise ». Dans l'immédiat, pour permettre aux PME de la finance parisienne d'affronter la crise, Paris Europlace soutient les initiatives du pôle Finance Innovation, qui développe le capital amorçage et souhaite mettre en place un fonds d'investissement dédié aux sociétés financières.
La crise financière n'est pas finie. Mais pour Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez et président de Paris Europlace, organe de promotion de la place financière parisienne, il faut d'ores et déjà « préparer la sortie de crise. La place parisienne dispose d'atouts qui ont été révélés par la crise, et qu'il faut valoriser : un modèle de banque universelle équilibré, un système de régulation de qualité, de fortes capacités en recherche et en formation, notamment dans l'analyse et la gestion des risques.  » Alors que se dessine une refonte du système financier mondial vers plus de réglementation et de transparence, « les atouts de la place parisienne pourraient être plus forts après la crise qu'avant. Un léger rééquilibrage entre Londres et Paris est possible », selon Gérard Mestrallet. Tirant les leçons de la crise et confiante dans ses forces, Paris Europlace veut se doter d'une nouvelle stratégie de développement. Un plan d'actions sera remis fin novembre à Christine Lagarde, qui préside le « haut comité de place » d'Europlace. Il proposera plusieurs mesures pour renforcer l'attractivité de Paris, en misant notamment sur la recherche dans le domaine de l'identification/gestion des risques, ou le développement de produits financiers de nouvelle génération, transparents et adaptés aux besoins des clients.

Place parisienne : 150 000 emplois directs

Dans l'immédiat, la place parisienne n'oublie pas que la maison brûle. « Il faut mener une action urgente en faveur des PME de l'industrie financière  », estime Gérard Mestrallet. Outre les accords passés entre l'Etat et les banques pour éviter le tarissement des crédits aux PME, Paris Europlace compte sur le pôle de compétitivité «  Finance Innovation  » pour aider les entreprises du secteur. Comme le rappelle Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace et directeur général du pôle : « il y a en Ile-de-France 150 000 emplois directement liés à la finance, et un gisement de création d'entreprises dans la gestion d'actifs, les logiciels, l'analyse de risque, etc. La crise risque de ralentir le rythme de ces créations d'entreprise. Aussi, le pôle s'est fixé comme priorité de développer le capital amorçage : une dizaine de PME que nous prenons en charge ont déjà reçu 4 millions d'euros, et nous souhaitons mettre en place un fonds d'investissement dédié à la création de sociétés financières, doté de 50 millions d'euros.  »

Vers la finance durable

Au-delà du soutien immédiat aux entreprises, le pôle compte aussi jouer un rôle central dans le nouveau plan de développement de la place parisienne. Une quinzaine de chaires de recherche ont déjà été créées pôle pour approfondir les travaux sur la gestion des risques financiers, la régulation des marchés, et la mise au point des produits financiers de demain. Plus transparent, plus réglementé, plus prudent, le système financier « post-crise » à l'émergence duquel la place parisienne et le pôle Finance Innovation souhaitent contribuer, sera aussi plus « durable ». Le pôle organisera le 24 novembre un forum sur le thème : « renforcer la contribution de la finance au développement durable ».
Au cours de cet événement, « nous porterons au niveau européen des propositions pour renforcer la participation de la finance à l'investissement responsable, l'insertion sociale, le micro-crédit, ou encore les défis de l'environnement  », précise Arnaud de Bresson. A sa façon, la place parisienne reprend à son compte la « moralisation de la finance » évoquée par la Président de la République.
 

23.10.08

Appel à projets de plates-formes d’innovation

L'État et la Caisse des Dépôts ont lancé conjointement le 1er octobre, un appel à projets pour la réalisation de projets de plates-formes d'innovation au sein des pôles de compétitivité. Un montant de 105M€ sur 3 ans sera alloué par l'Etat aux projets retenus qui présentent un intérêt stratégique et dont l'émergence correspond à un besoin fort des entreprises. Les plates-formes d'innovation sont un regroupement de moyens (équipements et moyens humains notamment) destinés à offrir à une communauté d'utilisateurs des services ou ressources leur permettant de mener à bien leurs projets de R&D et d'innovation.

 

Les dossiers sont à envoyer par messagerie avant le 2 décembre 2008 à l'adresse :

platesformes.cdc-dge@finances.gouv.fr

 

Le cahier des charges est en ligne sur :

http://www.competitivite.gouv.fr/   

19.10.08

Financement de l'innovation et crise financière :

un débat teinté d'interrogations sur la perte de leadership de l'Amérique


Agitation et inquiétude dans le monde de l'innovation qui travaille à la charnière entre la production de connaissances et production de valeur. Ces derniers jours, la presse spécialisée se fait l'écho d'un mouvement général d'angoisse quant à l'avenir du modèle américain de l'innovation pourtant si envié à l'étranger.

La plupart des experts s'accordent à constater que le pays est enfoncé dans un paradoxe qui joue en défaveur de l'innovation. En effet, tous pensent que la croissance de demain ne viendra pas des grandes industries lourdes, à l'image de l'automobile, mais des petites entreprises innovantes, dynamiques capables d'impulser un rebond économique. Mais les mêmes experts se déclarent très sceptiques sur l'impact concret du plan de 700 milliards de l'Administration fédérale qui, immanquablement prélèvera des ressources consacrées à l'éducation, la recherche et l'innovation surtout dans un contexte de croissance nulle ou négative et de faibles rentrées fiscales. Certains vont même jusqu'à penser que, désormais, le Gouvernement devrait songer à un grand plan mobilisateur sur les STIC et les technologies vertes, moins orienté sur la consommation que sur la production. Ce plan serait de nature à contrebalancer l'insistance des autorités à soutenir le système bancaire et financier qui croule sous l'effet des mauvaises créances et des pratiques prudentielles à risque liées au monde de consommation américain.

Cette vision macroéconomique est couplée à l'idée répandue chez les investisseurs et entrepreneurs que la crise actuelle va considérablement freiner l'appétence à créer des entreprises alors que précisément une majorité d'américains est convaincue que la croissance future dépend de l'entreprenariat et des entreprises qui savent prendre des risques. Le fossé se creuse : selon la récente étude (26-29 sept. 2008) de la Fondation Kauffman, une fondation spécialisée en entrepreneuriat, une forte minorité d'américains (49%) considèrent que la période actuelle est riche d'opportunités mais, dans le même temps, seulement 26% des mêmes sondés se disent prêts à créer une entreprise au cours des cinq prochaines années.

Ce sentiment est partagé par les capitaux risqueurs qui craignent la propagation du "virus de Wall Street" dans des environnements, jusqu'alors épargnés, comme la Silicon Valley où certains prêteurs vont être tentés par la vente à bas prix, voire la liquidation de leurs participations. Selon Claire Cain Miller (International Herald Tribune), le rythme de constitution des fonds des capitaux risqueurs se ralentit même si dernièrement AustinVentures, Battery Ventures et Sequoia Capital ont respectivement levé 900 millions, 1,7 milliard et 250 millions de dollars. La raison de ce ralentissement est simple, la prise de risque baisse et les traditionnels opérateurs, comme les fonds de pension, diminuent voire suspendent leur implication dans des investissements sur le long terme associés à une prise de risque. Ce phénomène est couplé à deux autres : la valeur médiane d'une fusion-acquisition ou d'une jeune pousse soutenue par une entreprise de capital risque est passée de 90 millions (troisième trimestre de 2007) à 49 millions au cours de la même période en 2008. La conséquence est simple : le nombre de transactions et les mouvements se ralentissent. La Silicon Valley table cette fin d'année sur 66 "sorties" contre 116 il y a un an à la même période. De fait, les affaires se figent et les jeunes pousses doivent faire face à des actionnaires subitement exigeants, à l'image de Sequoia qui enjoint ses entreprises à devenir "(...) cash flow positive as soon as possible" tout en "(...) recherchant de façon agressive des fusions et acquisitions".

La situation actuelle profite aussi à certains. C'est le cas des entreprises pharmaceutiques qui, accablées par des coûts de recherche en expansion constante et des contraintes toujours plus grandes imposées par la FDA, saisissent l'occasion pour acquérir à bas prix des entreprises jeunes ou possédant un portefeuille de candidats médicaments complémentaires. Parmi les exemples récents, il y a Eli Lilly qui a sur-enchéri à des offres concurrentes pour prendre possession de ImClone, une très jeune entreprise qui produit des anti-cancéreux.

Mais le fonds de l'affaire est ailleurs. Derrière la stratégie des acteurs qui tentent tant bien que mal de traverser la période de turbulences sans trop de dommages, les interrogations sont nombreuses et vives sur l'économie du système de l'innovation dans son ensemble aux Etats-Unis. La subordination de l'innovation aux marchés financiers jette le doute sur la capacité des Etats-Unis à maintenir son modèle d'innovation fondé sur la libre entreprise, les forces du marché et le laisser-faire fédéral. Pour les communautés concernées, la crise actuelle apparaît comme une très mauvaise nouvelle pour la recherche scientifique, l'éducation et l'innovation (Prof. Porter, Université de Georgia Tech.) car les conséquences vont très rapidement se faire sentir sur les arbitrages budgétaires que devra rendre le Gouvernement fédéral.

Pessimistes, certains universitaires vont même plus loin, comme le sociologue I. Wallerstein (Université de Yale), en insistant sur l'accélération de la perte de leadership et d'attractivité que génère la crise actuelle, surtout dans un contexte marqué par la formidable montée en puissance de pays comme la Chine qui développe ses atouts et contribue à la création d'un monde à plusieurs pôles dominants.

Une chose est sûre, et les pessimistes comme les optimistes partagent ce constat, la crise financière marquera durablement les esprits et rien ne sera plus comme avant. Mais n'avait-on pas dit cela lors de l'éclatement de la bulle internet en 2008?!


source: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56357.htm