8.9.10

GDF SUEZ et ELETROBRAS signent un accord pour le développement conjoint de projets énergétiques

Gérard Mestrallet, Président Directeur Général de GDF SUEZ, et José
Antonio Muniz Lopes, Président d'Eletrobras ont signé ce jour un
accord de partenariat pour le développement de projets communs dans le
domaine de l'énergie.

A travers cet accord, GDF SUEZ et Eletrobras vont mener ensemble des
études, développer des projets et établir des joint ventures dans les
domaines du transport et de la production d'électricité d'origine
renouvelable et/ou d'autres sources.

Le périmètre géographique de cet accord comprend tous les pays situés
en Amérique centrale, Amérique du Sud et en Afrique. Au Brésil, GDF
SUEZ et Eletrobras analyseront les opportunités de projets de façon
ponctuelle et au cas par cas.

Cet accord vise enfin à promouvoir l'échange technique et
technologique entre les deux Groupes et leurs collaborateurs.

Avec une demande énergétique très forte et un grand potentiel en
énergies renouvelables, l'Amérique latine est un marché clé pour GDF
SUEZ.  Le Groupe est ainsi le premier producteur privé d'énergie au
Brésil où il réalise actuellement deux project hydroélectriques
majeurs.
Au Chili, le Groupe est le premier producteur privé d'électricité du
réseau nord du Chili et le deuxième producteur d'électricité privé du
Pérou. En Amérique centrale, GDF SUEZ dispose du plus grand complexe
de production thermique au Panama.

Eletrobras est la plus importante des sociétés électriques en Amérique
latine et le leader incontesté du marche brésilien.
Présent sur l'ensemble du territoire brésilien, Eletrobras est une
société d'Etat qui dispose d'une capacité de production de 39 453 MW,
soit 37% de la capacité totale du pays. Son parc de production
comprend 29 barrages hydrauliques, 15 centrales thermoélectriques et 2
centrales nucléaires. Eletrobras gère également un réseau de transport
d'électricité de près de 60 000 kilomètres.
La société est également experte dans le domaine de l'efficacité
énergétique et est responsable de la mise en oeuvre du «National
Program of Electric Power Conservation» (Procel) pour le compte du
pays. Ce programme promeut l'utilisation rationnelle et la lutte
contre les gaspillages de l'énergie.

A propos de GDF SUEZ
GDF SUEZ inscrit la croissance responsable au cœur de ses métiers pour
relever les grands enjeux énergétiques et environnementaux : répondre
aux besoins en énergie, assurer la sécurité d'approvisionnement,
lutter contre les changements climatiques et optimiser l'utilisation
des ressources. Le Groupe propose des solutions performantes et
innovantes aux particuliers, aux villes et aux entreprises en
s'appuyant sur un portefeuille d'approvisionnement gazier diversifié,
un parc de production électrique flexible et peu émetteur de CO2 et
une expertise unique dans quatre secteurs clés : le gaz naturel
liquéfié, les services à l'efficacité énergétique, la production
indépendante d'électricité et les services à l'environnement.GDF SUEZ
compte 200 650 collaborateurs dans le monde pour un chiffre d'affaires
en 2009 de 79,9 milliards d'euros. Coté à Bruxelles, Luxembourg et
Paris, le Groupe est représenté dans les principaux indices
internationaux : CAC 40, BEL 20, DJ Stoxx 50, DJ Euro Stoxx 50,
Euronext 100, FTSE Eurotop 100, MSCI Europe, ASPI Eurozone et ECPI
Ethical Index EMU.

Source : Communiqué de presse - Actualité publiée le 03 Septembre 2010 à 10:19

31.8.10

La paranoïa d'Intel

Peut-on être riche à milliards, engranger des bénéfices historiques,
bénéficier de taux de croissance à deux chiffres et tout de même être
inquiet ? Oui. Chez Intel, où l'on sait que « seuls les paranoïaques
survivent », l'excellence des derniers résultats trimestriels
n'empêche pas ce champion des microprocesseurs de trembler pour son
avenir.
En 1996, Andy Grove, alors PDG de ce géant américain avait fait de la
paranoïa une forme suprême de management. « Le succès porte les germes
de son propre échec », écrivait-il en expliquant que les entreprises
se retrouvent parfois confrontées à des « points d'inflexion ». Ces
moments où une vague de fond bouleverse tout l'équilibre sur lequel
elles ont bâti leur fortune.
Intel est aujourd'hui face à l'un de ces moments où l'histoire risque
de basculer. Porté par l'informatisation de la planète, Intel est avec
Microsoft le grand gagnant de l'ère du PC. Plus de huit ordinateurs
sur dix dans le monde tournent au « Intel inside ». Mais l'avenir
n'appartient plus au micro-ordinateur, qui se cantonnera
progressivement à un, certes, gigantesque, mais néanmoins simple
marché de renouvellement. Dans la « tech », l'innovation est désormais
tirée par les terminaux mobiles et par Internet. L'intelligence
électronique n'est plus sur le bureau. Elle est dans nos poches ou sur
le réseau. Pour Intel, qui contrôlait l'ancien monde du PC,
l'émergence de cet univers parallèle est terriblement menaçant. Car,
sur ce segment, ses parts de marché, sa capacité à imposer ses prix, à
rythmer l'innovation et à garder les concurrents à distance sont
faibles. Ce n'est donc pas un hasard si en moins d'un mois Intel a
dépensé plus de 9 milliards dans des opérations de croissance externe
pour tenter de combler son retard. Reste à voir si l'on peut s'acheter
un avenir quand on a du mal à se l'inventer par ses propres moyens.

Source : DAVID BARROUX -
http://www.lesechos.fr/info/analyses/020752677557-la-paranoia-d-intel.htm

29.8.10

Las ciudades emergentes de Brasil

La política de crecimiento acelerado establecido por Lula Da Silva, el
presidente del gobierno, ha permitido abrir las barreras no
arancelarias y aranceles para que el país sea la puerta de entrada de
las inversiones e comercio de toda América latina. Brasil tiene un
potencial de crecimiento importante con el séptimo mayor mercado de
consumidores del mundo.
El estudio KPMG realizo una investigación sobre las nuevas
destinaciones recomendables para desarrollo su negocio.
BRASSCOM la asociación brasileña de la información tecnológica y la
comunicación empresarial ha destacado que las ciudades de Campinas,
Curitiba, Sao luis, Teresina, Fortaleza, Natal, Canoas, Caxias do sul,
son destinaciones emergentes. Gozan de mano de obra de calidad,
infraestructuras, posibilidades de nearsharing e outsourcing.

Campinas la silicon valley de Brasil:Ubicado en el estada de Sao
Paulo, Campinas tiene un poco mas de 1 millon de hablitantes. Es un
centro urbano y industrial, cuidad de las clases media altas del
Brasil con buena calidad de vida. Se llama tambien la princesa del
oeste.

La ciudad tiene universidades de calidad reconocida, centro de
investigación e industrias de alta tecnologías. La importante joint
venture, ActMinds, agrupa 10 compañías exportando en el mundo.
También, puede encontrar un montón de incubadora de negocios y parque
industrial. Se puede ir a Sao Paulo por autopista y el aeropuerto
Viracopos se encarga de los vuelos de cargo.
Campinas alcanza ser un importante HUB en investigación y desarrollo
con una oferta de incubadora de empresas de tecnologías.
Al nivel de riesgos, hay que saber que conoce una estabilidad política
y un alto nivel de crimen.

Curitiba, capital ecológica de Brasil: Es un polo automovilístico con
astmósfera cosmopolita.
Numérosos son los centros comerciales y fue elegida mejor ciudad
educativa de Brasil. Es una ciudad inovadora con importante nivel de
negocios y destacada por los inversionistas extranjeros. Una de la
fortaleza de la mano de obra es su capacidad de hablar ingles. Tambien
se considera como una ciudad modelo en el sentido que ofrece bienes
públicos de calidad como el transporte urbano que permite mejora la
calidad de vida de los ciudadanos.
Los servicios ofrecidos desde Curitiba son el outsourcing, la
consultoría de implantación, la investigation y desarrollo, los
servicios de asesoría en finanza y recursos humanos.
Hay que saber que la rivera Paraná es la planta de energía
hidroeléctrica más grande de América latina.
También el gobierno promueve programas de creación de empresa y
comercio exterior por medio de bajos impuestos para las pymes.
Le llama la atención que la ciudad goza de un bajo nivel de polución
duda a las acciones innovadoras creadas.

Source: http://mocieuropalatina.wordpress.com/2010/07/10/las-ciudades-emergentes-de-brasil/

27.8.10

NOKIA ET INTEL : UN LABO COMMUN POUR LA 3D SUR MOBILES

Pour développer la 3D sur mobiles, Nokia et Intel, en collaboration
avec l'Université de Oulu, ont ouvert un laboratoire commun en
Finlande.
Nokia et Intel inauguraient, le 24 août, « Joint Innovation Center »,
un laboratoire commun rattaché à l'Université de Oulu en Finlande.
L'équipe d'une vingtaine d'ingénieurs qui le compose travaillera au
développement de la 3D sur mobiles et smartphones. L'ambition est de
développer des applications de réalité augmentée et de cartographie,
en s'appuyant sur la base de l'OS Open Source Meego, fusion des
systèmes d'exploitation Maemo de Nokia et Moblin d'Intel, lancé en
février par les deux entreprises.

Source: http://www.innovationlejournal.com/spip.php?article5956

19.8.10

Lula cobra adesão de empresários à inovação

Após assinar medida provisória que prevê a redução de impostos para empresas que investirem em inovação tecnológica, o presidente Luiz Inácio Lula da Silva cobrou hoje (2) de empresários brasileiros maior adesão ao estímulo dado pelo governo.

"Nós precisamos ficar mais competitivos, melhorar a qualidade dos nossos produtos, baratear a qualidade dos nossos produtos e isso, obviamente, está ligado à inovação", disse. Os incentivos incluem, por exemplo, a isenção de Imposto de Renda da Pessoa Jurídica (IRPJ) e da Contribuição Social sobre o Lucro Líquido (CSLL).

Em seu programa semanal Café com o Presidente, Lula lembrou que, com a medida, o Brasil passa a ser o segundo país que mais promove incentivos fiscais no setor, perdendo apenas para os Estados Unidos.

"Do ponto de vista do dinheiro colocado pelo Estado brasileiro, nós estamos mais ou menos equiparados a todos os países do mundo. A diferença é que, em alguns países, as empresas privadas fazem muito investimento em ciência e tecnologia. E, no Brasil, nós fazemos muito pouco ainda", disse.

Durante o programa, o ministro da Ciência e Teconologia, Sergio Rezende, lembrou que, a partir de agora, as empresas brasileiras contam com incentivo ainda maior para investir em inovação tecnológica.

"Temos hoje, no Brasil, um leque de apoio do governo para que as empresas sejam estimuladas. Agora, é muito importante que os empresários se arrisquem mais. O Brasil tem hoje muitos pesquisadores com capacidade de ajudá-los, para que elas [as empresas] realmente passem a fazer da inovação parte do seu processo produtivo", afirmou.

Fonte : http://info.abril.com.br/noticias/ti/lula-cobra-adesao-de-empresarios-a-inovacao-02082010-5.shl

11.8.10

Infrastructures et Education : les deux grands défis du Brésil

Pour l'Economist Intelligence Unit qui vient de publier un rapport, le pays a besoin d'investir dans deux domaines : les infrastructures et l'éducation, ainsi que dans l'innovation et la reconnaissance internationale de ses marques, afin de maintenir une croissance durable.

L'étude, commandée par la banque HSBC, s'appuie sur des entrevues réalisées avec des analystes, des spécialistes et des managers de 536 entreprises de 18 pays, afin de mieux comprendre comment le Brésil est perçu dans le monde.

Si ces défis sont relevés durant la prochaine décennie, l'économie pourrait alors soutenir un rythme de croissance au-dessus des 5% par an, affirme Justine Thody, spécialiste de EIU pour les Amériques.

Ajouté à une population de presque 200 millions d'habitants, cela en ferait un des marchés les plus attrayants du monde. Pour 2010, la croissance annoncée est de 7,8% avant de tomber à 4,5% pour l'an prochain.

Même si la grande majorité des investisseurs perçoivent le Brésil comme un pays émergent, au potentiel similaire à celui de la Chine ou de l'Inde, 31% soulignent la pauvreté du monde des affaires, et 34% se montrent préoccupés par la corruption et la fragilité de la gouvernance corporative.

Le premier grand défi du Brésil, aux yeux des investisseurs, concerne l'infrastructure. Le transport routier reste incontournable et coûteux, le réseau ferré est minuscule, les ports et aéroports sont congestionnés et le potentiel du transport fluvial encore inexploité.

Le manque de main d'œuvre qualifiée pour occuper les postes stratégiques en entreprise met en relief le second défi à relever : celui de l'éducation.

Selon l'étude, c'est au niveau de l'enseignement secondaire que le bât blesse. La faiblesse des ressources allouées associée à d'autres facteurs, comme la formation des professeurs, font que les lycéens terminent leur cursus avec un niveau parmi les plus faibles au monde.

Le Brésil souffre également d'un manque d'innovation. 57% des cadres interrogés au Brésil disent que leur entreprise ne possède pas de structure de Recherche & Développement.

Les passerelles entre Entreprises et Universités sont peu développées, à part dans les domaines de l'environnement et de l'agriculture où le Brésil réussit à exporter sa technologie.

Enfin, la perception du « Made in Brasil » à l'étranger n'est pas satisfaisante. 84% des personnes interrogées affirment que les marques brésiliennes ne sont pas reconnues ou appréciées à l'étranger.
 

15.7.10

Innovation européenne sans frontières

La migration de talents européens outre-Atlantique est depuis
longtemps une source d'inquiétude. Un événement récent a exploré des
solutions permettant de rapprocher les chercheurs et les innovateurs
européens basés dans la Silicon Valley aux services de soutien à
l'innovation en Europe. De cette manière, les réseaux d'expatriés
pourraient contribuer à améliorer les services destinés aux nouvelles
entreprises. Les États-Unis sont l'un des grands innovateurs mondiaux,
en particulier en matière d'innovations radicales. Cet environnement
propice, focalisé tant sur la recherche que sur le développement de
marchés d'innovation, attire et retient quelques-uns des meilleurs
talents mondiaux en recherche et en entrepreneuriat.

La Silicon Valley, au nord de la Californie, incarne cet
environnement. Plaque tournante de la haute technologie depuis le
début du 20e siècle, elle combine recherche de pointe, incubation
efficace d'entreprises et capital-risque abondant. Ainsi, elle
bénéficie de la concentration la plus forte de main-d'œuvre de haute
technologie du pays, soit 286 emplois du secteur privé sur mille.

lire la suite sur : http://ec.europa.eu/enterprise/e_i/news/article_10455_fr.htm

Management de l’innovation

Une nouvelle approche de la R & D pour répondre à une impérieuse
exigence, innover.

Co-innovation, co-développement, open innovation, plate-formes
d'échange. Les méthodes traditionnelles en matière de R&D,
caractérisées par l'amélioration incrémentale, progressive, semblent
avoir fait leur temps. La création du poste de directeur de
l'innovation ou de cellules internes dédiées témoigne de choix de
fonctionnement en rupture avec le passé. Mais en pratique, ces
réorientations structurelles récentes paraissent moins convaincantes
que les méthodes « d'open innovation", où la société s'ouvre au
savoir-faire d'une multitude d'acteurs extérieurs, chercheurs,
experts,scientifiques, mais aussi réseaux sociaux et consommateurs.

lire la suite sur :
http://www.lenouveleconomiste.fr/2010/07/13/management-de-linnovation/

9.7.10

Innovation : stratégies intelligentes pour des reprises durables

 Andrew Wyckoff, Directeur et Dirk Pilat, direction de la Science, de la Technologie et de l'Industrie de l'OCDE

Pourquoi l'innovation est-elle aussi importante pour la croissance, et que peuvent faire les gouvernements pour l'améliorer ? L'OCDE étudie cette question depuis de nombreuses années, et elle livre une vision globale, la Stratégie pour l'innovation, aux gouvernements du monde entier à la réunion du Conseil au niveau des ministres, les 27 et 28 mai. En voici quelques points clés.

En 1967, Rollin King traçait un triangle sur une serviette en papier. Ce triangle représentait les routes aériennes du Texas. Dessiné à l'intention de Herb Kelleher, il allait conduire à l'une des plus grandes innovations du transport aérien commercial. Fondateurs de Southwest Airlines, King et Kelleher ont inventé le transport aérien à bas coût en utilisant des aéroports secondaires et en transportant directement par avion leurs clients jusqu'à leurs destinations, supprimant les escales coûteuses. Finis aussi les repas gratuits, toujours pour alléger les prix. Dans une période de précarité de l'emploi, Southwest Airlines offrait à son personnel des emplois stables et des systèmes d'intéressement aux résultats, développant ainsi la loyauté et la satisfaction de ses employés.

Southwest Airlines a contribué à forger l'histoire de l'innovation, non seulement grâce à un modèle d'entreprise radicalement nouveau, mais aussi à travers l'utilisation des technologies de l'information pour maintenir des coûts faibles. Ce fut la première entreprise à introduire la billetterie automatique en 1974, puis la réservation en ligne 20 ans plus tard. Les innovations de Southwest Airlines ont suscité une croissance considérable de l'industrie du transport aérien, d'autres compagnies aériennes se lançant dans le secteur du transport à bas coût à mesure que la démocratisation des prix attirait de nouveaux voyageurs aériens. Le département américain des Transports a ainsi évoqué l'« effet Southwest » pour décrire la croissance spectaculaire d'un secteur lorsqu'une entreprise très innovante qui se lance sur un marché provoque une mutation du marché lui-même.


Quarante ans plus tard, dans un contexte difficile, quels enseignements peut-on tirer de l'expérience de Southwest, ou d'entreprises plus récentes comme Amazon ou Apple ?

Il est intéressant de noter que ces dernières ont connu des chiffres d'affaires record au 3ème trimestre 2009 – soit au plus fort de la récession aux États-Unis – en générant de la valeur grâce à des innovations comme l'iPhone et l'informatique en nuage. Rappelons aussi que les sociétés Microsoft, Nokia et Blackberry (RIM) sont toutes nées, ou ont connu une renaissance, en période de récession. De fait, plus de la moitié des entreprises classées dans la liste Fortune 500 de 2009 sont nées dans une période de récession ou de marché baissier. En bref, les périodes de ralentissement de l'activité peuvent stimuler l'innovation et l'esprit d'entreprise, et susciter des sources de croissance nouvelles et indispensables. Agir sur ce plan est capital pour la croissance à long terme.


Tel est l'un des enseignements essentiels de la Stratégie pour l'innovation de l'OCDE, publiée en mai. Les pays qui font de l'innovation et de l'entreprenariat les moteurs de nouvelles sources de croissance seront mieux à même de sortir et de rester à l'écart de la récession. Les gouvernements peuvent faciliter le processus en créant un environnement propice et en protégeant les moteurs d'innovation, même dans les moments difficiles. Bien entendu, les politiques agissant sur la demande, que ce soit la réforme de la réglementation et de la fiscalité ou les modalités des marchés publics, ont un rôle fondamental à jouer. Mais il existe aussi certaines mesures spécifiques que les gouvernements doivent prendre en considération.

Le paradoxe de la crise est qu'elle crée des opportunités, car de nouvelles méthodes se substituent aux anciennes grâce à la « destruction créatrice », mais qu'on observe parallèlement une aversion au risque et une pénurie de financement, qui limitent les possibilités d'innover.

Ce problème et l'importance de l'innovation comme moteur de la croissance ont été pris en compte dans les nombreux plans de relance engagés pour contrebalancer l'impact de la crise. De nombreux pays ont augmenté leurs investissements publics dans l'éducation, la recherche et l'infrastructure pour améliorer leur croissance. Mais avec le poids croissant des déficits budgétaires, les gouvernements pourraient être tentés de réduire ces dépenses. Ce serait une erreur. De telles réductions allègeraient sans doute les budgets à court terme, mais elles saperaient la croissance à long terme, sans parler de la capacité à relever des défis comme le changement climatique, la faim et la maladie, qui exigent tous des solutions innovantes. Dans les cas où les coupes ne peuvent être évitées, elles devraient être bien ciblées pour améliorer l'efficacité et renforcer l'impact des dépenses publiques. L'investissement public jette les bases de l'innovation et de la croissance futures, et il requiert un engagement politique stable et durable pour être efficace.

En définitive, l'ingéniosité humaine et l'esprit d'entreprise sont l'essence même de l'innovation. Si la science et le savoirfaire technique sont essentiels pour faire progresser les connaissances, l'innovation nécessite bien davantage. Elle repose aussi sur un enseignement étendu et pertinent, qui développe les compétences entreprenariales, l'initiative et la créativité, ainsi que sur l'apprentissage à travailler au sein d'équipes en réseau. Les programmes d'enseignement doivent être adaptés pour donner aux étudiants la capacité de participer à la création, la diffusion et l'adaptation des innovations, dans un contexte où l'apprentissage et l'application de nouvelles compétences deviennent nécessaires tout au long de la vie.

De nombreux gouvernements devraient repenser le rôle que les universités et les organismes de recherche publics jouent dans leurs économies. Trop souvent, les universités sont considérées uniquement comme des dispensateurs d'enseignement, et non comme des pôles essentiels d'innovation. Les universités et les établissements publics de recherche jettent des ponts entre les acteurs entreprises, administrations et pays, et elles sont souvent le point d'ancrage qu'exploitent les pôles locaux pour participer aux réseaux mondiaux. Les gouvernements devraient leur accorder plus d'indépendance, promouvoir la concurrence et l'esprit d'entreprise, et renforcer leur capacité à être concurrentiels au plan national et à l'étranger.

Prenons la science, qui a engendré des inventions déterminantes, comme le transistor ou le vaccin. La R-D fondamentale est le plus souvent menée et financée par les États, et elle jette les bases de l'innovation future. L'Internet, qui doit beaucoup aux investissements publics au fil des années, en est un bon exemple. Les gouvernements devraient tout particulièrement éviter de réduire les dépenses de R-D fondamentale consacrée à relever des défis sociaux majeurs, comme les maladies négligées telles que la malaria ou les sources d'énergie renouvelables. On peut attendre de ces dépenses un double dividende, de croissance économique et d'amélioration du bien-être.

Les gouvernements doivent aussi tirer les leçons de leur expérience, par exemple se demander si leurs politiques stimulent vraiment l'esprit d'entreprise, ou préparer le terrain pour d'éventuels nouveaux domaines de croissance. Pour être efficaces, les politiques d'innovation doivent refléter l'environnement actuel de l'innovation. Les entreprises nouvelles ou de création récente, souvent issues d'universités ou de grandes entreprises établies, revêtent une importance croissante et ont tendance à être la source d'innovations radicalement nouvelles, qui bouleversent les modèles d'entreprise existants et dynamisent à la fois la productivité et l'emploi. La société allemande de logiciels SAP, créée par cinq anciens employés d'IBM Allemagne, en est un bon exemple. Aujourd'hui, elle est le premier producteur mondial de logiciels d'entreprise et emploie plus de 50 000 personnes. Il ne faut guère s'en étonner. Aux États-Unis, certains chiffres montrent que les entreprises de moins de cinq ans ont été à l'origine de la quasitotalité des créations nettes d'emplois dans le secteur privé au cours des 25 dernières années. Les entreprises américaines de plus de sept ans sont en moyenne 60 fois plus grandes que lorsqu'elles ont démarré leur activité, contre 5 à 30 fois seulement dans un certain nombre de pays européens.

Que peuvent faire les gouvernements pour que ces « gazelles » se multiplient ? Il ne suffit pas de simplifier les procédures administratives de création d'entreprise ; il faut élaborer des politiques qui permettent aux entreprises de se développer. Il faut aménager la portabilité des prestations sociales, telles que les retraites et l'assurance-santé, pour encourager les entrepreneurs à prendre le risque de voler de leurs propres ailes pour exploiter une idée intéressante. Les politiques doivent également faciliter l'accès au capital-risque, qui fait cruellement défaut dans le contexte actuel. Le problème est particulièrement aigu pour les nouveaux entrants, car ils n'ont pas d'antécédents et très souvent ne peuvent mettre sur la table que des apports tels des brevets ou autres actifs incorporels, difficilement évaluables par les investisseurs.

Il est également essentiel de mettre en place une infrastructure solide, pour permettre à davantage d'acteurs de participer aux réseaux d'innovation. Le haut débit, par exemple, rend possible la collaboration et donne accès à un large éventail de données et d'informations, ainsi qu'à de puissants outils d'analyse, et facilite la création de valeur nouvelle. Les politiques visant à favoriser l'innovation ne donneront leur pleine mesure que si elles prennent en compte le vaste champ d'activités que recouvre l'innovation. Certes, la technologie est importante, mais selon l'OCDE, plus importante encore est la manière de tirer parti de connaissances nouvelles (et parfois fortuites) de façon plus productive. Les SMS sont un exemple de succès majeur que peu d'opérateurs téléphoniques avaient prévu. La société de téléphonie mobile Safaricom au Kenya, est un autre exemple intéressant. Cette entreprise a commencé à offrir à ses abonnés un service de transfert de minutes aux membres de leur famille en zone rurale qui ne pouvaient s'acheter des cartes téléphoniques. Rapidement, le transfert de minutes est devenu une forme de monnaie alternative, les clients commençant à utiliser ce moyen pour envoyer de l'argent à des parents ou pour payer des services, tels que les courses en taxi. Voyant un créneau à exploiter, Safaricom a lancé M-PESA, qui est un service bancaire national permettant aux Kenyans d'envoyer de l'argent par SMS sans avoir besoin d'un compte bancaire, que de nombreux Kenyans ne possèdent pas. Les politiques qui mettent uniquement l'accent sur la R D se privent de potentiels de ce type. Les scientifiques et ingénieurs sont indispensables à l'instauration d'une innovation robuste, mais comme le montre l'exemple de Safaricom, les gouvernements devraient s'intéresser au potentiel d'innovation et de solutions entreprenariales dans l'ensemble de l'économie.

Il n'y a pas de solution miracle pour renforcer l'innovation. Le succès de l'action publique repose sur l'amélioration de la performance du système dans son ensemble et l'élimination des maillons faibles qui peuvent nuire aux résultats. Les politiques doivent prendre en compte le fait que l'innovation repose sur la collaboration entre un large éventail de partenaires, notamment les producteurs et les utilisateurs d'innovation. Les technologies de l'information et des communications, notamment Internet, facilitent cette collaboration.

Cette dimension globale prendra encore plus d'importance dans les années à venir, à mesure que de nouveaux acteurs mondiaux comme l'Afrique du Sud, le Brésil, la Chine et l'Inde redessineront la géographie des idées et la façon dont elles font l'objet d'échanges et d'investissements.

Pour faire face au monde actuel, les gouvernements doivent se projeter audelà de la crise et éviter de concevoir des politiques inadéquates. De nombreux pays disposent encore de marges de manoeuvre pour améliorer l'efficacité des politiques gouvernementales de soutien de l'innovation. Une récession peut être source de tensions, mais elle offre aussi une conjoncture favorable aux réformes. La Stratégie pour l'innovation de l'OCDE n'apporte pas toutes les réponses ni ne prescrit d'approche universelle, mais c'est une référence et un guide précieux pour aider à naviguer en cette période difficile.

Pour les économies du monde entier, une solide dose d'innovation peut être doublement profitable. Elle peut aider à conduire un redressement durable et permettre d'avancer dans la réalisation d'objectifs sociaux et environnementaux. Mais pour agir efficacement, les pouvoirs publics doivent reconnaître que l'innovation au XXIème siècle est un jeu complexe et mouvant. Pour réussir, les pays devront faire de l'innovation un pilier central de la politique gouvernementale et doter les entreprises, les organismes publics et les citoyens, des moyens nécessaires pour trouver des solutions. Aujourd'hui, rares sont les pays qui pourraient se passer d'« effets Southwest ».

 Références

 OCDE (2010), Mesurer l'innovation : un nouveau regard, Paris.

OCDE (2010), La stratégie de l'OCDE pour l'innovation : pour prendre une longueur d'avance, Paris.

OCDE (2010), « La stratégie pour l'innovation de l'OCDE : principales conclusions », document préparé pour la réunion 2010 du Conseil de l'OCDE au niveau des Ministres, Paris, 27 et 28 mai.

©L'Observateur de l'OCDE N° 279 mai 2010

http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/2732/Innovation_:_strat_E9gies_intelligentes_pour_des_reprises_durables.html

Innovation Exchange 2010 Connects Corporations and Venture Capitalists with Europe’s Most Talented Entrepreneurs

The European Tour, European Private Equity and Venture Capital
Association Tech (EVCA) and Informilo today announced the Innovation
Exchange will be held in Copenhagen, Denmark on 14 October 2010. The
event connects the world's most influential technology, corporate and
venture capitalist firms with the most talented and promising young
entrepreneurs from Europe.

Start-ups from Europe, Russia, Turkey and Israel are invited to apply
for one of just 15 hotly contested presentation slots at this year's
event, where they will have the opportunity to present to 250 of the
world's most influential corporations and global investors. Entries
will be evaluated by an independent committee of respected business
specialists including representatives from the World Economic Forum,
Good Energies, Balderton and other leading Venture Capital firms in
Europe to find the leading edge start-ups in the areas of search and
gaming, life sciences, smart cities, communication and disruptive
technologies.

"The Innovation Exchange has become the annual meeting place for the
EMEA innovation community to share insights, showcase new technologies
and sign deals", said Gerhard Florin, Innovation Exchange Head of the
Selection Committee and Executive Vice-President Publishing,
Electronic Arts. "With R&D budgets under intense scrutiny corporations
have identified the Innovation Exchange as a valuable way of bringing
breakthrough innovation to market without the associated costs and
risks."

The Innovation Exchange provides corporations with a complimentary
solution to their existing scouting efforts and a unique platform on
which to explain their strategic direction and technology requirements
to a captive audience of venture capitalists and start-ups. In
addition they will also hear from a panel of experts who will forecast
how the hottest sectors will evolve over the next year, and have the
opportunity to find out what technologies their peers and competitors
are interested in buying.

This year's winner of the European Entrepreneur of the Year Award and
Schroder Next Gem Award will be announced during a gala dinner on the
evening of the 14th October 2010. The European Entrepreneur of the
Year Award recognises the European entrepreneur whose private company
has had the biggest impact, on the largest number of people over the
last three years and the Schroder Next Gem Award which recognises the
company with the most promising future.

To learn more, nominate your company to present, and to secure a place
please at the Innovation Exchange 2010 visit
www.evca.eu/innovationexchange.html.

For details on sponsorship opportunities visit
http://www.evca.eu/innovationexchange/corporates.html.

Registration

Applicants can register for the Innovation Exchange at
http://www.evca.eu/innovationexchange/nomination.html

Selection Criteria

Presenting companies must be headquartered in Europe (including
Eastern Europe, Turkey and Israel), and the founder and/or CEO be
available on 14 October 2010 to present at the Innovation Exchange
conference in Copenhagen, Denmark.

Only companies meeting the following criteria should apply:

Proven, breakthrough technology

Worldwide market ambition

Quality management team

Evidence of commercial traction

The Innovation Exchange is focusing on the following five technology

sectors this year:

Networking and Mobility

Software Applications

Internet & New Media

Medical Instrumentation & IT related

Cleantech / Renewable energy

Development stages

Presenting companies will represent the spectrum of different stages
of development, although a majority will usually be at the expansion
stageand thus of most interest to the international delegates:

Seed: Product in R&D phase, receiving angel financing

Start-up: Product in alpha / beta stage, trials with customers, first

round of VC funding

Expansion: Product finalised, market expansion, 2nd / 3rd round of VC

funding

Pre-IPO: Product mature, international market presence, last financing

pre-IPO

Strength of third-party validation

About the European Tech Tour Association

The European Tech Tour Association (ETT) was founded in Geneva in 1998
in response to the growing interest in emerging technology companies
invarious European regions. ETT is an independent, not-for-profit
organisation composed of key contributors to the high technology
industry. The Association recognises that continued prosperity in
Europe lies in its ability to transform today's innovative projects
into tomorrow's global technology leaders. For further information,
please visit www.techtour.com

About Informilo

Informilo (www.informilo.com) is a media, research and events business
that includes a news site covering entrepreneurship and innovation
around the globe in every part of the pipeline - from the smallest
start-up with the best idea to big companies that embrace creative
disruption. The aim is to help start-ups and venture capitalists
benchmark the global competition and connect with big corporates. It
was started in Paris by Jennifer L. Schenker, a journalist who has
been covering the tech sector outside of the U.S. for 25 years for
prestigious publications such as the Wall Street Journal, Time
Magazine, International Herald Tribune, Red Herring and Business Week.

About The European Private Equity and Venture Capital Association
(EVCA) EVCA is the voice of European private equity and venture
capital; trusted by over 1,200 members to represent the industry at
the highest levels of business and government. It is this trust,
fostered over 26 years, that enables EVCA to promote and protect the
industry, working in partnership with key stakeholders like policy
makers, institutional investors, entrepreneurs, employee groups,
professional advisors and business executives. EVCA develops and
delivers professional standards, world class research and education,
industry promotion and public policy. EVCA covers the whole range of
private equity from early-stage venture capital to the largest
buyouts.

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Source : http://www.euroinvestor.fr/news/story.aspx?id=11153977&bw=20100630005607