25.2.09

USA : L'improbable réforme du bureau fédéral des brevets et des marques

Le rôle croissant des "patent trolls" dans le système d'innovation américain

Dans notre précédente livraison nous nous interrogions sur le retard accumulé par l'USPTO dans l'examen de 800.000 demandes de brevets ainsi que sur la capacité de l'organisation à se réformer. La seule USPTO n'est pas responsable d'un tel retard. Le système des brevets tel qu'il se présente actuellement aux Etats-Unis est aussi largement fautif de l'engorgement et des retards d'enregistrement que les inventeurs et l'ensemble des parties prenantes de l'innovation déplorent. Et dans le système en question se trouvent des organisations qui tirent un avantage grandissant des brevets tout en contribuant à ralentir toute réforme d'ensemble.

Ces organisations sont connues sous le nom de "NPE" (Non-Practicing Entities) par les juristes et de "patent trolls" par les experts de l'innovation. L'origine du mot est incertaine : il serait apparu dans le jargon des praticiens en 2001 après que Peter Detkin (Intel) l'eut utilisé pour la première fois dans le cadre d'une affaire interne qui voyait Intel défendre un de ses brevets. Peter Detkin se référait alors à un conte nordique dont la morale est d'accepter un arrangement rapide plutôt que le principe d'un hypothétique futur accord encore plus avantageux pour l'impétrant.



De qui et de quoi s'agit-il ?

Il s'agit d'organisations qui détiennent des brevets, souvent acquis à vil prix auprès de producteurs d'inventions ou de connaissances, et qui s'attachent à les faire valoir auprès de contrevenants potentiels ou dans le cadre d'une activité de marché. Comme l'indique leur nom, les "NPE" ne font pas d'autre utilisation du brevet que celle qui consiste à identifier des sociétés qui sont de possibles utilisateurs de brevets détenus par ailleurs. Le modèle d'affaires de ces sociétés est en général simple : acquérir des brevets après les avoir soigneusement sélectionnés puis revendiquer auprès de possibles utilisateurs une redevance, une compensation ou un dédommagement, de gré à gré ou devant les tribunaux. Moins nombreuses sont les NPE qui transforment leurs portefeuilles en fonds pour aller ensuite sur les marchés financiers.

Anecdotique il y a une quinzaine d'années, l'activité des NPE connaît un essor important aux Etats-Unis. Cette croissance est alimenté par la crise actuelle qui voit un nombre considérable de petites sociétés céder leur fonds de commerce pour traverser le retournement de conjoncture et la pénurie de financement venant des capitaux risqueurs. Et ce fonds de commerce est souvent constitué par un brevet, une licence, ou un savoir-faire déposé. La croissance de l'activité des NPE se mesure au nombre de sociétés créées dans ce domaine mais aussi, hélas, au nombre de poursuites engagées par ou contre ces sociétés. Entre 1994 et 2002, 527 affaires étaient recensées (2,7% des affaires liées à une question de propriété industrielle). Entre 2003 et 2007, nous en sommes à 1 210 affaires (8,4%). L'augmentation se poursuit au point de saturer l'appareil juridique : 389 nouvelles affaires ont vu le jour entre le 1er octobre 2007 et le 30 septembre 2008 !

Le portefeuille des 219 NPE recensées aux Etats-Unis (sans doute 1 500 si l'on inclut les filiales) s'établit à 12 500 brevets, déposés ou en instance. La plus importante de ces sociétés est "Intellectual Ventures". Elle exploite tous les segments du marché des "trolls" et possède une bonne rentabilité, ce qui attire vers elle de nombreux investisseurs. D'autres NPE comme "Acadia", "Alliacense" ou "Rembrandt Technologies" ont des modes de fonctionnement différents car elles calent leurs activités sur des portefeuilles plus petits et plus spécialisés. D'autres encore ("1st Technology", "ArrivalStar", etc.) se positionnent dans le registre légèrement différent, celui qui consiste à faire appliquer le droit des brevets exploités indûment mais sans les acquérir. Parmi les NPE on compte aussi des individus qui font valoir leurs propres brevets pour en tirer une rente. Il y a aussi les NPE qui agissent de façon "furtive" ("stealth mode") en attendant la maturité d'une technologie ou d'un produit pour revendiquer avec davantage de certitudes d'énormes compensations. Dans le petit monde des NPE, les entrées et les sorties sont aussi passablement nombreuses, d'où la difficulté d'établir un état des lieux précis.

L'activité de "Intellectual Ventures" retient cependant particulièrement l'attention, surtout en ces temps de difficultés financières. "Intellectual Ventures" vient par exemple de lever plus de 1,5 milliard grâce à son nouveau fonds. Il a aussi rendu publics deux accords d'un montant unitaire de 200 à 400 millions (le chiffre exact reste confidentiel) avec Cisco Systems et Verizon après avoir négocié des cessions avec Nokia, Sony, eBay, Google, Microsoft, Intel et Nvidia. "Intellectual Ventures" auraient plus de 1.000 projets d'accords en cours de discussion et avoue acquérir des brevets ou des familles de brevets au rythme de 2 par jour [2]. "Intellectual Ventures" occupe une position dominante aux Etats-Unis et embrasse un champ d'activités qui n'a, à ce jour, aucun équivalent dans le monde.

Les détracteurs des NPE plaident pour une réforme du système des brevets en arguant du fait que les "trolls" inhibent l'innovation en rendant stérile la plupart des brevets détenus mais non exploités. Pour les industries qui ont une activité de R&D, le reproche est le même car les NPE érigent des barrières à l'entrée. Les NPE contribuent en effet à s'approprier, sous forme de brevets, le produit de développements technologiques (le "D") qui coûtent en général 10 à 20 fois plus cher que la recherche (le "R"). D'une façon générale, les NPE sont vues par ses opposants comme des sociétés d'extorsion ("patent extortionist") qui tirent profit des producteurs de connaissances et du système national des brevets.

De leur côté, les NPE défendent leur rôle dans le système national de l'innovation. Elles affirment que ce sont elles qui fixent le véritable prix des brevets tout en fournissant des liquidités aux inventeurs. Elles défendent aussi l'idée qu'elles alimentent la jurisprudence du droit des brevets et contribuent à faire en sorte que l'USPTO réalise un meilleur travail d'analyse et d'investigation des demandes qui lui sont soumises (d'où la pression qui pèse sur cette dernière et les retards qu'elle accumule). Au total, les NPE plaident pour un maintien du système actuel.

Plusieurs pistes sont actuellement identifiées pour sortir de l'impasse. La réforme de l'USPTO en est une mais ne constitue qu'un volet du problème. Une autre est juridique qui tend à s'imposer d'elle-même. Ainsi, une jurisprudence limitant les recours se développe même si ces derniers continuent de coûter des fortunes (la simple instruction des grandes affaires dépasse les 5 millions) : la Cour Suprême a par exemple en 2006 supprimé la notion d'injonction automatique pour la remplacer par une autre qui oblige le plaignant à faire la preuve de la recevabilité de la demande. D'autres pratiques jurisprudentielles comme "les dommages proportionnels" favorisent aussi l'émergence d'un encadrement des recours.

Mais là encore, la solution au problème n'est que partielle. D'où l'idée de créer un marché du brevet, monétaire ou électronique, qui aurait pour caractéristique la transparence et l'accès général à l'information. Comme le projet de réforme de l'USPTO, remis d'année en année depuis 1966, on peut légitimement se poser la question de la réalisation d'un tel nouveau marché, non seulement en raison de la conjoncture mais aussi en raison de l'économie du système des brevets aux Etats-Unis.

Source : http://www.invention-europe.com/Article347450.htm / http://www.bulletins-electroniques.com/

11.2.09

Les petites sociétés innovantes déplorent l'abandon des pouvoirs publics


Fut un temps où le gouvernement regardait les start-up, ces jeunes sociétés technologiques innovantes, avec les yeux de Chimène. Cette époque serait révolue. Désormais, ce sont les "gazelles", c'est-à-dire les entreprises de taille moyenne en forte croissance, qu'elles soient ou non innovantes, qui sont choyées. Un nouveau sigle a d'ailleurs fait son apparition dans les statistiques : ETI, pour "entreprises de taille intermédiaire". Les aides publiques aux PME leur sont désormais prioritairement destinées.

Avant cette inflexion stratégique, les start-up sélectionnées par Oseo Innovation (ex-Anvar) bénéficiaient d'avances remboursables de la part de cet établissement financier public. Ce financement leur était nécessaire car d'une part, les banquiers privés trouvent trop risqué de prêter des fonds à ce type de sociétés ; et parce que d'autre part les business angels, des personnes privées investissant au capital de firmes naissantes, ne sont pas encore légion en France.

En 2007, Oseo Innovation avait ainsi un budget d'intervention de 365 millions d'euros consacré au financement des jeunes pousses. En 2008, ce budget s'est accru à 470 millions d'euros. En 2009, la part de ce budget consacré aux interventions classiques, c'est-à-dire aux avances remboursables pour les start-up, plonge de plus de 60 %, pour ne plus atteindre que 270 millions d'euros.

L'essentiel du budget global d'intervention d'Oseo Innovation (qui s'élève au total à 430 millions d'euros) est désormais destiné à financer des projets de recherche de grands groupes et d'ETI (dont certains avaient été sélectionnés par l'Agence de l'innovation industrielle, aujourd'hui disparue). Oseo Innovation devait également distribuer les subventions aux entreprises des pôles de compétitivité, à partir du 1er janvier 2009, mais cette décision a été repoussée.

Or, dans certaines régions, en Ile-de-France en particulier, les caisses d'Oseo Innovation seraient vides depuis le mois de juillet 2008 pour les start-up. "Le problème est particulièrement aigu dans les régions où se trouvent beaucoup de sociétés de haute technologie", précise Olivier Ezratty, consultant en innovation, business angels, et auteur d'un blog sur l'innovation.

FAIRE DU CHIFFRE

Certes le crédit impôt recherche, qui permet aux sociétés de déduire une partie de leurs budgets de recherche et développement (R & D) de leur impôt, bénéficient, aussi, aux start-up. Certes, la possibilité de déduire tout investissement dans des PME de l'impôt sur la fortune a stimulé les vocations de business angels. Mais, la crise a réduit leurs portefeuilles boursiers et donc la part que ces personnes fortunées consacreront aux PME en 2009. "Dans deux ans, quand l'économie redémarrera, la France souffrira d'un trou démographique de start-up", redoute M. Ezratty.

Les équipes d'Oseo Innovation en sont convaincues. Leurs dirigeants n'ont plus la main sur le personnel distribuant les aides en région. Celui-ci est rattaché à Joël Darnaud, un professionnel de la banque qui applique les méthodes de ce secteur. La distribution d'aides rapporte une prime à celui qui l'octroie. Ce qui incite à faire du chiffre, sans forcément s'attacher à la qualité du dossier, au caractère réellement innovant des produits et services dont il est censé financer l'élaboration.

source: http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/02/10/les-petites-societes-innovantes-deplorent-l-abandon-des-pouvoirs-publics_1153295_1101386.html

20.1.09

Rio de Janeiro passa a ter Lei Estadual de Inovação Tecnológica

4. Rio de Janeiro passa a ter Lei Estadual de Inovação Tecnológica
Legislação permite parcerias entre Instituições Científicas e Tecnológicas e organizações de direito privado voltadas para pesquisa e desenvolvimento de inovações

Por unanimidade, a Assembléia Legislativa do Estado do Rio de Janeiro (Alerj) aprovou, em sessão realizada na quarta-feira, 17 de dezembro, o Projeto de Lei nº 1.913/2008. Votada em discussão única, a Lei Estadual de Inovação Tecnológica possibilita parcerias entre as Instituições Científicas e Tecnológicas (ICTs), que podem ser órgãos da administração direta ou indireta, e as organizações de direito privado voltadas para pesquisa e desenvolvimento de inovações. A lei aproxima a produção científica e tecnológica das necessidades do mercado e autoriza a Faperj a participar minoritariamente do capital de empresa privada que vise ao desenvolvimento de projetos para a obtenção de produto ou de inovação.

"A lei, já adotada em outros estados, é um grande avanço aos centros de tecnologia porque cria novos mecanismos e parâmetros para o incentivo à parceria das Universidades com a iniciativa privada. Agora é possível que a Universidade busque o financiamento privado e, ao mesmo tempo, mantenha o financiamento estatal, por meio da Faperj", disse o líder do governo do estado na Alerj e um dos relatores do projeto, deputado Paulo Melo (PMDB).

A nova legislação promove a integração entre a academia, as empresas e as agências de fomento à pesquisa, contribuindo para o processo de inovação empresarial, com a criação de incubadoras, parques tecnológicos e centros de pesquisa e desenvolvimento. O projeto encaminhado à Alerj, de autoria do Poder Executivo, foi assinado pelo governador Sérgio Cabral, que justificou no texto que "incumbe ao Estado propiciar meios para estimular a inovação tecnológica no ambiente produtivo, permitindo aos agentes econômicos atingirem o máximo de competitividade em suas atividades".

A lei também incentiva ambientes cooperativos de inovação e a participação do inventor independente no processo de inovação. A administração pública ganha mais opções para captar verbas com a Lei Estadual de Inovação Tecnológica. Órgãos estatais poderão contratar empresas e centros de pesquisa para desenvolver produtos, novos processos ou encampar projetos que envolvam risco tecnológico, com direito a salvaguardas nos casos de resultados diferentes dos inicialmente planejados.

Outra novidade é a regulamentação do Fundo de Apoio ao Desenvolvimento Tecnológico (Fatec), a ser gerido pela Faperj que poderá receber recursos públicos e privados para fomentar a inovação.

Para o deputado Paulo Melo, a Lei Estadual de Inovação Tecnológica atende às necessidades de investimento em um setor estratégico para o desenvolvimento nacional. "A lei possibilita a ampliação dos investimentos em C&T, fundamentais para que o Brasil se destaque ainda mais no cenário internacional, especialmente entre os países emergentes", avaliou.

O deputado Alessandro Molon (PT), que também foi relator do projeto, destacou a importância da aprovação da lei para o estado. "A lei permite o fomento da inovação tecnológica fluminense, o que significa investir em uma vocação natural do Rio de Janeiro: a produção de conhecimento. O setor de ciência e tecnologia é fundamental para o estado devido à grande quantidade de pesquisadores que temos aqui."

A Faperj trabalhou intensamente na elaboração do anteprojeto da Lei de Inovação do Estado do Rio de Janeiro e contou com as preciosas e decisivas participações de diversas instituições, como Sebrae, Firjan, Universidades e Academia Brasileira de Ciências. O anteprojeto da lei estadual de inovação tecnológica passou por discussões entre as organizações que integram o Fórum Permanente de Desenvolvimento Estratégico do Estado do Rio Jornalista Roberto Marinho – Alerj, em audiência pública realizada no mês de outubro.

Para o diretor de Tecnologia da Fundação, Rex Nazaré Alves, a Lei de Inovação do Estado do Rio de Janeiro contribuirá significativamente para as vocações do Rio de Janeiro. Segundo Nazaré: "os segmentos de prestação de serviços e da indústria poderão agregar valor aos produtos desenvolvidos no nosso Estado, com a integração do conhecimento gerado pela comunidade científica ao setor produtivo".

O secretário de Estado de Ciência e Tecnologia, Alexandre Cardoso, figura-chave no encaminhamento do Projeto de Lei à Alerj, comemora o desfecho: "Acho que esta lei contribuirá significativamente para as vocações do Rio de Janeiro. O segmento de prestação de serviços e da indústria petrolífera tem forte impacto na economia fluminense. A indústria de manufatura, entretanto, perdeu espaço valioso no cenário econômico brasileiro para SP, Minas Gerais e outras unidades da Federação, apesar da boa recuperação nos últimos anos. São esses segmentos, dentre muitos outros, que a Lei de Inovação vai alavancar, permitindo que se agregue valor aos produtos desenvolvidos no nosso estado, com a integração do conhecimento gerado pela comunidade científica ao setor produtivo".

Cardoso também frisou que, na elaboração do texto proposto "se tomou todo o cuidado, com o objetivo de evitar interpretações, pelo Poder Judiciário ou pelo Tribunal de Contas do Estado, que engessem os processos de inovação, como por vezes tem ocorrido na União e em outros estados que já possuem as suas leis de inovação".
fonte: http://www.jornaldaciencia.org.br/

13.1.09

L'export : une stratégie au service de l'innovation

Les PME innovantes sont particulièrement ouvertes à l'international. C'est ce que démontre l'étude réalisée par Oseo, l'organisme de soutien à l'innovation et la croissance des PME.

La moitié de ces entreprises est tournée vers l'export et « un quart des PME innovantes de trois ans et plus exportent au moins 25 % de leurs ventes ». Quand aux jeunes entreprises de moins de trois ans, la tendance est davantage à l'exportation que leurs aînées. Si « trois sur dix réalisent plus de 10 % de leur chiffre d'affaires à l'étranger, la moitié des entreprises de moins de trois ans exportent plus de 35 % de leur chiffre d'affaires », note le rapport. Une stratégie tournée vers l'international qui peut s'expliquer par une corrélation entre la création de l'entreprise et une innovation pointue. Ainsi, l'étude précise que « les jeunes entreprises dont la création est fondée sur une innovation, sont soit sur des marchés d'emblée internationaux, soit le niveau technologique des projets d'innovation est élevé (au moins du niveau de l'état de l'art européen), permettant ainsi à ces entreprises de pénétrer des pays étrangers où la concurrence par les caractéristiques techniques est forte ».

En effet, « lorsqu'une PME investit dans un produit innovant, elle ne se situe pas sur un marché de masse, mais au contraire très souvent sur une niche, relève Annie Geay, directrice de l'innovation chez Oseo. Or, ce type de marché ne se satisfait pas d'un périmètre national. Avec un degré d'exigence d'élite, le marché sera nécessairement clairsemé sur un périmètre assez large ». D'où la pertinence de l'exportation. Mais cette stratégie à un coût. La PME peut se montrer frileuse face à l'export, au vu de l'investissement nécessaire à sa mise place. Exporter demande de connaître le pays d'accueil, de trouver les bons partenariats et les réseaux de distribution. L'export serait-il une solution face à la crise ? « Pour exporter il faut avoir un produit d'excellente qualité, répond Annie Geay. L'innovation s'impose plus que jamais aujourd'hui, pour être compétitif sur les marchés internationaux ».

Des entreprises exportent avec succès

Nombre d'entreprises ont compris ces problématiques et tournent leur activité vers l'export. Certaines résistent encore et toujours à la crise grâce à cette stratégie d'investissement. C'est le cas pour Touax, société de construction de locaux provisoires. La construction modulaire intéresse des clients comme les grands groupes du bâtiment et des travaux publics, les collectivités locales, les industriels. L'entreprise de 150 ans recense 1020 salariés, un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros dont 90 % réalisé à l'international et un investissement en R&D s'élevant à 55 millions d'euros. L'entreprise est présente en Allemagne, Belgique, Espagne, Pologne, Etats-Unis… Touax comprend deux usines, une en France en Eure-et-Loir, l'autre en République Tchèque. Un pied dans différents pays pour optimiser encore l'export.

source : http://www.lefigaro.fr/entreprise/2009/01/05/05011-20090105ARTFIG00490-l-export-une-strategie-au-service-de-l-innovation-.php

Comment protéger son innovation ?

Différentes options existent pour préserver son innovation des plagiats ou contrefaçons.

La première étape à accomplir en vue de la protection de son innovation consiste à savoir si elle est protégeable et comment. En effet, toute innovation n'est pas nécessairement protégeable par un brevet, titre de propriété industrielle. Pour ce faire elle doit répondre à trois critères : elle doit être nouvelle, pouvoir connaître une application industrielle et doit relever d'une activité inventive. Si l'innovation répond à ces critères, elle peut être protégée. Pour une innovation technique, un nouveau produit ou une amélioration apportée à un produit, on utilise le brevet. Ce dernier peut également être utilisé pour protéger des travaux de recherche et, sous certaines conditions, les méthodes de fabrication.

La confidentialité peut être une solution

Si l'innovation devant être protégée ne répond pas à ces critères, il reste la solution de la confidentialité, ou secret. Selon le site de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI), « le secret consiste à ne pas diffuser dans le public les connaissances élaborées ou acquises. Il permet de protéger les procédés, formules de fabrication ou autres éléments techniques non brevetés, les connaissances techniques, utiles à la mise en œuvre d'un processus industriel, organisationnel ou commercial. Ils concernent les produits dont la diffusion ne révèle pas aux concurrents leur composition ou leur fonctionnement. » La confidentialité reste une valeur sûre, bénéfique à toute innovation, mais impliquant des efforts particuliers de la part de toute l'entreprise concernée. D'autres procédures existent selon les besoins : dépôt de marque, de nom de domaine, le droit d'auteur. L'INPI est un interlocuteur incontournable dans cette phase de protection.

Un « cahier de laboratoire » pour les PME

Dorénavant, les PME innovantes peuvent, comme les laboratoires de recherche, opter pour « le cahier de laboratoire ». Cet outil pratique, disponible notamment auprès de l'association Réseau Curie, permet de consigner les travaux de recherche. Il fait également office de preuve écrite pour indiquer l'antériorité de l'innovation. Le chercheur inscrit au jour le jour les travaux réalisés, avec date et signature. Parmi ses nombreuses qualités opérationnelles, il permet la traçabilité des travaux, de l'idée à la conclusion. Une étape capitale dans la protection de l'innovation. L'utilisation est relativement simple, il se présente sous la forme d'un cahier A4, comportant un numéro unique pour assurer sa traçabilité.


source : http://www.lefigaro.fr/entreprise/2009/01/08/05011-20090108ARTFIG00378-comment-proteger-son-innovation-.php


5.1.09

L'UE et le Brésil adoptent la feuille de route de leur partenariat stratégique à l'occasion de leur second sommet

L'UE et le Brésil tiendront leur second sommet le 22 décembre prochain à Rio de Janeiro, au Brésil. L'Union y sera représentée par le président français, Nicolas Sarkozy, et le président de la Commission, José Manuel Durao Barroso. Le sommet sera organisé par le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva. Il donnera l'occasion aux trois dirigeants d'échanger leurs vues sur des questions internationales et régionales d'intérêt commun. La crise financière et économique planétaire sera au cœur des discussions. D'autres thèmes importants, parmi lesquels le changement climatique, l'énergie, le multilatéralisme et la situation politique dans la région du cône Sud, seront également débattus. Le sommet débouchera principalement sur l'adoption d'un plan d'action conjoint exposant les priorités politiques et les actions du partenariat stratégique UE-Brésil.

Le président Barroso a déclaré: «La crise financière et l'action dynamique du Brésil au sein du G20 ont une nouvelle fois démontré l'importance du dialogue établi avec des pays émergents comme le Brésil. Ce pays contribue aux efforts déployés pour relever certains des grands défis internationaux du moment comme le changement climatique et les énergies durables. Le sommet de Rio nous permettra d'examiner les moyens d'aborder ces questions importantes et de mieux collaborer de manière à garantir un système multilatéral efficace.»

La commissaire Benita Ferrero-Waldner a déclaré: «En plus d'être une feuille de route qui reflète l'ambition de notre relation, le plan d'action conjoint qui sera adopté par l'UE et le Brésil à Rio de Janeiro nous permettra surtout de mettre au point ensemble des actions concrètes dans toute une série de domaines comme l'éducation, la culture, les droits de l'homme et les questions de réglementation. Ce plan d'action contribuera grandement, selon moi, à faire en sorte que ce partenariat stratégique profite pleinement à nos citoyens.»

Le partenariat stratégique UE-Brésil confère une nouvelle ambition à la relation entre l'UE et le Brésil, en particulier dans les plus hautes sphères politiques, en mettant l'accent sur la coopération internationale. Il s'appuie par ailleurs sur des relations bilatérales préexistantes qu'il s'attache à étendre et à approfondir dans des domaines comme la science, les technologies et l'innovation, le commerce et l'investissement, la politique régionale, les affaires sociales et l'emploi, les migrations, etc.

Le plan d'action conjoint repose sur les piliers suivants:

  • promouvoir la paix et une sécurité globale grâce à un système multilatéraliste efficace;
  • renforcer le partenariat économique, social et écologique en vue d'encourager le développement durable;
  • promouvoir la coopération régionale;
  • promouvoir la science, les technologies et l'innovation;
  • promouvoir les échanges interpersonnels et culturels.

Pour de plus amples informations, voir:

 

2.1.09

Digital Music : 200 start-ups de plus en 2008

Le blog anglais Music Ally répertorie pas moins de 200 start-up innovantes qui ont pris leur envol en 2008. C'est le genre d'inflation dont il est toujours bon de prendre la mesure, parce qu'elle signifie que l'innovation se porte bien, en particulier dans le secteur de la musique en ligne et des nouveaux médias.
 

Le blog anglais Music Ally répertorie ainsi 200 start-up innovantes qui ont pris leur envol en 2008, parmi lesquelles on compte par exemple MusicMakesFriends, service sur abonnement à forte composante communautaire présent dans neuf pays européens, ou encore TopSpin, la compagnie de l'ex-patron de Yahoo Music, Ian Rogers, qui propose de nouveaux services aux artistes indépendants.

Dans la catégorie de ce qui buzze sévèrement en cette toute fin d'année, sans que l'on perçoive réellement où cela nous mène ni le moindre début d'idée de modèle économique viable, figure Blip.fm, sorte de Twitter musical qui permet de recommander, au gré de son humeur, l'écoute d'une chanson à ses suiveurs.

Quelques nouveaux gros calibres du secteur de la musique digitale, comme Comes With Music de Nokia ou MySpace Music, égrennent cette liste, mais aussi des jeunes pousses du Web au modèle très controversé, comme le moteur de recherche MP3 SongBeat, ou encore des innovations comme BlogRemix, application développée par les laboratoires de Yahoo, qui permet de mixer la musique en provenance de ses blogs MP3 préférés.

Un beau survol de toute l'innovation dont fut porteuse l'année 2008, qui devrait en inspirer plus d'un pour 2009...

source : http://www.musicspot.fr/actualites/technologies/digital-music-200-start-ups-de-plus-en-2008-10003520.htm

18.12.08

Bouygues Telecom soutient l'innovation avec un incubateur

Nom du projet : Bouygues Telecom Initiatives. L'opérateur a mis sur pied une structure d'incubation destinée à des starts-ups positionnées sur des projets liés à l'accès à Internet, aux objets communicants, la convergence fixe-mobile… en somme à destination des jeunes pousses de l'Internet et de la téléphonie, l'activité de Bouygues Telecom. Les entreprises sélectionnées seront directement accueillies dans les locaux du groupe français et pourront bénéficier d'un accompagnement en matière de finance, marketing, droit et ressources humaines.

Bouygues Telecom soutiendra chaque année entre 5 et 10 dossiers, pour un investissement pouvant aller de 100 000 euros à un million d'euros, selon la nature des projets. Bouygues Telecom Initiatives est donc à la fois un incubateur et un fonds d'investissement à destination des starts-ups. Les sommes investies s'accompagneront naturellement de contreparties, sous forme notamment de clauses d'exclusivité sur des produits et services, et ce durant une durée déterminée.

16.12.08

Agenda de Lisbonne : Le legs de Sarkozy à l’Europe de l’innovation

Accélérer le processus de Lisbonne, créer une Académie européenne des sciences, coordonner les dépenses en faveur de l'innovation à l'échelle de l'Europe, relancer les programmes européens de recherche et d'enseignement supérieur, signer un Pacte européen de l'innovation, telles sont quelques une des recommandations de la présidence française à ses successeurs Tchèques et Suédois.
La France abandonne la présidence de l'Union Européenne sur un bilan qui en matière de politiques publiques de soutien à l'innovation, pourra au moins se targuer l'adoption du Small Businnes Act accepté par les 27 début décembre. Mardi dernier, alors que se tenait à la Cité des sciences et de l'industrie les Assises européennes de l'innovation, l'Europe aura peut-être gagné un nouveau projet pour accélérer la mise en œuvre du processus de Lisbonne et la France, sans doute, un nouveau futur ministre de l'innovation.
En effet, l'ancien ministre de l'Education nationale de Lionel Jospin Claude Allègre, qui avait été chargé de l'organisation de ces assises, a reçu un hommage plus qu'appuyé de la part de Nicolas Sarkozy dans son discours d'introduction. Celui qui a fait un passage plus que controversé à la rue de Grenelle entre 1997 et 2000 est « un homme pour qui j'ai de l'admiration, un homme en qui j'ai confiance », a souligné Nicolas Sarkozy.

Une nouvelle politique européenne de l'innovation

Mai celui qui est encore pour quelques jours le président en exercice de l'Union européenne a tracé de manière assez précise les lignes que devront suivre ses successeurs en matière de poursuite du processus de Lisbonne à travers « une nouvelle politique de l'innovation ». Il a notamment proposé la création d'une Académie européenne des sciences et des techniques regroupant tous les acteurs de l'innovation « publics et privés ». Elle aurait pour tâche l'évaluation des programmes européens, des institutions scientifiques en Europe et des universités.
Nicolas Sarkozy a aussi proposé de faire de 2009 l'année de l'innovation en Europe afin d'accélérer le processus de Lisbonne et de le réviser non pas en 2011 mais en 2010. Le chef de l'Etat a aussi prôné un rééquilibrage des dépenses en faveur de la R&D entre Europe et Etats membres. Actuellement, celles de l'UE représentent 6% de la totalité et celles des Etats 94%. Il estime que ce rapport devrait être inversé afin de coordonner les dépenses dans le « cadre d'une véritable politique européenne ».

Copernic pour faire tourner l'innovation en Europe

« Redonner une dimension à des programmes à l'efficacité éprouvée mais sous financés », tel Eurêka, est une voie à suivre pour l'accélération de l'agenda de Lisbonne dont « il faut faire sans complaisance le bilan ».
Le plan dessiné par Nicolas Sarkozy pourrait être baptisé « Copernic », « parce qu'il peut révolutionner la coopération européenne de la recherche et de l'innovation ». Copernic pourrait être lancé par « l'adhésion de quelques Etats fondateurs » désireux de coordonner leurs programmes de recherche, de mettre en place un espace européen de l'innovation ainsi qu'un brevet européen unique, etc. " Les pays qui consacrent déjà plus de 2% du PIB à la recherche » pouvant être les premiers signataires du Pacte de l'Innovation. La Banque européenne d'investissement serait appelée à augmenter « massivement » ses financements à l'innovation. A suivre, donc, avec la présidence Tchèque à compter du mois de janvier, puis Suédoise dès juillet.
 

5.12.08

Europe Innova : Pour une politique européenne d’innovation

Né au sein du Programme cadre de recherche et de développement européen, Europe Innova cherche à identifier et analyser les leviers et les obstacles à l'innovation pour stimuler la compétitivité. Le réseau compte déjà quelques évènements majeurs à son actif comme la Conférence Europe Innova qui a rassemblé cet automne près de 600 participants en provenance d'une trentaine de pays.
Doper l'innovation à travers l'Europe en s'appuyant sur un réseau : c'est la stratégie originale mise en place par Europe Innova qui regroupe aujourd'hui plus de 300 organisations ou entreprises venues de 23 pays membres. Pour identifier les forces et les faiblesses de l'innovation, des groupes de travail ont adopté une approche sectorielle, passant au peigne fin depuis deux ans les mécanismes de la création dans l'industrie automobile, les biotechnologies, le BTP, l'agroalimentaire, l'espace, le textile, la santé, l'optique, etc… Objectif : établir ni plus ni moins une politique de l'innovation européenne. Destinée aux professionnels de l'innovation, l'initiative est soutenue par la Commission européenne dans le cadre du 6e Programme Cadre de Recherche et Développement. En agissant au cœur de la mise en réseau dans le domaine de l'innovation, Europe Innova entend ainsi informer, mobiliser, aider, et connecter les acteurs de l'innovation en rassemblant chefs d'entreprises, responsables politiques, investisseurs, managers de pôles de compétitivité, et les autres organisations concernées. Organisée à Valence (Espagne) en 2006, la première conférence Europe Innova était consacrée aux clusters moteurs de l'innovation.

Près de 600 participants à Lyon

La seconde Conférence Europe Innova, qui a eu lieu du 22 au 24 octobre derniers, a voulu donner un coup d'accélérateur supplémentaire. Au cœur des débats : l'optimisation des transferts de connaissances, le renforcement des capacités d'innovation de l'industrie via des partenariats stratégiques et le soutien les entrepreneurs innovants. Organisé par la Commission européenne (Direction Générale Entreprises & Industrie) en collaboration avec la Présidence Française de l'Union Européenne et la Communauté Urbaine de Lyon (le Grand Lyon), l'évènement a attiré plus de 550 participants en provenance d'une trentaine de pays.

source : europe innova