This blog is intended to focus key information’s for strategic analyses, entrepreneurship and innovation management in Brazil and Latin American economy ... Ce blog a pour objectif de concentrer des informations clés pour la refléxion stratégique, l'entrepreneauriat et la conduite de l'innovation ... Este Blog tem por objetivo de concentrar informações essenciais para a reflexão estratégica, o empreendorismo e a gestão do processo de inovação.
21.1.10
818 bilhões de dólares foi o investimento mundial em Pesquisa, Desenvolvimento e Inovação: eo Brasil, como está?
Enquanto os países asiáticos seguem o caminho já percorrido pelo Japão e Coréia do Sul, investindo no aperfeiçoamento contínuo de produtos já existentes – a chamada inovação incremental – o Brasil continua insistindo na busca pela transformação de invenções científicas em produtos de mercado, estratégia em vigor desde a década de 70 sem um resultado consistente.
Hoje a Coreia do Sul é o 8º país no ranking da inovação, resultado do esforço para absorver e adaptar tecnologias importadas, com alta produtividade. A China também começou imitando tecnologias de sucesso internacional e hoje registra patentes nos EUA em números que crescem 25% ao ano, a maior parte de produtos de alta tecnologia. A Índia superou o número de patentes do Brasil em 1998, três anos após promulgar sua abrangente lei de incentivo à inovação, e passados dez anos, em 2008, fez 634 patentes, seis vezes o número de patentes brasileiras (101).
Segundo a Anpei, o investimento mundial em P&D&I foi de US$ 818 bilhões em 2008. Entre os países da OCDE, esse volume de recursos equivale a 2,26% do Produto Interno Bruto (PIB) do bloco, valor semelhante ao registrado nos anos anteriores.
Nos Estados Unidos, o investimento em P&D&I (Pesquisa, Desenvolvimento e Inovação) foi de 2,62% do PIB.
A China, segundo a Anpei, saiu de 0,95% do PIB em 2001 para 1,42% em 2006, eo plano, segundo a BBC, é chegar a 2,5%. O Brasil, estima a entidade, deve ter investido 0,9% do PIB em P&D&I no ano passado, sendo 45% dos investimentos vindos do setor privado e 55% do governo.
Segundo Nicolsky, as políticas governamentais de apoio à inovação nestes países estão dando certo porque são direcionadas às indústrias. "O investimento no setor produtivo é mais importante para a própria sociedade do que para a empresa, já que alavanca a competitividade econômica do país como um todo, viabilizando o crescimento rápido, como ocorre na Índia e na China", explica.
"A solução para este impasse está na alteração do foco das políticas públicas de incentivo à inovação tecnológica. Abandonar o modelo atual que privilegia a pesquisa de caráter acadêmico é necessário mesmo na subvenção econômica: indo para o que fizeram a China ea Índia que apostaram no setor produtivo."
Já para o presidente do Conselho das Fundações de Amparo à Pesquisa (Confap), Mário Neto Borges, o Brasil tem todas as oportunidades para gerir a inovação, trazendo desenvolvimento sustentável, mas precisa colocar como prioridade cinco aspectos: estruturação da relação entre empresas, universidades e governo, maior investimento em inovação, política de inovação coerente, fiscalização adequada e legislação mais moderna.
"As agências de fomento alegam que sobram recursos todos os anos no Brasil por falta de projetos, mas a complexidade das normas ea burocracia para a elaboração acabam afugentando as empresas", afirmou a presidente da Anpei, Maria Angela do Rego Barros.
Fonte : www.cavagnoli.com
15.1.10
Le succès d’Inova – Transfert de technologie au Brésil
En 1989, l'université de Campinas (Unicamp), importante institution d'enseignement supérieur, déposait ses trois premières demandes de brevet auprès de l'Institut national de la propriété industrielle du Brésil (INPI). Vingt ans plus tard, Unicamp est internationalement reconnue pour l'excellence de son enseignement et de ses recherches et occupe, avec un total de 591 demandes de brevet à ce jour, le deuxième rang des déposants de l'INPI, dépassée seulement par la puissante compagnie brésilienne de pétrochimie Petrobras. Ce succès peut être attribué pour une large part au travail de l'Agence d'innovation Inova Unicamp, le premier office de transfert de technologie jamais établi dans une université brésilienne.
Fondée en 2003, Inova emploie plus de 50 personnes. Ses nombreuses activités consistent notamment à expliquer l'importance de la protection des droits de propriété intellectuelle aux membres de l'université, rédiger et déposer les demandes nationales et internationales de brevet de l'Unicamp, négocier les contrats de licence de technologie et gérer l'incubateur de jeunes pousses de l'université.
Pour la seule année 2008, Inova a déposé 51 demandes de brevet auprès de l'INPI et 12 demandes internationales selon le Traité de coopération en matière de brevets (PCT), obtenu l'enregistrement de 13 marques et de la paternité de 10 logiciels, concédé trois de ses innovations technologiques en licence à des entreprises industrielles et conclu avec des sociétés et institutions brésiliennes plus de 30 accords de recherche collaborative qui devraient rapporter à l'Unicamp quelque huit millions de reais d'investissements – un peu moins de cinq millions de dollars É.-U. Fin 2008, cinq technologies de laboratoire de l'Unicamp avaient été commercialisées au Brésil, rapportant à l'université quelque 900 000 reais de redevances.
Changement de perspective
"La création d'Inova a démontré que l'innovation technologique constitue au Brésil un facteur de développement essentiel, explique M. Fernando Costa, président de l'Unicamp. Les entreprises doivent toujours être les principaux innovateurs d'un pays, mais l'Unicamp connaît l'importance du rôle que peuvent jouer les universités dans les systèmes d'innovation nationaux des pays moins avancés". M. Costa souligne que la création d'un portefeuille important d'actifs de propriété intellectuelle n'a pas fait perdre de vue à l'Unicamp que sa mission de base est de dispenser un enseignement de grande qualité, mener des travaux de recherche hors pair et mettre à la disposition de la société au sens le plus large des services fondés sur le savoir ainsi que d'autres ressources.
Inova a conduit la plupart des campus et centres de recherche de l'Unicamp à un changement de perspective fondamental. Lors de son lancement, la faculté des sciences médicales préparait quatre brevets et n'avait jamais concédé une seule licence de technologie; à la fin de 2008, elle avait déposé 33 demandes de brevet et signé quatre accords de licence avec l'industrie. L'évolution a été tout aussi remarquable en ce qui concerne l'utilisation du système du PCT : le nombre de demandes internationales de brevet déposées par l'Unicamp est passé d'une seule avant Inova, à 32 à la fin de l'année 2008.
Avec 214 demandes de brevet déposées à la date du présent article, c'est l'Institut de chimie de l'Unicamp qui est allé le plus loin dans la mise en œuvre des leçons apprises en ce qui concerne l'importance de la protection des droits de propriété intellectuelle. M. Fernando Galembeck, principal inventeur de deux des technologies concédées en licence par l'université, observe que le processus de transfert de technologie à l'industrie "a été extrêmement positif" pour les recherches conduites dans son laboratoire, car il a amené "un supplément de ressources substantiel" et contribué à créer "un climat de plus grand enthousiasme et de plus grand souci de la pertinence des résultats". "Si nous ne détenons pas de brevets et si nous ne les donnons pas en licence, fait-il remarquer, nos inventions ne seront pas transformées en véritables produits et procédés commerciaux. Et si nous nous contentons de publier nos résultats, il nous faudra payer demain pour les fruits de notre propre travail".
Défis et réalisations
Inova a toutefois encore fort à faire pour convaincre le corps enseignant, les chercheurs et les étudiants qu'il sera plus facile de transférer leurs inventions à la société s'ils protègent leurs droits de propriété intellectuelle. "Nous avons reçu au total 72 rapports d'inventions en 2008, dit M. Roberto Lotufo, directeur exécutif d'Inova. Nous avons cependant encore beaucoup de chemin à faire pour sensibiliser le monde universitaire à l'importance de la protection des droits de propriété intellectuelle."
Inova devra également s'attaquer à la révision de la politique de propriété intellectuelle de l'Unicamp, qui doit être mise en conformité avec la loi fédérale de 2004 et la loi d'État de 2008 sur l'innovation. Une proposition détaillée est actuellement à l'étude par une commission spéciale au sein de l'université.
M. Lotufo souligne les résultats du projet InovaNIT, qui représente, à son avis, l'une des réalisations les plus importantes d'Inova. Ce projet avait pour objectif d'aider d'autres institutions publiques de science et de technologie du Brésil à se doter d'offices de transfert de technologie afin de se conformer aux exigences de la loi fédérale sur l'innovation. Selon M. Lotufo, "entre son lancement en juillet 2007 et décembre 2008, le projet a aidé 186 institutions, et 539 personnes ont participé aux 24 cours qu'il proposait". Un recueil d'articles rédigés par des instructeurs de ces cours a été publié en 2009.
Selon ses prévisions, Inova "percevra probablement moins de redevances de licences de technologie en 2009 qu'en 2008, mais nous ne pouvons pas dire si cette réduction est liée à la crise financière". Les revenus de licence peuvent être influencés par d'autres facteurs, tels que des changements touchant les circuits de distribution ou de commercialisation des produits licenciés.
L'Unicamp a reçu un sérieux coup de pouce en 2008, lorsqu'une importante subvention lui a été accordée par l'État pour la construction d'un Pôle de recherche et d'innovation sur le campus principal de Campinas. Ce pôle comprendra des laboratoires consacrés à des projets de recherche collaborative, ainsi qu'une infrastructure d'incubation d'entreprises pouvant accueillir 50 jeunes pousses.
Pour l'avenir, les objectifs d'Inova restent les mêmes qu'à ses débuts : "faire preuve d'un plus grand professionnalisme dans la manière dont nous gérons la propriété intellectuelle et commercialisons la technologie, amener un plus grand nombre de projets de recherche collaborative à l'Unicamp et stimuler la création d'entreprises de technologie et le développement d'un environnement local favorable à l'innovation."
Source : http://www.wipo.int/wipo_magazine/fr/2009/06/article_0009.html
25.12.09
The Global Geography of Innovation
Silicon Valley and other geographic clusters of innovation emerge for practical reasons. G. Pascal Zachary is a journalist, author, and teacher who has published articles for the Wall Street Journal and the New York Times. This article appears in the November issue of eJournal USA, "Roots of Innovation."
When a prominent financier in northern California raised an astonishing $1 billion in the summer of 2009 for investments in risky "green technologies," Silicon Valley reminded the world that, in the arena of innovation at least, geography is destiny.
Vinod Khosla, the venture capitalist who raised the money, embodies the critical role played by location in inventiveness and technological change. Thirty years ago, Khosla moved from his native India to attend Stanford University in California, where he studied business. On graduation in 1981, he helped found an influential computer manufacturer, Sun Microsystems. More recently, Khosla has embraced the search for alternative energy, applying the skills and connections of his adopted home to a new set of problems.
Certainly other parts of the world are pursuing innovations in alternative energy, ensuring that no one place will gain a monopoly over these emerging technologies. Yet the ability of Silicon Valley to expand into the development of visionary energy technologies is a reminder of the power of location: Innovations don't occur just anywhere, but arise most often from geographic clusters consisting of investors, major research universities, existing technology companies, and many engineers and scientists willing to try new things.
"The goal there is very much to take risks that nobody else will take," Khosla says of his new fund.
Risk taking and reinvention are central to Silicon Valley. For nearly a half century, the region has been in the forefront of innovation, first in computing and electronics, and then in software, the Internet, media, and communications. Every time Silicon Valley seemed ready to fade, surpassed by innovation centers elsewhere in the world, a fresh wave of breakthroughs helped the region maintain its top position globally.
In the 1990s, biotechnology blossomed in northern California, partly because of the role computers play in molecular engineering and pharmaceutical research. Early this decade, the rise of Google made the region the world leader in search engines. More recently, Silicon Valley spawned social-media companies such as Twitter and Facebook and open-source content movements such as Wikipedia. And the iPod and iPhone, designed and engineered by Apple in its Silicon Valley labs, have revolutionized consumer electronics worldwide.
The breakthroughs produced by innovators in northern California explain why the region receives as much as 40 percent of the risk capital invested in the entire United States. Include the Los Angeles and San Diego areas, and California receives nearly half of all venture capital some years. Getting all this money reinforces the supremacy of the region, partly because money acts as a magnet for talent from around the world.
Connecting Clusters
Even when the technical talent returns home, the pull of geography exerts a strong influence. AnnaLee Saxenian, an expert on regional innovation at the University of California, Berkeley, has shown that innovators can effectively shuttle back and forth between California and other innovation clusters, some as far away as India and Taiwan. What Saxenian calls the "new Argonauts" essentially take advantage of a geographic hierarchy connecting lower-cost production in Asia with higher-value activities in the United States and Europe.
Geographic clustering has a self-reinforcing logic. Gain an edge, and it is surprisingly hard to lose it. British historian Peter Hall has chronicled the rise of great cities in world history and attributes their persistence, in part, to the benefits of being the first to establish dominance and inward migration of talent. Just as Manchester United or Real Madrid keep assembling top football teams year after year, so can cities or regional clusters maintain an edge. Top talent wants to join a winner, after all, and by so doing, leading cities or organizations stay strong.
Fortunately for the people of the world, innovation clusters are fairly democratically distributed. France has important clusters in aviation, train technology, medicine, and nuclear power. Germany has been a world leader in automotive technology for 100 years. Bangalore, India, is a center for new software. Korea leads in design of "smart" electronic devices, from mobile phones to washing machines that sense the size of loads and the minimum amount of water to use. Brazil's engineers excel in designing commuter airplanes. Israel leads in security for computer networks.
Historical legacy sometimes explains why a certain geography commands a decisive advantage in a specific field. Nearly 20 years after the breakup of the Soviet Union and the end of the Cold War, Russia remains the world leader in launch technology for space travel and the center for the "space tourism" industry. Even the United States' National Aeronautics and Space Administration sometimes relies on Russian rockets to lift Americans into space.
Government also plays an important role in the innovation map. The French government has invested heavily in both train and nuclear-energy technology and, through centralized decisions, has reduced risks and removed uncertainties for innovators, improving their global competitiveness. U.S. spending on advanced electronics, often for military applications, spurred civilian innovators and partly explains why Intel has held for decades the No. 1 position among makers of microprocessors. And government policies that favored domestic producers created the environment for industrial innovations in India and aviation innovations in Brazil.
Not Forever
While location confers important advantages to innovations, a favorable geography is no guarantee against failure. "What makes a particular city, at a particular time, suddenly become immensely creative, exceptionally innovative?" historian Hall asks in Cities in Civilization, his seminal study. "Why should this spirit flower for a few years, generally a decade or two at most, and then disappear as suddenly as it came?"
When a city or region loses its technological edge, the reasons may become clear only in retrospect. The decline of Detroit's automotive supremacy can be traced to technical, economic, and business decisions stretching back decades and even now poorly comprehended. Regaining lost supremacy can be very difficult, partly because new geographic centers of technological excellence can and do emerge on the world stage, seemingly out of nowhere.
Perhaps the most dramatic example in recent years is the rise of Helsinki, Finland, as a world center for mobile telephone technology. The success of a single company, Nokia, elevated Finland to the front ranks of the field and turned northern Europe, notably nearby Stockholm and Copenhagen, into a critical mobile cluster. In the 1990s, virtually every mobile innovator in the world opened offices in the cluster, drawing on local talent. The cluster also gave rise to important new telecommunications players such as Skype.
The success of Nokia — a very large innovative company in a very small country — has inspired many other small countries and marginalized cities to dream of finding their own Nokias. Yet governments face difficulties in creating clusters from scratch. The cost of overtaking another region can be high because necessary universities are expensive to grow and essential risk capital may be unavailable.
In the 1970s and 1980s, dozens of cities around the world tried to grow their own Silicon Valleys. Most of these efforts ended up being exercises in industrial recruitment: enticing technology companies to locate factories or even research facilities in certain places.
Sometimes, recruitment can produce an innovation cluster over time. The island nation of Singapore, for instance, is today the world's leader in small-computer storage devices, after initially serving as a location for low-cost manufacturers of the devices. Yet Ireland, another island that attracted a large number of electronics manufacturers partly because Irish wages were low by European standards, hasn't given birth to an innovation.
Recycling Skills
Another role for government or civic associations is to take know-how and skills, which are often place specific, and apply them to new opportunities, setting the stage for a region to reinvent itself technologically. One of Silicon Valley's strengths, for instance, is finding ways to recycle older sets of technical skills or cultural norms: The electric car and sustainable energy industries are in Silicon Valley because people there have a lot of experience in battery design (because of the need for batteries in computers) and computer management of electricity grids.
The private sector remains crucial, even in places where the potential for achieving innovation leadership seems low. Consider the case of Kenya, which has given rise to one of the world's most innovative money-transfer technologies, called M-PESA. Created by the country's dominant mobile phone carrier, Safaricom, M-PESA combines the technology underlying text-messaging with the company's vast network of retailers who sell "units" to pay-as-you-go customers. Through M-PESA, people send electronic money using their phones; recipients collect actual cash from retailers who deduct units from the recipients' phone.
Partly because of the success of M-PESA, Nairobi is now home to a cluster of mobile innovators. Google, Microsoft, and Nokia employ researchers in the city, and new companies are forming around writing applications for mobile phones and the Internet.
Nairobi is not yet in the class of Bangalore or Shanghai, two cities of the developing world that support thriving communities of innovators. Yet the fact that innovation can occur even in Africa underscores a major shift toward what business consultant Henry Chesbrough calls "open innovation." Knowledge spreads more quickly than ever before, and the ability of also-ran regions to catch up to, or even leapfrog, traditional leaders surely has grown. Geography still matters greatly, but clearly not as much as before.
The opinions expressed in this article do not necessarily reflect the views or policies of the U.S. government.
22.12.09
Jeunes pousses universitaires : les financeurs réunis en conférence à Washington
Au total, ce sont quelque trente-neuf contributeurs qui ont participé au financement de l'événement. S'y trouvaient des universités (16 établissements dont ceux du Texas (UTS), du Maryland, de Boston etc.), des institutions de recherche (NIH, "National Institutes of Health" et NSF, "National Science Foundation"), des représentations étrangères présentes aux Etats-Unis (Pays-Bas, Italie, etc.) et des cabinets d'avocat. A noter également l'implication de l'association américaine des investisseurs en capital et une société de capital risque.
Au centre des débats était la question de "la création d'emplois et la capacité d'innovation des jeunes pousses universitaires [1]" . Cette conférence est aux Etats-Unis l'une des rares occasions de rencontrer dans un même lieu autant de professionnels de la valorisation, de l'entrepreneuriat universitaire et du financement de l'innovation.
Sur les 391 participants on comptait plus de 50% de représentants d'universités et de laboratoires fédéraux ainsi que 35% d'investisseurs (sociétés de capital risque et investisseurs providentiels) et d'entreprises des "Fortune 500" (Philips, Dassault Systèmes, Nestlé, Dow Chemical, Honda, Siemens, etc., en plus grand nombre par rapport aux années antérieures), le reste étant essentiellement composé de représentants gouvernementaux, tous intéressés par la création et le financement de jeunes pousses compétitives, à fort potentiel de croissance et ayant des capacités à l'international.
Majoritairement américains, une part importante de participants était également venue des quatre coins du monde (Grande Bretagne, Inde, Japon, France, Espagne, Italie, Brésil...). Les sept ambassades présentes ont présenté leurs politiques de soutien à l'innovation et à l'entrepreneuriat, avec notamment la mise en avant de leurs programmes de "soft landing" [2] .
La forme assez "expéditive" (5 minutes de présentation modérée avec la plus grande précision, puis 10 minutes de questions/réponses) avait pour objectif de privilégier les échanges individuels et les prises de contact. Cent huit panelistes sont venus tour à tour présenter les nouvelles tendances de la valorisation, dont 3 représentants français :
- Eric Harlé, Directeur Général du fonds I-Source
- Yannick Wittner, Directeur marketing stratégique chez Dassault Systèmes
- Yvan Baumann, Délégué à l'essaimage du CEA
Comme souvent dans ce type de manifestation, les débats n'étaient pas théoriques. Ils visaient davantage à relater des expériences, des bonnes pratiques et des observations issues du terrain. C'est ainsi qu'une responsable de valorisation n'a pas hésité à parler ouvertement à ses confrères de la nécessité de réviser le système actuel qui veut que les universités surfacturent leurs jeunes pousses, en prenant souvent un trop gros pourcentage du capital tout en réclamant d'elles des rapports et autres " reporting ". Selon l'intervenante, ce schéma conduit au fait qu'environ 30% de la propriété intellectuelle des universités se retrouve déposée à l'extérieur car les jeunes pousses manquent cruellement de temps ingénieur pour développer leurs affaires au quotidien.
Le vice-président chargé du transfert de technologies à Caltech a, quant à lui, parlé de 2009 comme d'une année de transition, avec 18 nouvelles startups créées (traditionnellement 8-10 par an), dont 9 avaient levé plus de 1 million de dollars (parmi des dernières, 3 avaient levé des fonds hors des Etats-Unis), la plupart via des fonds industriels. Une seule levée de fonds a été effectuée auprès d'une société de capital risque traditionnelle. Ceci confirme la double tendance déjà évoquée depuis plusieurs mois de globalisation des investissements et de reflux du marché du capital risque.
Pragmatiques, les Pays Bas ont fait un appel en direction des startups américaines pour qu'elles viennent y développer des activités et tirer avantage des programmes de soutien. De son côté, le CEA a mis en avant son programme de soutien non seulement aux spin-offs issues de sa recherche interne mais également aux jeunes pousses extérieures qui peuvent désormais bénéficier des compétences technologiques et d'un accompagnement, grâce à une équipe de plus de 100 personnes affectées à la valorisation.
Le MIT a, quant à lui, affirmé ne pas avoir besoin d'incubateur. La principale raison de cette politique semble liée à l'application très stricte et très attentive de dispositions relatives à de possibles conflits d'intérêt. L'autre raison invoquée peut prêter à sourire surtout quand on sait la concurrence que se livrent les établissements d'enseignement supérieur sur le grand Boston : " nous n'avons pas besoin d'incubateur en ville, la ville de Cambridge est un incubateur en elle-même ".
Autres enseignements de la réunion:
- De plus en plus de centres d'entreprenariat accueillent en leur sein des "entrepreneurs in residence", entrepreneurs à succès offrant gracieusement de leur temps, des conseils et leur carnet d'adresse à des jeunes pousses, en attendant d'être séduits par une nouvelle opportunité ;
- Le NIH a mis en place un fonds qui intervient après la phase II du SBIR pour partager le risque avec les capitaux risqueurs, formant ainsi un pont capable de franchir l'étape "vallée de la mort" des startups (ce fonds a permis un effet de levier de plus de 2,8). De plus en plus averses au risque, les VC tendent en effet à intervenir de plus en plus tard dans la vie et la croissance de l'entreprise ;
- De plus en plus de petits fonds (moins de 10 millions de dollars) sont levés sur la base de la philanthropie notamment au sein des universités (i.e. "Venture Philanthropy Pharma ) ;
- De plus en plus de partenariats public-privé au sein des laboratoires fédéraux : à l'inverse de la France, les universités étaient plus actives que les laboratoires fédéraux en matière de valorisation de leurs travaux, aujourd'hui les laboratoires fédéraux se tournent à leur tour de plus en plus vers le monde industriel ;
- Le Ministère de la Défense américain (DoD) se tourne davantage vers des activités de valorisation dans le civil ;
- Les laboratoires de recherche adoptent de plus en plus une organisation tournée vers la pluridisciplinarité, tel que la bio-ingénierie par exemple ;
- Le Président de la NVCA ("National VC Association") a souligné la baisse des investissements en valeur et en volume, avec en parallèle une meilleure qualité des dossiers avec des entrepreneurs plus réalistes, ayant une vision plus globale et plus pragmatique de leur développement. Avec 11 introductions en bourse cette année (le double de 2008), des fusions-acquisitions sont attendues avec impatience pour 2010. Par ailleurs, les énergies propres prennent le pas sur les TIC, notamment en raison des coûts d'entrée sur les marchés TIC, qui du même coup attirent plus de capital développement que de capital risque. Alors que les sociétés de capital risque soulignent le manque de sélectivité des incubateurs, les industriels insistent sur la nécessité pour les personnes chargées de la valorisation d'avoir de vraies compétences en matière de gestion de produits.
Conclusion : le financement, s'il continue de susciter de nombreux débats, n'en reste pas moins une question de fond. Le modèle américain de l'innovation, essentiellement privé, est en fait en pleine mutation en raison de la crise économique et financière. Pour les acteurs de l'innovation américaine, la réponse à cette dernière se situe dans la création d'entreprises, l'entrepreneuriat et les initiatives locales dans le cadre d'un modèle renouvelé d'intervention dont on ne connaît pas encore la forme exacte. A suivre.
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[1] La maison blanche tenait en parallèle une journée de travail sur la création d'emplois
[2] Programmes d'accompagnement d'implantation de startups étrangères sur leur territoire
16.12.09
Programme de coopération technologique France-Brésil
1er Appel à propositions
Date limite de soumission des propositions : 15 janvier 2010
Dans le cadre de leur accord pour développer la coopération technologique entre les entreprises françaises et brésiliennes, OSEO pour la France et la FINEP pour le Brésil, lancent un appel à propositions pour la sélection de projets d'innovation communs susceptibles de bénéficier de financements adaptés.
L'objectif de cet appel est d'identifier des projets de R & D co-développés par des entreprises des deux pays susceptibles de recevoir des soutiens financiers d'OSEO en France et de la FINEP au Brésil. Tous les secteurs technologiques sont concernés.
Si vous souhaitez soumettre un projet d'innovation dans ce cadre, vous trouverez les détails concernant les modalités et délais pour adresser un dossier de candidature, sur le site oseo.fr à la page :
http://www.oseo.fr/a_la_une/agenda/appels_a_propositions/appel_a_propositions_france_bresil
A la suite de l'examen des candidatures, la réponse aux demandes de financement devront être suivies d'un dépôt de dossier avant le 20 mars 2010, ce qui devrait permettre des prises de décisions avant le 20 juin 2010...
Source : Oseo
15.12.09
Argentina acogerá centro de genética y biotecnología
En la Argentina se creará la primera sede latinoamericana del Centro Internacional para la Ingeniería Genética y la Biotecnología (ICGEB, por sus siglas en inglés), organismo intergubernamental perteneciente al sistema de la Organización de las Naciones Unidas.
La firma del acuerdo se realizó el 6 de noviembre entre las autoridades del ICGEB y del Ministerio de Ciencia, Tecnología e Innovación Productiva de la Argentina, en Buenos Aires. El ICGEB tiene alrededor de 60 países miembros. Su oficina central se encuentra en Italia, y tiene otras dos bases en India y Sudáfrica. Uno de sus objetivos es promover la cooperación "Sur-Sur" en el campo científico.
"La convergencia de una serie de circunstancias favoreció la elección de la sede de Buenos Aires", dijo a SciDev.Net Francisco Baralle, director del ICGEB.
Entre esas circunstancias, influyó el que en Buenos Aires se esté construyendo un nuevo edificio que albergará un Polo Científico-Tecnológico a partir de 2010 (ver: Argentina lanza oficialmente su polo científico).
El ICGEB sería uno de los primeros centros que empezarán a funcionar en estas instalaciones. Allí se realizarán actividades interdisciplinarias en investigación científica, ética y derechos de la propiedad intelectual en países en desarrollo. También se brindarán cursos de biotecnología e ingeniería molecular para estudiantes y científicos de diferentes países. Baralle destacó que el ICGEB ya está activo en América Latina mediante la financiación de subsidios y cursos de ingeniería genética y biotecnología.
"Hay ciencia de excelente nivel en América Latina y esperamos, a través de nuestro trabajo, aumentar su calidad y conducir a actividades clínicas e industriales el conocimiento básico adquirido", dijo Baralle, quien es argentino e investigador principal de patología molecular.
Según el sitio web de la Presidencia de la Nación, el ministro de Ciencia Lino Barañao informó que la firma del acuerdo implica que "Argentina hace un aporte en materia de edificio, infraestructura y demás, superior a los 800 mil euros".
e-brief: Innovating Indicators for EU 2020
With reflection on the EU 2020 in full swing, Ann Mettler weighs into the debate with an analysis about the political economy of indicators, as well as concrete recommendations on targets for the EU's new economic blueprint. "Innovating Indicators: Choosing the Right Targets for EU 2020" is a unique reflection on how to measure and evaluate societal progress and make the policy process more inclusive and meaningful to a broader number of people.
6.12.09
Recommandations de l’OCDE pour stimuler l’économie en Amérique Latine
L'Amérique latine montre des signes de reprise et de stabilisation. L'activité économique est soutenue par l'amélioration des conditions des marchés financiers et de matières premières, ainsi que par la reprise des exportations. Elle est également soutenue par un cadre solidifié de politiques développé au cours de la dernière décennie, qui a promu la résilience et permis la mise en application de réponses rapides pour parer à la crise.
Cependant, certaines caractéristiques de la région font de l'ombre à la reprise à venir. La lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités reste une priorité. De nombreux pays continuent à faire face à des investissements qui se font rares, une productivité faible, une dépendance à la volatilité des matières premières et, à une baisse des transferts de fonds des migrants.
| Selon le Secrétaire général de l'OCDE Angel Gurría, "L'année 2010 sera cruciale pour l'Amérique latine. Elle va être une 'année de reprise' et les décisions prises pendant cette phase vont concevoir le futur de ces pays. La crise a ouvert une extraordinaire fenêtre pour la promotion des réformes nécessaires pour répondre aux défis structurels de la région. Les gouvernements doivent préparer leurs plans de reprise pour renforcer les programmes de réduction de la pauvreté, mais aussi apporter des réponses aux défis qui se posent à long-terme dans des domaines tels que l'éducation, l'innovation, la concurrence, la gouvernance des entreprises, les infrastructures, l'énergie renouvelable et la règle de droit. L'Amérique latine a besoin de politiques à court-termes et d'une vision à long-terme." Le rapport Perspectives économiques de l'Amérique latine 2010 se concentre sur la migration internationale et les transferts de fonds des migrants – le mouvement des personnes, des capitaux et des idées. Il encourage les États d'origine et d'accueil à travailler ensemble afin de réduire le chômage et promouvoir le développement.
Publié pour la troisième année consécutive, le rapport Perspectives économiques de l'Amérique latine est constitué de trois parties : une analyse macroéconomique de la région ; un sujet thématique sur les tendances de la migration et les transferts de fonds ; et enfin des note-pays sur huit économies Latino-américaines : L'Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, la République Dominicaine, le Mexique et le Pérou.
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29.11.09
1st ISLAE Workshop- Innovation Support in Latin America and Europe
Conference and Transatlantic Innovation Marketplace
Venue: Glasgow Caledonian University
Dates: 3-4 December 2009
CONFERENCE CALL FOR PAPERS
The KICKSTART project is pleased to announce a call for papers for the ISLAE conference to be presented on 4th December and subsequently published in a book "Innovation Support in Latin America and Europe: Making Sense of the Interplay between theory, practice and policy in innovation and innovation systems. The papers should cover at least one of the following topics:
1. Innovation and innovation systems
2. Innovation, Competitiveness in Turbulent Times
3. Knowledge Exchange, Creativity and Enterprise
4. Commercialization of Innovation (including issues, such as IPR)
5. Knowledge Exchange and Capacity Building Policy Dimensions
6. Innovation in Latin American
7. Lessons Learnt from Innovation Practice (in Latin America) More details on the programme and format for papers will be announced in the next two weeks.
OBJECTIVES
Le rôle émergeant du chef de l’innovation
Les entreprises qui donnent une grande importance à l'innovation comme facteur de succès sont plus susceptibles de désigner un responsable en matière d'innovation dans leur organigramme.
Or, ces firmes qui disposent d'un chef de l'innovation affichent de meilleures performances et capacités en matière d'innovation, comparativement à leurs pairs, dans un ratio de 2 :1.
C'est ce qui ressort dune étude, « Overcoming Barriers to Innovation, Emerging Role of the Chief Innovation Executive » (8 pages). Le document relate les points saillants d'un sondage mené par l'Economist Intelligence Unit, le service d'information de The Economist Group, et parrainé par Accenture, une société de conseil en management et technologies de l'information.
L'étude relève les implications stratégiques qui doivent être comprises et intégrées par les compagnies afin de passer d'une vision de l'innovation, à une organisation innovatrice hautement performante :
1. Le rôle du directeur général en matière d'innovation doit évoluer, c'est-à-dire passer de la mise en place d'une vision à un rôle qui facilite et encourage l'exécution de l'innovation.
2. Les organisations doivent désigner un dirigeant responsable pour faire avancer l'exécution de l'innovation. Pour que l'innovation fasse partie de la structure organisationnelle, elle doit être gérée comme toute autre discipline d'affaires, au même titre que le marketing, les finances, les opérations ou les ressources humaines.
3. Les entreprises doivent trouver des moyens pour augmenter la fréquence et la vitesse de l'innovation. Il s'agit d'une des plus grandes faiblesses identifiées dans le sondage, même si l'innovation peut servir d'avantage compétitif majeur, surtout dans les industries qui font face à la compétition mondiale.